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Situation Au cœur de la ville historique d'Albi (70 km de Toulouse par autoroute A 68), à quelques pas de la Cathédrale et du Palais épiscopal, l'hôtel particulier domine la rivière et offre une vue dégagée sur un environnement urbain remarquable. Cette cité, aux origines antiques, s'est essentiellement développée autour du commerce du pastel dès le 15ème siècle. Elle retient de cette fastueuse période une richesse architecturale extraordinaire.
Description Construite dans la brique rose qui gouverne le bâti de cette contrée, la demeure est représentative de l'architecture du 18ème S inspiré. En pleine mutation, raffinée, spirituelle, la société de cette période a exprimé son art de vivre d'une manière absolument nouvelle et originale. Les styles alors exploités, dégagés de la pompe déployée à la cour du grand Roi, animent ses créations d'un mouvement plein de charme et d'invention.
Ouvrant sur une grande cour d'honneur (300 m²), face à la rivière, la large façade régulièrement ordonnancée de grandes et nombreuses ouvertures au plan en L se trouve rythmée par l'organisation de l'entrée principale. Surmontée d'une haute volute surplombant les travées du premier étage et rassemblant ainsi, par un arc engagé, l'ordonnancement autour d'une grande porte vitrée à double battant. Très utilisée au 18ème S. (Trianon ou, plus proche, Merville...), la porte vitrée, outre son rôle d'allègement de la façade dans un style qui retient plus le gracieux que l'imposant et qui privilégie l'ouverture de toute chose à la fermeture protectionniste, a pour but imminent de faire entrer librement la lumière dans la première et essentielle réception: le vestibule donnant sur l'escalier de marbre. A quatre noyaux laissant un grand jour central, gouverné par un grand plafond à la française, il est à cette époque un des éléments majeurs de la demeure, signe de richesse et de prospérité. Il permet d'accéder, par ailleurs, aux pièces de réception du bel étage créant enfilade entre grand salon, palier et salle à manger.
Le grand salon comme la salle à manger sont animés par de remarquables cheminées. La première, en marbre blanc, fait montre d'un décor rocaille très travaillé, chargé de différents rinceaux formant parfois volutes et venant s'arrêter sur une coquille. Le fondement de ce décor est de créer l'ordre dans le foisonnement et la richesse, bannissant ainsi la symétrie et privilégiant la courbe naturelle. La seconde, de style Louis XIV montée « à l'italienne » (corps faisant saillie), est surmontée d'un trumeau à médaillon reposant sur un fin entablement qui gouverne lui-même un foyer à chambranles simples ornementés de solides décors de feuilles d'eau et d'une coquille doublée.
Par ailleurs, d'une surface totale de 830 m², l'hôtel particulier a fait l'objet d'une récente restauration qui l'a doté de tous les attributs de la conception actuelle du confort. Aussi, les anciennes écuries et remises ont été remaniées en un ensemble pouvant être absolument indépendant.
Ce que nous en pensons Il est peu fréquent de trouver dans une petite ville calme de province, si riche soit-elle, l'élégance et la noblesse d'une telle demeure. Bâtis en nombre au 18ème S., les hôtels particuliers ne le sont que peu en province et ne font que rarement montre d'une telle opulence. Au charme de ses éléments historiques et à la sérénité qu'ils supposent, cette demeure ajoute un mode d'habitation extrêmement confortable. Les anciennes écuries et remises ayant étés aménagées en appartement indépendant alliant éléments anciens et modernité permettent par ailleurs d'envisager sans encombres des exploitations variées.
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Correspondant Wilfried Kathemann
Téléphone 06 11 13 73 05
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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.
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