
Proche de Nîmes, un château de village à rénover avec son parc
Édifié sur une toute petite place, au centre d'un typique village Gardois avec son ancien relais de poste, sa cave viticole, son temple, à 29 kilomètres de Nîmes, de sa gare TGV et de son aéroport, proche d'Anduze, d'Uzès et d'Alès porte des Cévennes.
A 60 km de la mer et à 58 de Montpellier, c'est un château de bourg avec lequel il fait corps et qui lui donne son âme ; le dos tourné à la garrigue et à la forêt de chênes verts et de pins d'Alep qui viennent lécher les murs du parc, et d'un autre coté, surplombant par delà le village, la plaine parsemée de vignes ou, avant un large méandre, les deux gardons viennent se rejoindre. Situé en Languedoc, le département du Gard possède des sites touristiques
incontournables ainsi que des espaces naturels remarquables (pont du Gard, arènes, maison carrée et jardins de la fontaine de Nîmes, fortifications d'Aigue-Mortes, Bambouseraie d’Anduze, vallées cévenoles, Camargue et longues plages du littoral etc...).
Le château, cité dès le 13ème S, conserve encore au rez-de-chaussée l'appareillage des murs de l'ancien donjon. Maintes fois détruit et reconstruit, sa forme actuelle date du règne de Louis XIII. Attaqué par les dragons de Louis XIV après la révocation de l’Édit de Nantes, il fut brûlé à la révolution, c'est aux aïeux des propriétaires actuels que nous devons l'aspect qu'il présente aujourd'hui. En forme de L à l'envers, dont la longue branche, en partie interrompue au rez-de-chaussée par la butée sur le mur du parc, offre une belle façade dans le goût du 18ème S., comportant une légère avancée à chacune de ses extrémités aux ouvertures finement soulignées. Cette façade est percée d'une voûte traversante ouvrant sur une ruelle du village. La porte d'entrée, encadrée de modillons sculptés, perce l'avancée de gauche et donne accès à un vaste vestibule, aux arcs de voûte moulurés, de 45 m² , prolongé par le grand escalier à balustres de style 18ème menant au premier étage.
Le rez-de-chaussée, dont toutes les pièces sont voûtées, était consacré essentiellement aux services avec ancienne cuisine de 46 m², four et vaste cheminée, cave à vin de 24 m², autre grande pièce de 39 m², passages et escaliers de service, un garage de 37 m² ainsi qu’un bûcher et une petite cour. Devant la petite branche du L, une cour enherbée, à l'accès clos depuis la rue par un portail, peut faire office d'aire de stationnement pour les voitures.
Une partie du charme de ce bâtiment est due à la complexité de sa distribution et de sa conception ; ainsi ce qui est au premier étage, se trouve être quelques mètres plus loin de plain pied en rez-de-jardin.
Les degrés de l'escalier gravis, le vestibule du premier étage communique d'un côté avec l'enfilade des salons aux sols de pierre à cabochons de marbre et de l'autre, avec le côté salle à manger de 46 m², au sol en parquet à bâtons rompus, cuisine, arrière-cuisine, pièces de service et sanitaires ; à l'intersection des 2 branches se situe l'escalier d'accès à l'étage des chambres. Les salons aux proportions généreuses, avec 3m50 de hauteur sous plafond, aux grandes fenêtres ou portes-fenêtres et au décor sobre, se succèdent ainsi : une bibliothèque de 37 m², suivie d'une pièce plus petite 12,5 m² (car étant située sur le passage de la rue), puis un salon de 33 m², ensuite un salon « bleu » de 38 m², et enfin l'ancien billard de 46 m² avec un œil de bœuf obturé. Ces dernières pièces donnant par quelques marches au niveau du parc sur une terrasse conservant les débris de vieux vases d’Anduze, recouverte de gravier, sous laquelle une ancienne salle fut transformée en citerne. Derrière la petite branche du L, au dos de la salle à manger, actuellement d'un accès un peu malaisé, existe une très grande terrasse, de près de 200 m² bordée de balustres, au-dessus d’une rue, sous laquelle une grande pièce pourrait servir de garages au niveau de la cour enherbée. L’étage des chambres (aux fenêtres protégées par des persiennes) d’environ 360 m² avec deux salles de bains et « commodités » est accessible par 2 escaliers différents, et se répartit en 10 ou 11 chambres, distribuées par 2 corridors, celles-ci pavées de terre cuite ou tomettes, souvent avec placards dans les murs, alcôves et garde robe.
Au dessus, sous les toitures refaites entre 1997 et 2004, deux petites pièces, un ancien pigeonnier et encore un peu plus haut, une terrasse couverte dominant le village et la vallée où se situent les vignes et terres dépendantes encore du château.
La terrasse, sur laquelle s'ouvrent les salons, se prolonge par le parc constitué de deux parties distinctes, l'une axée devant la terrasse et communicant avec elle par un double perron à balustres de pierre était probablement l'espace consacré à un jardin régulier et fleuri, l'autre amplement boisée aux marronniers, tilleuls et lauriers sauce centenaires dont l'ombre épaisse fait écran à la puissance du soleil estival et dans laquelle se trouve un bâtiment, de 77 m², anciennement à usage de serre ou plutôt d’orangerie et qui dût servir à abriter, au cours des hivers passés, les orangers, citronniers et autres plantes fragiles dans leurs célèbres vases d’Anduze.
Un peu plus de 4 hectares de vignes en cours de conversion biologique et plantées en Merlot, Cabernet Sauvignon et Chardonnay sont proposées en option; ainsi que 54 hectares de forêts ou plus.
Proche de la Provence et séparé seulement par le Rhône,le Bas-Languedoc en conserve bien des similitudes, mais ce serait faire une grossière erreur que de les confondre, car, ici, bien que la contrée soit éminemment touristique l’authenticité y est beaucoup plus présente.
Alors bien sûr, des travaux importants sont à réaliser pour remettre en ordre de marche cet important ensemble, mais les propriétés du Sud ont trop souvent été l’objet de restaurations hasardeuses pour qu’un amateur averti laisse passer ici, l’opportunité d’en réussir une.
Bien des agréments participent à sa situation, douceur du climat, beauté des paysages, ensoleillement et proximité des plages, ski l'hiver sur le mont Lozère et, qui n'a rêvé dans un bien être complice, s'assoupir, l'été venu rythmé par le chant des cigales, la torpeur de l'après midi envahissant l'espace, à l'heure de la sieste, derrière les persiennes closes laissant juste filtrer quelques traits de lumière mêlés aux parfums de la garrigue?
900 000 € ; Vignes 49 000 € ; Forêts 118 000 €
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.
| Surface du bâtiment principal | 1000 m² sur 3 niveaux ; emprise au sol de 630 m2 |
| Surface des dépendances | 77 m² |
Régis Senseby 06 80 59 47 42
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.