
En pays gascon, château de village inscrit MH sur 3 ha
Dans le nord du Gers, à 40 mn d’Agen environ (gare TGV, autoroute A 62-E 72) et 10 mn d’une ancienne ville bastide possédant toutes les commodités de commerces, d’écoles et de collèges, ce château gascon, en bordure d’un hameau, surplombe la campagne vallonnée de la Lomagne, de champs, bois, haies et bosquets.
Toulouse se situe à 1h10 (gare TGV, aéroport international).
En situation dominante, donnant sur l’à-pic vers le sud-ouest, et sur le village au sud-est, le château est bordé de 3ha de terres sur ses deux autres côtés. La vue qu’il offre est panoramique à 360 degrés, sans aucun élément inconvenant dans le paysage.
Il est élevé de trois étages sur caves voûtées. Commencé au 13ème s. par les comtes de Lomagne, il subit certaines modifications jusqu’au milieu du 17ème s., en particulier, l’ouverture de hautes et larges baies sur la façade nord-est. La décoration polychrome de la salle dite de justice est à l’heure actuelle une reconstitution de ce qu’elle fut au 18ème. À la Révolution, le château devient la propriété de métayers; Au fil du temps, il se dégrade et une grande entreprise de sauvetage et de restauration est menée à partir des années soixante-dix. C’est alors que le dernier étage du donjon est rebâti et qu’une bibliothèque en mezzanine y est installée. L’ensemble des travaux a remis la totalité de l’édifice dans un état tel qu’aucun travail tant de faîtage, maçonnerie, charpente, dallage, carrelage ou parquetage ne s’avère nécessaire. Le tout a été accompli dans les règles de l’art par des artisans d’une grande compétence. L’eau et l’électricité y ont été installées avec discrétion, permettant l’aménagement d’une cuisine et de cabinets de toilettes avec douche à chaque étage. Le souci de l’authenticité s’avère être une des principales qualités de cette restauration.
Une des caractéristiques architecturales du château repose sur ses deux axes de symétrie : l’un correspondant à l’axe médian des façades sud-ouest et nord-est ; l’autre à la diagonale nord-ouest/sud-est, rythmée par la présence d’une tour à chacune de ses extrémités. Le souci de géométrie est très présent. Il demeure des éléments de décoration murale à rinceaux datant du 17ème s.
On dénombre une vingtaine de pièces réparties sur les différents niveaux. Le chauffage s’y fait à bois, par cheminées.
L’esplanade au sud-ouest est bordée d’un côté par une longue dépendance, autrefois chai ou écurie, marquant la limite entre le domaine du château et le village.
Un auvent de 40 m2 a été bâti dans la cour. (Il sert actuellement d’entrepôt pour machines et outils agricoles.
La route est pentue qui mène au château, ainsi la forteresse ne se laisse pas saisir d’emblée. L’austérité du château gascon domine, à première vue, l’impression d’ensemble. Séparé du village par un long corps de bâtiment, l’édifice paraît comme isolé, en bordure de deux mondes. Et c’est là que le charme opère : son architecture anguleuse réserve la surprise d’une découverte, celle d’une scénographie quasi baroque où la scène s’ouvrirait sur la nature. Château de village, certes, mais pas en son centre, exalté par cette vue à trois cent soixante degrés sur la campagne vallonnée. On perçoit alors différemment l’intérieur de la maison : la lumière y est non seulement généreuse, mais surtout très maîtrisée dans ses effets. Le siècle de la Raison aura autrefois su instiller à l’antique bâtisse, sans en évacuer l’essence, une autre vision du monde. Rien de plus étonnant que les jeux d’ombre dans un escalier, ou au détour d’un bref corridor communiquant entre deux salles. Le 18ème S y aura à son tour apporté un caractère propre : la grâce. Il reste à nos contemporains de poursuivre l’œuvre entamée il y a huit cents ans, les possibilités d’aménagement laissant un vaste champ à l’exercice de leur imagination.
Prix : Nous consulter
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.
| Surface cadastrale | 2ha 76a 09ca |
| Surface des dépendances | 150m2 |
Philippe Fritsch 06 35 45 00 83
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.