Aux portes de Nantes, un château du 18ème siècle inscrit MH,
et ses multiples dépendances sur un domaine de 53 ha libre
Nantes, LOIRE-ATLANTIQUE pays-de-loire 44000 FR

Situation

Au sud de la Loire-Atlantique, à 25 minutes de la métropole nantaise, de sa gare TGV et de son aéroport international, la propriété est également proche d'une commune d’environ 3.000 âmes dotée de services et commerces de proximité faisant partie du Pays de Retz. Le territoire, rural, riche en histoire, est aussi connu pour ses stations balnéaires sur la Côte-de-Jade. Les plages de Pornic, Préfailles, Saint-Brévin sont à une demi heure de route.
Le domaine se situe donc en parfait équilibre entre ville, campagne et littoral.

Description

Le domaine occupe un peu plus de 53 ha d'un seul tenant, au sein d’une campagne bocagère paisible tissée de plusieurs trames paysagères : une trame verte qui alterne boisements, clairières, vignes et une trame bleue composée d’étangs et de rivières.
Après avoir quitté une petite route départementale, le château du 18ème siècle et ses nombreuses dépendances se révèle dans un environnement naturel préservé, véritable havre de paix protégé par sa configuration.
L'accès à l’édifice se fait par une longue allée privée à la haute futaie avec sa colonnade de troncs. Les premiers bois sont aux abords pour préserver l’intimité du lieu. Après plusieurs centaines de mètres, une grille ouvragée délimite l’ancienne cour d’honneur, vaste plate-forme rectangulaire bordée en partie de douves, et ouvre sur la demeure et ses communs. Les 4 000 m² environ de bâtiments (écuries, sellerie, chai, menuiserie, maison du régisseur, aumônerie) répartis de part et d’autre du château témoignent de l’importance de l’ancienne châtellenie.
À l’est, de vastes prairies ouvrent sur la plaine naissante animée de légers coteaux et d’habitats isolés.

Le château

Le château fut construit en 1770 à l'emplacement d'une construction médiévale, siège dune seigneurie dont l'origine remonte à 1225 et dont les douves sont encore visibles. Son architecture est néoclassique, symétrique et équilibrée, ses lignes droites et son ornementation sobre. Il est également référencé comme une « folie » nantaise, du nom de ces grandes maisons bourgeoises entourées de verdure et construites par de riches négociants pour séjourner à la périphérie de la grande cité marchande ligérienne.
L'édifice développe ses 1 200 m² sur trois niveaux sous combles et sur cave. Les matériaux employés viennent des régions voisines : granit pour les soubassements, schiste pour le gros œuvre, tuffeau en façade et pour la décoration, ardoise pour les toitures.
Le corps du logis de forme rectangulaire comporte sept travées d’ouvertures. La façade côté cour est rythmée à trois temps : la travée centrale et les deux avants-corps latéraux marqués par des chaînages d’angles à refends. La travée centrale reçoit la plus grande partie des ornements : chaînages à refends formant pilastres et soutenant le fronton triangulaire décoré d’un trophée et des armes des Voruz, des artisans fondeurs dont on retrouve les ouvrages dans toute la ville de Nantes. La porte d’entrée en plein cintre est surmontée d’un mascaron au visage de femme. Le second étage est animé par un balcon galbé et sa dentelle de fer forgé. L’escalier en fer à cheval mène à l’entrée principale avec accès au sous-sol.
La façade du jardin se différencie par la grosse tour ronde, du milieu du 19è siècle, qui la banque en son milieu. Le second niveau et la toiture en dôme avec lanterneau sont ajoutés en 1887. Un campanile est en attente d'un remontage.
Le château est pour partie inscrit MH depuis 1980 et a été primé pour l'Exposition Universelle de 1900 pour sa décoration intérieure. Cela témoigne de la qualité de la propriété, tant pour son esthétique que pour son intérêt historique et patrimonial. Il a su conserver son âme et propose une véritable plongée dans l’art de vivre à la française au 18ème siècle. Les décors d’origine ont été préservés et révèlent un ensemble aussi authentique que rare.
Actuellement inoccupé, l'ensemble du bâtiment nécessite néanmoins une réhabilitation.


