château à vendre gascogne - lomagne

Dominant la campagne de Lomagne avec jardin à la française,
un emblématique château gascon du XIVème siècle classé MH
Auch, GERS midi-pyrenees 32000 FR

Situation

A à peine plus d'une heure de Toulouse, dix minutes de Lectoure (tous les services et commerces, marché), un petit village qui s'est bâti au pied d'un ancien castrum exhibe depuis toujours, en sa partie la plus élevée, un château dont la fonction d'origine était défensive. La paix locale semblant désormais bien acquise, le calme des lieux a naturellement modifié la destination militaire de l'ouvrage. Le panorama qui s'offre à la vue est, dès l'abord du bâtiment, saisissant par la douceur que produisent à perte de vue vallons, cours d'eau et une bigarade de champs et de bosquets.
L'accès au village se fait par d'étroites routes vicinales qui s'échappent d'axes routiers qui ne sont guère plus importants, suggérant qu'on serait loin de tout alors qu'on n'est en fait jamais loin de rien.

Description

A l'abord du château, le regard est d'emblée attiré autant par une construction de superbe qualité, à la pierre blanche point trop lisse, que par une rangée de cyprès bordant, le long d'une ruelle, un petit jardin à la française, aux buis toujours bien vivants et n'attendant que de voir défiler les siècles futurs. N'attendons pas ici de trouver ici les finitions frisant parfois l'ostentation des édifices de Touraine ou d'Anjou mais, bien plus simplement, une qualité particulière à la Gascogne, celle qui se fonde sur l'intelligence dans l'emploi de techniques cent fois éprouvées et mises au service d'une fonction clairement définie. Sobriété, efficacité, solidité n'excluent nullement un réel souci esthétique, celui-ci se révélant au fil du temps, par une connaissance approfondie, intime. Reste cette idée que toute chose atteignant un tel niveau de simplicité ne puisse qu'être satisfaisante pour l'esprit et les sens.
L'apparence massive de l'édifice, aux ouvertures paraissant peu grandes, et pourtant savamment situées, proportionnées aux effets saisonniers du rayonnement solaire, laisserait aisément augurer d'un lieu austère : il n'en est rien.
Un jardin aux proportions du village, planté de buis taillés et de cyprès, agrémente harmonieusement le site et donne au château une perspective à la fois noble et intime.

Le château

Datant de la première moitié du XIVème siècle, il représente un des derniers témoins du type « château gascon » dans cette région si attachée à l'art du « trovar », expression sublime de l'art poétique en langue d'oc, propagée dans le monde par les fameux troubadours. Le château gascon était initialement une simple tour, appelée « sala », à trois ou quatre niveaux, à usage d'habitation et aussi défensif. Le premier niveau, généralement destiné à entreposer les denrées alimentaires et à servir de chai, avait un sol en terre battue, comme c'est encore le cas ici. La roche sur laquelle il était construit assurait une stabilité mécanique et évitait les remontées d'humidité. La bâtisse devait être saine avant tout.

Les façades correspondant à la longueur sont orientées sud-ouest et nord-est, ce qui est assez traditionnel, les ouvertures les plus importantes se situant le plus souvent au nord-est et au sud-est. Le plan de l'édifice répond ici à deux axes de symétrie, tout comme au château d'Avézan. L'un se fonde sur l'axe médian longitudinal matérialisé par un mur de refend ; l'autre, sur un axe diagonal, par la présence d'une tour à chaque extrémité, une des deux tours ayant eu fonction de donjon. La toiture est toujours à quatre pans, en tuile canal. L'appareil est de pierre calcaire, parfois mêlé d'éléments en grès, en particulier dans les parties ouvragées.

Au fil du temps, des aménagements ont été apportés, tel l'ouverture de baies, à la fois plus nombreuses et plus grandes, une simple meurtrière devenant parfois une élégante fenêtre à meneaux. Puis certaines de ces ouvertures furent parfois condamnées - c'est ici le cas - et il est souvent difficile de retracer avec certitude le parti initial et la chronologie des transformations. L'entrée de la tour, qui est aussi un des accès au château, était quelque peu différente à l'origine, tant par sa forme (ogivale) que par sa fonction : porte d'enceinte, entrée du village. Quoiqu'elle fasse désormais partie intégrante du château, ses trois niveaux ne correspondent pas à ceux des planchers de la partie d'habitation. (A été aménagé un système de chauffage au sol alimenté par une chaudière à fioul.)

