
Poitou : logis du 15ème siècle sur un domaine de 20 Ha
Dans un pays de bocage préservé, ce secteur du Poitou est situé aux limites de la Charente.
La capitale du département, ville de 80 000 habitants universitaire et touristique, est à 60 km environ, elle-même à 50 mn de Londres, Nice et Lyon en avion, et à environ 330 km de Paris et 1h 30 en TGV. Les accès depuis et vers Paris, sont faciles grâce à l’autoroute A10.
Commerces, écoles, collèges, lycée et toutes commodités sont à 10 km dans une ville dynamique très touristique. La sous-préfecture, ville d’art et d’histoire de 7000 habitants avec centre hospitalier, lycées professionnels et généraux est à 35 km.
Le logis et ses dépendances sont entourés de 17 ha de bois et 2,7 ha de prairies et allées. Comme dans les contes, il faut traverser le bois pour arriver au lieu tant recherché.
Des douves sont actuellement visibles sur la partie ouest des dépendances où elles sont encore en eau.
Les bâtiments ne sont ni inscrits ni classés M.H mais la possibilité en est laissée à la discrétion du futur occupant.
Le logis
Le bâti est simple et authentique. Sa construction et son organisation, entre architecture civile et militaire du 15ème siècle, sont une des conséquences de la guerre de Cent ans. Le corps principal, orienté plein Sud, est flanqué d’une tour d’escalier en vis hors œuvre qui dessert la cave et les trois niveaux d’habitation jusqu’au grenier.
La façade nord, anciennement aveugle, a été percée de fenêtres au 19ème S., concession à la modernité, faisant du logis un espace à vivre très lumineux sans toutefois trahir l’atmosphère une fois à l’intérieur.
Toiture en tuiles plates, à quatre pans, à remanier mais charpente, poutraison et plancher sont en bon état. Les huisseries nécessitent juste de menues réparations sauf à rechercher une isolation parfaite auquel cas un remplacement est à prévoir.
Second œuvre, plomberie et électricité sont obsolètes. Et il n’existe pas d’installation de chauffage central.
Trois niveaux représentent une surface habitable totale de 320 m² environ. Les pièces du logis sont réparties de chaque côté du mur de refend en deux grandes volumes comme l’exige l’architecture défensive. Ainsi, à chaque palier, deux portes desservent les pièces principales.
Rez-de-chaussée : deux pièces à l’origine, cinq aujourd’hui car des cloisons ont été élevées divisant la pièce de droite afin d’y créer une cuisine (vétuste) et autres pièces modernes. Ce cloisonnement est très facile à supprimer pour mettre en valeur la cheminée monumentale et les coussièges de la fenêtre de la façade donnant sur cour.
1er étage : quatre chambres, dont une grande avec cheminée monumentale et fenêtre à coussièges, une salle de bain et une salle d’eau vétustes.
2ème étage : sans être dans sa pureté originelle absolue, il n’a quasiment pas subi les affres du temps et des restaurations successives : deux grandes pièces dont une avec cheminée monumentale et fenêtre à coussiège.
Les sols sont en plancher ancien ou parquet à bâtons rompus.
Grenier : 100 m² qu’il serait dommage de ne pas aménager pour profiter de sa charpente en coque de navire retournée chevillée bois en très bon état.
Deux caves voûtées (22 m2 et 55 m2).
Les dépendances
Châtelet d’entrée dont la porte cochère cintrée ouvre sur une cour formée par la chapelle, le préau et des bâtiments à usage agricole qui entourent de façon cohérente la façade Sud d’entrée du logis.
A l’écart : la maison de ferme à restaurer entièrement (100 m²), une grange de 540 m² et un four ruiné sont séparés de la maison forte par une prairie. Ces dépendances sont de construction plus récente mais la toiture à quatre pans de la maison et le four tenteraient à prouver une datation du 18ème siècle.
Le logis est très inspiré de la ligne des donjons de défense bâtis dans le Poitou durant la guerre de Cent ans mais l’austérité de l’architecture militaire a disparu en même temps que les menaces d’invasions. Assis sur les coussièges, en lieu et place des hobereaux ayant vécu ici, on voit pareillement la porte cochère et sa salle de garde. Tout est intact.
La tour d’escalier aurait peut-être besoin de sa toiture en poivrière d’antan pour retrouver toute sa noblesse mais le peu d’aménagement moderne n’a pas dénaturé le lieu. La suppression des persiennes au profit de volets intérieurs redonnerait également au bâtiment son aspect originel altier et qui sait, sous le crépis moderne se cachent peut-être des trésors emmurés, canonnières et meurtrières ?
Presque six siècles après, cet endroit est désormais paisible. Son accès original, par les bois, le préserve depuis toujours.
Alliant bâti historique, bâti rural typique et nature préservée, cette propriété est la propriété idéale pour les amateurs n’ayant pas encore osé franchir le grand saut de la restauration. Au nom plein de promesses, elle peut facilement convaincre ceux qui hésitent encore à quitter la vie urbaine, à enfin changer de vie. Les travaux les plus généralement effrayants ne sont pas à faire tant le logis est sain et de bonne facture. Se projeter dans les salles telles qu’elles étaient au 15ème siècle ne demande pas beaucoup d’imagination. Ici, l’histoire s’impose d’elle-même, naturellement.
D’ailleurs, une légende raconte que tous les 24 décembre, un moine chante la messe en latin dans la première cave voûtée du logis… et vous, l’entendrez-vous un jour ?
Prix: 583 000 €
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.
| Surface cadastrale | 19ha74a25ca |
| Surface du bâtiment principal | 320 m² |
| Surface des dépendances | 1 030 m² |
Eric Leveilley 06 19 67 16 41
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.