Élégante demeure Belle Époque et son immeuble de rapport,
dans le quartier médiéval de Châteaudun.
Châteaudun, EURE-ET-LOIR centre-val-de-loire 28200 FR

Situation

À 1h30 de Paris en voiture et en train, à 45 km de Chartres et 50 km d'Orléans, au pied de l'impressionnant château défensif de la ville de Châteaudun, s'organise un lacis de ruelles médiévales digne d'un tableau décrit par Victor Hugo. En descendant vers le Loir par une route pentue, s'avancent les hauts coteaux qui bordent le jardin de cette demeure. Ces formations minérales, aujourd’hui boisées, avaient été à l'ère du Jurassique Supérieur érigées par la mer qui creusait alors son passage en ces lieux. Vers la rivière, de nombreux sentiers de randonnée forment une échappée que l’on rejoint à pied avant de faire une halte désaltérante l’été dans une adorable guinguette au bord de l’eau, rappelant le « déjeuner des canotiers » de Renoir.

Description

Au pied des coteaux que l'on peut arpenter, la propriété close de murs s'allonge selon un parallélépipède le long de la route qui suit le cours du Loir. Son plan, entre cour et jardin, suit cette trajectoire. Élaboré au tournant des 19e et 20e s., cette distribution classique ajoute des innovations pratiques dont la riche bourgeoisie de l'époque avait le goût. Si le modèle des anciens dessins des hôtels particuliers de l'Ancien Régime entre cour et jardin est conservé, l’antique entrée frontale imprégnée de majesté laisse alors place – aux alentours des années 1900 – à une manière, disons plus familière et débonnaire, d'accueillir ses hôtes, ou à ceux-ci de se présenter, en arrivant par le côté des anciennes écuries, ou directement par la grille intimiste du jardin.
Derrière les remises, avec son entrée particulière, l’autre côté de la parcelle est occupé par un immeuble à 3 niveaux.

La maison principale

D'une surface d'environ 360 m2, elle est en pierre de taille maçonnée avec chaînages d’angles et entourage des baies en pierre de taille. Elle s’élève inégalement comme une villa, sur deux, trois, et quatre niveaux avec une haute couverture d’ardoises, sans particularité régionale. Deux périodes de construction marquent son existence. Les archives municipales témoignent d’une construction sous Louis XV, dont il resterait la cuisine en entresol avec un puits accessible alimenté à l’année longue par les eaux du Loir – avantage appréciable pour qui voudra alimenter ses arrosages. Le reste est bâti entre le Second Empire et la IIIe République : solide habitation sur un dessin de villa flanquée de son aile ancienne, forte, à l’arrière, d’une vaste dépendance avec un appartement aujourd’hui inoccupé.
La cour est utilitaire. L’entrée noble à l’époque de la conception pouvait éventuellement se faire par le jardin où la grille sur la rue mène à un escalier en angle relativement bas flanqué de deux rampes de fer forgé. À moins que l’on ait choisi de rentrer en voiture à cheval dans la cour.
À partir de la cour, une fois passée la porte cochère, le visiteur se retrouve face à une grande dépendance avec à gauche la maison et à droite des remises. L’accès au corps de logis principal se fait donc sur le côté par deux portes à doubles vantaux ornées de grilles de la seconde moitié du 19e s.


Rez-de-chaussée
La décoration et l’aménagement de ce niveau révèlent une façon bien française d'exploiter l'équilibre en décoration : l'harmonie des couleurs chaudes et froides, la disposition des objets – ni trop ni trop peu –, un heureux mélange de contemporain et d'ancien, dans une facilité de « lifestyle ».
Les visiteurs font leur entrée dans un hall de 20 m2 environ pavé de carreaux de ciment de Maubeuge d’époque, admirablement conservés. Leur succès fut tel dans l’ancien Empire Français qu’on aurait retrouvé l’équivalent de ceux-ci dans une maison patricienne de Beyrouth. Ce hall dessert une salle à manger de 25 m2 environ. Une niche en plein cintre encadrant un poêle de 1900 à placard de cuivre permet encore de garder des plats au chaud. De plus, le rez-de-chaussée reçoit deux salons de 35 et 20 m2 environ, une cuisine aménagée et équipée d'environ 30 m2 qui donne directement sur le jardin, et des toilettes. L’escalier est bordé d’une rampe ancienne de fer forgé. Une large place est accordée aux espaces afin de recevoir comme il se doit. Grâce à l’intelligence des distributions, au goût du confort est associée la préservation de l’intimité. Les 6 chambres et les salles de bains se trouvent dans les étages.

Premier étage
L'arrivée à ce niveau se caractérise par la haute rampe en fer forgé qui borde le palier, aux motifs simples et spiralés, datant de l'époque de la construction. La chambre principale, éclairée par deux grandes fenêtres, est prolongée par la salle de bains lambrissée et récente, également pourvue d'une haute fenêtre. Deux autres chambres, une salle de bains et des toilettes, toutes pièces d’aménagement récent occupent ce niveau.
Un emmarchement mène à un appartement un peu à part dans un demi-étage : une grande chambre et une vaste salle de bains probablement plus récente. À côté, se niche un grenier.