Contrairement à bien des édifices d'aujourd'hui, un château de ce type, avec les multiples étapes qui l'ont amené à son aspect actuel, est un sujet de perpétuel questionnement. Le moindre aménagement, même relevant de la raison, aura sa part d'incertitude : lieu pour les âmes fortes où rien n'est jamais définitif.


Premier niveau
Passée une porte en plein cintre à deux vantaux, quelques degrés accédant ainsi en contrebas à ce qui fut un lieu de stockage. Sol en terre battue ; au fond un imposant mur de refend percé à une extrémité d'une ouverture surmontée d'un arc brisé surbaissé en embrasure. La hauteur sous poutres est saisissante (3,83 m), incitant à s'interroger sur l'utilisation de ce volume : l'actuel occupant y a suspendu des toiles.
L'ouverture donne dans une seconde salle, presque symétrique de la première, mais aux proportions différentes : surface un peu moins grande et hauteur plus élevée (4,26 m).
Deuxième niveau
La rusticité disparaît ici, avec une première pièce correspondant à la salle d'entrée du premier niveau. D'imposantes poutres polychromes aux motifs floraux et animaux rythment sa longueur. Une large cheminée de pierre est un témoignage de la vie qui se déroulait ici. L'éclairage naturel provient d'ouvertures pratiquées au nord-est et au nord-ouest et crée une atmosphère d'une grande douceur. La hauteur sous poutres est de 2,80 m et de 3,64 m sous plancher.
Comme au premier niveau, une ouverture pratiquée dans le mur de refend accède à la partie sud-ouest. Celle-ci est subdivisée en une cuisine (24,5 m2), une chambre (28,5 m2), une pièce à usage d'atelier d'artiste (32 m2), une salle de bain (6 m2) et d'anciennes latrines au-dessus du vide ( environ 1 m2).
Troisième étage
Ici, c'est la partie nord-est qui est divisée. Elle se répartit en deux salles d'exposition communicantes qui laissent passer un séduisant éclairage traversant sud-est/nord-ouest. Étrangement, les hauteurs sous plafond et sous poutres sont supérieures à celles du deuxième niveau. Dans la première salle : respectivement 3,71 m et 4,39 m; dans la seconde : 3,90 m et 4,6 m.
Deux ouvertures à chaque extrémité du mur de refend donnent dans une grande pièce occupant le côté sud-ouest et servant de bibliothèque et bureau.
Salle de bain.

La tour

Essentielle, en tant que porte et élément défensif pour le village, puis plus tard en sa qualité de partie intégrante du château, elle a été quelque peu arasée : des corbeaux situés très près du dessous du toit en témoignent. Elle abrite un escalier à vis desservant trois niveaux dont le dernier, dans les combles (charpente à enrayure reconstituée dans les règles de l'art), s'avère être un excellent lieu d'observation. Des ouvertures ouvrent sur toute la campagne environnante et le village.


Premier niveau
Une étroite entrée accessible directement de l'escalier à vis ouvre sur une chambre avec cheminée marquée de la croix dite occitane. Un coussiège est aménagé dans l'épaisseur du mur qui laisse entrer une lumière très douce. On renoue ici avec l'essence du château gascon traditionnel.
Deuxième niveau
Contrairement à la chambre du premier niveau, celle du deuxième a un plafond en maçonnerie voûtée (4,98 m). Ici aussi, un coussiège a été aménagé dans une embrasure pratiquée dans l'épaisseur du mur et par où pénètre la lumière.
Combles
Dominée par une impressionnante charpente à enrayure soutenant la toiture à quatre pans, une pièce ouvrant aux quatre vents invite à l'observation et au séjour. Aussi peut-elle être habitée : les ouvertures y sont toutes pourvues d'huisseries vitrées.

Ce que nous en pensons

L'imposante masse du château classé MH s'inscrit sans ostentation excessive dans la douceur de la campagne environnante. L'équilibre fait partie des qualités de cette Gascogne qui vit naître D'Artagnan et tant d'autres « cadets ». L'édifice est maintenant confortable grâce à une restauration sobre, bien en harmonie avec la netteté des lignes architecturales. Mieux : il met en valeur les œuvres d'art, qui trouvent dans les espaces dépouillés de l'intérieur la scénographie qui leur convient, et semble en inspirer de nouvelles. Tout près se tient le festival de la photographie de Lectoure. Comme si la région avait décidé que la création faisait partie du bonheur de vivre dont elle est, à juste titre, créditée depuis longtemps.

899 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 473926

Surface cadastrale 2050 m2
Surface du bâtiment principal 578 m2

Responsable régional
Gers


Philippe Fritsch       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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