A 70 km de Paris,
château en ruine du 11ème/12ème S. classé MH

Situation

En Haute Normandie, dans l’Eure, à 70 km de Paris, 22 km des Andelys et de Giverny. Dans les plaines légèrement vallonnées du Vexin normand, en bordure d’un plateau dominant la vallée de l’Epte et contrôlant un point de passage entre l’Ile de France et le duché de Normandie où se trouvent les vestiges d'une ancienne voie romaine dite "Chaussée Jules César".

Description

Premier d'une série de châteaux forts élevés sur des mottes féodales par Guillaume II d'Angleterre le long de la frontière de l’Epte.
Les restes grandioses du donjon et d’une partie de sa chemise servent de décor à une ferme dont le magnifique portail n'est autre que l’ancienne porte du castel. Au centre de la cour, un grand pigeonnier circulaire. Le schéma du bâtiment est celui, classique, des fortifications à motte et enceinte des 11ème et 12ème siècles. La tour maîtresse, placée à cheval sur l’enceinte extérieure, défend la partie la plus vulnérable des fortifications. Une enceinte secondaire protège la cour noble, espace intermédiaire entre la basse-cour et la tour maîtresse. La basse-cour comprend actuellement des bâtiments récents à usage agricole, une maison d’habitation ainsi qu’un colombier. Elle est close par l’enceinte extérieure et accessible par deux tours-portes.
La cour noble, aujourd'hui dégagée, est accessible par la basse cour ou depuis le sommet de la motte. La tour maîtresse, élément majeur de l'ensemble, est en élévation seulement dans sa moitié nord, l’autre partie ayant été détruite en 1647. Haute de 18 mètres, elle est de forme cylindrique pour un diamètre de 11,5 mètres. Elle est essentiellement en moellons de calcaire et silex. Les tours-portes de la basse cour, qui interrompent le tracé de l’enceinte extérieure, sont construites sur le même modèle. De plan en U comme à Gisors, elles s’ouvrent sur la basse cour par un passage sous arc brisé. Elles étaient défendues soit par un dispositif combinant assommoir et vantaux, soit par une herse et un assommoir. L’enceinte extérieure, de forme ovale, couronne le haut de l’escarpe du fossé. Elle enferme une basse cour d’environ 1 ha dans laquelle se trouvent plusieurs bâtiments. Au nord, les bâtiments agricoles interrompent la courtine, visible seulement sur 7 mètres.
Au delà, le fossé sec rend difficile l’accès à la basse cour. Les annexes sont des bâtiments agricoles et deux habitations en ruine situées le long de l’enceinte extérieure nord, remontant au 17ème ou au 18ème siècle. Au milieu de la basse cour se trouve un pigeonnier récemment restauré dont l’origine pourrait remonter au 15ème, voire au 13ème siècle. La cour noble est située dans la partie sud de la basse cour, au pied de la motte. Protégée par une tour porte la séparant de la basse cour, elle est entourée d’une enceinte trapézoïdale et aujourd'hui dépourvue de constructions. A la courtine nord est adossée une maison du début du 20ème, tournée vers la basse cour. La tour sud, ultime défense avant la tour maîtresse, est de plan en U carré sur 3 niveaux. Deux ouvertures pour une construction en deux parties : la première en arc brisé, la seconde en anse de panier. Elle devait être fermée par des vantaux. Elle était probablement reliée au sommet de la motte par un passage couvert.

Le logis principal

De construction récente mais entièrement à restaurer, il permet un hébergement provisoire.


Rez-de-chaussée
La salle à manger possède une cheminée avec un insert. Une autre pièce "à aménager" pouvant faire office de salon possède également une cheminée.
Premier étage
4 chambres dont 2 avec cheminées et rangements. Une salle de bain à restaurer, des toilettes, une petite pièce.
Sous-sol
Occupe toute la surface du rez-de-chaussée. Cave voûtée pour moitié.

Les dépendances

Elles sont constituées d'1 pigeonnier, de 4 dépendances, d'un ancien logis entièrement à restaurer, et d'une tour maîtresse d'origine ayant un diamètre de 11,5 m et une hauteur de 18 m.


Hangar
Surface 200 m²
Bâtiment de dépendances
Surface 430 m²
Grange
Ancien logis datant du 18ème siècle, avec cheminée monumentale. Entièrement à restaurer

Ce que nous en pensons

Si l'oeuvre de Guillaume le Roux, fils de Guillaume le Conquérant, n'a pas laissé aux historiens un souvenir ému, les ruine de ce qui fut un de ses premiers châteaux n'en sont pas moins d'une présence inoubliable. En terme de restauration, l'amateur éclairé y trouvera largement matière à assouvir ses passions, d'autant que la proximité de Paris et la possibilité d'aménager assez rapidement la maison la plus récente lui permettront de s'installer sur place. Les subventions et déductions fiscales liées au statut de monument historique devraient permettre de ranimer ces admirables murailles, dressées dans un environnement paisible et magnifique.

480 000 €
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.

Référence 849532

Surface cadastrale 2 ha 46 a 60 ca
Surface du bâtiment principal 150 m2
Surface des dépendances 650 m2

 

 Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Responsable régional

Marie Merien       +33 6 08 80 21 01


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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