Deuxième étage
Un autre niveau offre encore deux chambres mansardées dont l’une possède une fenêtre toute neuve, et une grande garde-robe. Toutes les fenêtres sont à double vitrage.

La maison de gardien

Un grand bâtiment de dépendances en équerre par rapport à la maison était occupé autrefois par un gardien. Il en reste un vaste appartement désaffecté sur deux niveaux qui sert de remise. Deux garages au rez-de-chaussée libèrent la cour de la présence automobile. À droite, se situent un ancien box pour le cheval d’un équipage et les remises de la construction, le tout formant mitoyenneté avec l’immeuble de rapport en arrière.

L'immeuble de rapport

Il n’attend que les travaux de rénovation complète. Une entrée cochère et une petite porte donnent accès à un espace transformable en parking. Le rez-de-chaussée présente sur le côté de bien utiles remises et un escalier à balustres en bois. L’étage se compose de deux appartements en face à face avec des entrées particulières. Divisés en 3 à 4 pièces principales, il s’agit de les réorganiser et de les mettre aux normes de construction et d’habitation contemporaine.
Les combles, de près de 200 m2, seraient un espace supplémentaire d’aménagement.

Le jardin

Le jardin clos de murs s'allonge en rectangle devant la cuisine et le salon, le long de la rue, dont l’agitation ne s’entend guère. La piscine, bleu clair, borde le côté gauche et est protégée par une barrière rustique. Une gloriette datant des origines de la construction semble comme une invitation à prendre le thé au printemps, face aux massifs.
À droite, la falaise en pente engendre un mystère sylvestre surprenant en pleine ville. Il n'est pas certain que, dans la conception initiale des lieux, l'idée de tirer parti de ce contrefort fut émise. Cette présence massive apporte pourtant au pied du château féodal un surcroît d'inconnu de l'ordre de la fabrique rustique, en vogue dans les jardins aristocratiques à la veille de la Révolution. L'impression est renforcée par l'existence de grottes à couloirs que l'on devine juste, et où l'on pratiquait durant l'enfance du propriétaire, le travail du fouloir des raisins à pieds nus. Le calcaire des grottes est parfait pour la conservation du vin et s'il peut enflammer l'imagination des enfants, la dimension tout de même limitée des anfractuosités évite tout danger pour eux. Les sportifs pourront exercer leur forme physique par une allègre ascension, épreuve tout autant sûre.
La partie supérieure du jardin, quadrangulaire et agréablement plate, est ordonnée par les plantes : des fruitiers (poiriers mirabelliers, pommiers, pruniers). Deux spectaculaires oliviers, un auguste palmier, un érable, ajoutent aux ombrages. En ce qui concerne les fleurs, de nombreuses espèces d’hortensias, d'agapanthes, différents rosiers, des lavandes, et toutes sortes d’herbes odorantes bordent la pelouse centrale veloutée. Dans le fond, un potager n’attend que d’être ressuscité.

Ce que nous en pensons

Être en ville et l'oublier.
Une demeure assez vaste pour accueillir famille, amis, clients. Le jardin octroie une bienfaisante oxygénation par son ample dessin, la qualité des arbres, les recoins permettant de s'isoler, les constructions de cabanes imaginables sur le flanc du coteau. La tranquillité du quartier est l'atout campagnard qui fait penser à ce que dut être Passy à Paris du temps de Balzac : une rue légèrement de guingois, des constructions quelque peu disparates. En plissant les yeux, on croirait entendre résonner les sabots des chevaux. L'intérieur est élégant et en parfait état. De spacieux volumes qui donnent à respirer, beaucoup de lumière que laissent pénétrer les hautes fenêtres à double vitrage. Et surgissent les rêves de cette période qui précéda la Grande Guerre, opulente et insouciante, sublimant le mouvement des couleurs diffractées du soleil sur un sol en carreaux de ciment. La patrie des œuvres de Proust n’est d'ailleurs qu’à une demi-heure de là.
Les actuels propriétaires ont perçu et magnifié le caractère éminemment français de cette maison dans sa fonctionnalité. Le rez-de-chaussée a un plan idéal pour allier la vie de famille aux réceptions. Quant au jardin, le choix se présente de laisser l’espace tel quel, relativement sauvage, ou de dessiner des terrasses à l’italienne, au-dessus du jardin, dans les coteaux.
Juste à côté, l’immeuble permettrait de créer une résidence d’artistes, un projet hôtelier autour d’une activité littéraire, musicale, de formation, ou encore de méditation, un lieu de stages tout près de la capitale et accessible en train direct. Souhaitons le retour des « Médiévales dunoises » qui consacrait à la période historique du Moyen-Âge et à ses mœurs, une grande animation historique avec tournois et bateleurs jusqu'à ce que l'épidémie de Covid bloque les réjouissances de l'été. Châteaudun redevenait alors ce qu'elle avait pu être au 13e s. grâce à ses habitants déguisés et à ses rues transformées pour trois jours.

Vente en exclusivité

595 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 605731

Surface cadastrale 9003 m2
Surface du bâtiment principal 359.97 m2
Nombre de chambres 8
Surface des dépendances 500 m2

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Pays Dunois


Sixtine de Naurois +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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