
Sur les premiers contreforts cévenols, demeure du 18ème S.
Dans le Gard, à moins de 50 kilomètres de Nîmes, au pied des Cévennes, proche d'Anduze, carrefour giratoire des profondes vallées cévenoles, dans cette région acquise à la religion réformée qui fut par la suite sévèrement réprimée comme en témoignent encore dans leur corset de pierre le fort Vauban d'Alès et la tour de Constance à Aigues-Mortes.
Après avoir laissé, sur la gauche deux prés pouvant servir de paddock (une petite partie de la propriété est située en zone constructible), à droite un groupement important de bambous encadrant un bassin réservoir et un énorme platane, le chemin d'accès conduit à la grille armoriée surmontée d'une couronne de marquis.
La propriété, centre d'un ancien domaine viticole, est encore entourée de 20 hectares, aux reliefs, arbres et végétations variés ; colline aux grands pins, ruisseaux torrentueux après les pluies, bassins réservoirs, bambouseraie, prairie, grande forêt de chênes verts, et des vues sur le paysage environnant.
Plus proche de l'habitation, l'espace fut modelé en terrasses avec jardins et roseraie, quelques peu délaissés, où le murmure des fontaines aux nymphéas apporte aux heures chaudes de l'été une agréable impression de fraicheur.
Construit au 18ème S. à flanc de colline, sur une large terrasse soutenue par de hauts murs, le bâtiment, plutôt bastide que château, paraît sur sa défensive tel un bastion avançant dans le paysage.
Il affecte un plan en T et son extrémité élargie, donnant vers la colline, voit son dernier étage de niveau avec le sol par l'effet du dénivelé. La grande barre de ce T constitue l'habitation principale ; la petite barre les anciennes dépendances, actuellement dans un état avancé de rénovation.
Surélevée et précédée de quelques marches, la maison est longée sur la façade par une terrasse aux balustres de terre cuite sous l’œil énigmatique de mascarons ornant l'agrafe des fenêtres.
La lourde porte d'entrée ouvre sur le vestibule contenant la cage d'escalier dont la rampe en fer forgé Louis XVI se détache sur les murs blancs.
À gauche de l'entrée, le premier salon de 34 m² communique avec son jumeau de 33 m² situé sur la façade méridionale . À côté de celui-ci, sur la même façade, la salle à manger, puis un séjour et une petite cuisine accessible par quelques marches. Les deux salons en vis-à-vis occupent les angles du bâtiment et sont ainsi éclairés par une fenêtre sur chaque façade. Enfin à gauche de l'entrée et communiquant avec le séjour, un petit salon voûté aux murs simplement blanchis apporte une note hispanique.
À l'étage, 6 chambres, dont une de 46 m² a un plafond de bois peint à rinceaux le long des poutres et un parquet Versailles. À cela s'ajoutent une salle de bain, un cabinet de toilette et une pièce de 36 m² à usage de bibliothèque, celle-ci étant, par le jeu du dénivelé, au niveau d'une terrasse du jardin.
Dans toutes les parties de la demeure, des lambris bas d'origine ou rapportés, en bois ciré, et des cheminées en marbre, bois ou pierre et des portes anciennes. Les menuiseries extérieures sont neuves, à double vitrage, et le chauffage central est au gaz, excepté dans certaines pièces du rez-de-chaussée qui en sont dépourvues car leur mobilier était marqueté.
Derrière l'ancienne bibliothèque, se situe la partie en cours de réhabilitation. Elle se constitue de deux appartements sur deux niveaux totalisant environ 360 m² avec fenêtres à doubles meneaux de pierre et solide charpente de chêne.
L’ensemble du bâti est recouvert d’une irréprochable toiture parsemée de tuiles vertes vernissées.
Les dépendances
Proche du portail d'entrée, une remise pour voitures (ancien chai voûté), couverte par une terrasse ; 2 boxes à chevaux. À l'opposé : une bergerie et une vaste grange et, comme dans certains paysages romantiques, les ruines d'un mas sur une crête.
À l’abri des regards, sans être isolé, ce domaine d'agrément adossé aux Cévennes joint à la présence de l'eau, conjugue paysages et points de vues, farniente et contemplation. Ce pourrait être une maison d'écrivain, ou d'un passionné de jardin, ou d'un amateur de promenade équestre ou encore, comme autrefois, une résidence familiale d'été.
Les intérieurs habitables de suite, ne nécessiteraient par endroit qu'un simple rafraîchissement, et le décor de quelques pièces un peu baroque, ajouté par d'anciens occupants, pourrait être atténué dans son effet.
1 465 000 €
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.
| Surface cadastrale | 20 hectares |
| Surface du bâtiment principal | 460 m² plus 360 m² en cours de réhabilitation |
| Surface des dépendances | Plus de 200 m² |
Régis Senseby 06 80 59 47 42
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.