Rez-de-chaussée
L'entrée principale ouvre sur un vestibule de 8,50 m de hauteur revêtu de carreaux de ciment aux figures géométriques, d'une surface suffisamment grande pour servir de départ à un escalier monumental orné d’une rampe en fer forgé ouvragé qui dessert deux niveaux.
Le plafond peint constitue un élément décoratif majeur qui élève le regard vers des cieux feints. Sous l’escalier d’honneur, deux arcades en pierre de tuffeau mène à une pièce en rotonde à usage de bureau éclairée généreusement au nord par trois baies de grande hauteur.
Point central du château, l’entrée commande la double enfilade des pièces de réception avec leurs murs ornés de lambris de hauteur moulurés et sculptés en chêne. Dans chacun des salons trône une cheminée en marbre et son trumeau embelli de boiseries. Les fenêtres à double battant y déversent une lumière traversante. La hauteur sous plafond, les corniches et rosaces, les parquets en chêne à points-de-Hongrie, les décors d’époque participent de l’élégance de ces pièces d'apparat.
L’aile est est principalement consacrée aux services (cuisine, buanderie). La salle à manger est parée de fines boiseries de hauteur et d’un plafond en plâtre mouluré.
Un petit escalier de service en bois mène au réseau de caves voûtées du sous-sol, alors qu’un autre permet d’atteindre une chambre en demi-étage.
De l’escalier principal, une deuxième chambre en niveau intermédiaire est également accessible.
Premier étage
Le premier niveau est essentiellement dévolu au logement. Situées de part et d'autre du palier, six chambres sont desservies par un couloir, cinq donnent sur le jardin tandis que la dernière bénéficie d’une triple exposition et d’une salle de bain attenante. Les sols sont en parquet et les hauteurs sous plafond de 3,60 m. Les pièces sont toutes de bonnes dimensions et sobrement décorées.
La tour abrite une septième chambre nommée « la chambre chinoise » de part sa décoration inspirée des voyages d’un ancêtre armateur.
Deuxième étage
Bien que sous combles, la hauteur jusqu'au faîte est importante. Les nombreuses chambres sont éclairées par des lucarnes. Quatre peuvent être considérées comme des chambres de service mais trois autres réservent des dimensions plus grandes. En écho à la chambre chinoise du premier étage, la chambre dite « turque » n’a conservé que sa tenture murale d’origine. Tomette et parquet en lames droites se partagent les sols.

Niveau de soubassement
Il couvre tout le château et est accessible par une ouverture sous le perron de la cour d'honneur, ainsi que par un escalier de service. Semi-enterré, il est éclairé par des soupiraux. En partie voûté, il comprenait antérieurement les anciennes cuisines, réserves, cave à vin et la chaufferie. Une impressionnante salle de chasse sous croisée d’ogives est ornée d’une cheminée monumentale en pierre de taille sculptée, le linteau reposant sur des jambages formés de colonnes.

Les dépendances

Le château se complète de nombreuses dépendances, majoritairement regroupées autour d’une cour, parmi lesquelles, un entrepôt à vin d’environ 700 m² avec chai et cave, une étable avec son grenier à grain d'environ 300 m², une ancienne menuiserie et son préau attenant, une maisonnette sur deux niveaux de 60 m² environ, vestige de l’ancienne ferme. Précédant la cour centrale, les ruines d’une chapelle font face à l’ancienne aumônerie. À l’ouest du château, se dressent les écuries et le pavillon du gardien indépendant. Ce dernier offre une vue dégagée sur l’ancien potager cerné de hauts murs en pierre sur lequel veille un château d’eau.


Maison de gardien
L'ancienne maison du régisseur d'environ 130 m², composée d'une pièce de séjour de 42m² et de trois chambres à l'étage, est la seule à présenter un bon état d’usage, les autres dépendances nécessitant toutes des travaux de réhabilitation.

Ecuries
De grandes écuries avec box à chevaux se situent à l'extérieur de la cour du château.
Etable
Complétées par un grenier à grain, elles servent aujourd'hui de remise.
Chai
Le bâtiment comportent les anciennes dépendances à usage viticole. Il comprend un vaste chai à barriques, une cave et l'emplacement d'un ancien pressoir. Le domaine était reconnu au 18ème siècle pour son cépage. La famille propriétaire comptait en effet de très bons viticulteurs. Elle possédait alors 36 pieds de vignes cultivés à la main. Les récoltes étaient bonnes et donnaient environ 244 tonneaux de vins par an.
Bâtiment de dépendances
L'ancienne menuiserie se complète à l'équerre d'un préau.
Petit logement
Il s'agit d'une petite maison carrée à un étage dont l'intérieur est à restaurer.
Maison
Face aux vestiges de la chapelle privée dédiée à Saint-Germain, l'ancienne aumônerie se développe sur deux niveaux et nécessite des travaux.

Ce que nous en pensons

À l'abri des regards, la propriété a été dessinée pour créer un lieu de villégiature soigné, tant par la qualité de son bâti que par sa situation, en retrait de l’emprise urbaine et dans un vaste domaine naturel.
L’ensemble conserve une grande élégance et l’absence de travaux récents a permis de conserver l’authenticité des lieux. L’acquisition d’une telle demeure s’accompagnera forcément d’une quête de nouveaux usages permis par l'importance des surfaces de terres libres et près de 4.000 m² de dépendances.
La belle endormie est un témoignage précieux de l’histoire et de la mémoire du territoire et mérite qu’on porte un regard attentif et éveillé sur la richesse de ses possibilités. Héritage transmis du passé, le château et son domaine s'ouvrent vers l'avenir.

Vente en exclusivité

1 490 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 495374

Surface cadastrale 53 ha 35 a
Surface du bâtiment principal 1200 m2
Nombre de chambres 16
Surface des dépendances 4000 m2

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Sud Loire-Atlantique


Nelly Richardeau +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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