
Des granges templières en Pays de Saint-Seine
En pays châtillonnais, à 3h de Paris, 2h30 par TGV (gare de Montbard), à 50km de Dijon. Accès autoroute A6/A31.
Les granges templières sont situées au cœur d’un village de 150 habitants, avec vue imprenable sur la vallée de la Coquille, petite rivière alimentant la Seine. Un bourg à quelques kilomètres offre une grande partie des commerces de proximité et services de soins.
Les granges templières faisaient partie à l’origine des dépendances d’une maison appartenant au Temple située à proximité.
Cette maison était commandée par celle de Bure-les-Templiers, une des plus importantes commanderie templière de la région, fondée entre 1120 et 1133.
Au début du 14ème S., Philippe Le Bel éradiqua l’ordre, conscient de la puissance tant spirituelle que temporelle des chevaliers du temple.
Bien que cet ordre disparût, les bâtiments dans lesquels il exerça ses devoirs ne furent point détruits.
La maison dont dépendait les granges ci-dessus n’a pas eu la même chance que la commanderie de Bure, elle (ou ses ruines) fut détruite en 1930 pour l’édification d’une autre maison.
Cependant les granges ont perduré sous la forme d’un corps de ferme renfermant, étable, écurie et un ancien logement. Des soues à cochons y sont accolées et un bâtiment charpenté mais ouvert sur l’extérieur complète la propriété. Il s’y trouve un ancien banc de scie. Le tout a façade sur une cour fermée par deux portails (dont l’un est en cours de restauration). L’ensemble sur un terrain de 5000m2 environ.
Le bâtiment principal, est le plus ancien et le plus intéressant. Son architecture est typique du Moyen-âge.
L’ensemble du bâtiment est construit en moellons. Des trous de boulin sont encore visibles sur les façades et notamment celle sur cour.
Cette façade est percée d’une porte charretière centrale en anse de panier, deux portes d’entrées de chaque côté qui permettent de pénétrer dans une étable et une ancienne écurie.
Au-dessus on aperçoit la grande ouverture d’un fenil.
La façade arrière comporte une grande fenêtre sans doute créée au 17ème ou au 18ème S. mais également des fenêtres en accolade de plus petites tailles, dont certaines sont bouchées. Ces fenêtres sont celles percées à l’époque de la construction du bâtiment antérieure au 14ème S.
Un four à pain est visible à l’arrière avec une couverture en pierre de lave. Il est également construit en moellons avec quelques pierres d’angle taillées.
La façade pignon par laquelle on pénètre dans un ancien logis (deux pièces qui ont été habitées de manière fruste), est elle-aussi percée de fenêtres à accolade, dont deux sont bouchées. On retrouve également les traces sur le mur d’un ancien enduit.
A l’intérieur, l’espace de cette grange est séparé en 5 parties dont une a été habitée.
La hauteur sous faîtage est d’environ 10 mètres, coupée au tiers par un plancher intermédiaire sur lequel devait être entreposé le foin utilisé pour le bétail (ancien fenil).
Le sol est bétonné à l’exception de l’ancienne partie habitée qui est dallée.
Les charpentes ont été modifiées pour accueillir les tuiles d’aujourd’hui mais elles étaient à l’origine conçues pour des couvertures en lave.
Un beau volume qui pourrait être transformé en maison d’habitation ou en logements de type loft.
La hauteur sous faîtage est très importante ce qui permettrait de faire deux niveaux habitables. Le bâtiment est authentique avec peu de transformations majeures. Ses ouvertures notamment les fenêtres à accolade pourraient être ré-ouvertes.
La porte charretière pourrait retrouver toute sa beauté en enlevant notamment la grande porte qui masque un très bel arc en plein cintre.
Les murs sont en bon état comme la charpente.
La réhabilitation de l’ensemble, pourrait être un bel enjeu pour un architecte, ou un passionné de vieilles pierres.
185 000 €
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.
| Surface cadastrale | 5000m2 |
| Surface du bâtiment principal | 167m2 |
Céline Berrette 06 98 65 18 07
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.