château à vendre oise près de noyon

Proche de Noyon, sur près de 9 hectares,
un château art-déco construit par l'architecte Jean Niermans
Noyon, OISE picardie 60400 FR

Situation

Le château se situe au centre du Noyonnais, pays qui se singularise par ses reliefs doux et verdoyants avec un paysage de vallons et bocage, domaine de l'élevage bovin et des cultures fruitières.
Le Noyonnais est au cœur de l’histoire de France : c’est à Noyon que seront sacrés, Charlemagne et Hugues Capet. C’est ici qu’est né Jean Calvin. Ce fut bien évidemment le terrible conflit de 14/18 qui marqua ce territoire et en particulier une des dernières offensives allemandes en mars 1918, l’opération Michael, qui fut le début de la fin pour l’empire allemand.

Description

Le château se situe proche de Noyon sur le haut d’une colline au centre d’un parc de neuf hectares. Après avoir gravi un chemin ombragé, un humble portail en bois marque l’entrée de la propriété. Une allée qui ondule jusqu’à la bâtisse principale traverse un petit bois aux arbres centenaires et dépasse un vieux mur, rappelant l’ancienne enceinte. Il est vrai que la propriété a beaucoup changé. Avant la première guerre mondiale existait un château du 18ème siècle, lui-même héritier d’une forteresse médiévale dont il reste encore aujourd’hui les douves.
Mais la guerre mange les constructions comme les hommes et le vieux château fut détruit par l’armée allemande en 1917. Pourtant, ces lieux furent de la plus haute importance avec l’installation du commandement du 9ème corps d’armée sous la responsabilité du Général Von Boehn et le séjour dans ces murs de l’Empereur Guillaume II en Mars 1915.
« La guerre apprend à tout perdre, et à devenir ce qu’on n’était pas ». Ce fut la situation du propriétaire des lieux qui fit ainsi sienne la citation d’Albert Camus. Il était l’héritier scrupuleux d’un vieux château, il se transforma en bâtisseur pour construire un « château moderne ». Pour cela, il fit appel à un grand architecte de l’art-déco : Jean Niermans (1897-1989).

Jean Niermans

Après avoir pris part à la première guerre mondiale, Jean Niermans, fils de l'architecte Edouard-Jean Niermans, est diplômé d’architecture en 1925. Premier grand prix de Rome en 1929, il crée la même année son agence d’architecture. Il élabore certains projets phares de l’entre-deux guerre, devenu des icones du style art-déco.

La conception architecturale

Pour la conception du château, par-delà le classicisme assumé, Jean Niermans décide de bâtir en style art-déco pur mâtiné d’influence flamande avec les ouvertures des combles surmontées d’un chapiteau monumental de pierre triangulaire. Le projet est conçu en 1931, le bâtiment est livré en 1936.
Une apparence classique est conservée sur la façade côté cour d’honneur avec un corps central entouré de deux ailes, à la manière des grandes maisons du 18ème siècle. Cette approche est accentuée par l’utilisation des matériaux : pierre et brique.
L’esprit art-déco est néanmoins bien là : géométrie des formes avec rectangles et carrés de pierre, la corniche épurée, le rythme bicolore, tout concourt à dater Années Trente le château.
Et le talent de Niermans est aussi présent dans le jeu des toitures avec une physionomie très différente entre cour et jardin. Sur cour, la toiture centrale est à croupe avec des toits en pavillon pour les ailes. Côté jardin, il n’y a pas d’ailes en retour d’équerre mais là aussi, la toiture joue avec le regard puisque nous apercevons trois toits en perspective. La simplicité apparente n’est donc… qu’apparente. Notons enfin, un toit central qui se découvre sur la façade latérale, côté porte de service, avec une avancée en demi-hors-œuvre : une toiture dans la toiture.

Les façades

Côté cour d’honneur, le corps central de cinq travées flanqué de deux ailes de deux travées chacune apporte un hiératisme élégant. La bâtisse rectangulaire en impose, même si la porte d’entrée se distingue peu des baies aux dimensions similaires. Ce qui ressort, ce sont les parements de pierre de taille au ton ivoire comme les cabochons, les bandeaux verticaux et les cinq clés de voûte stylisées qui rythment la façade en brique. Aussi, les trois fenêtres sous les toits, surmontées de frontons triangulaires d’inspiration flamande donnent toute sa noblesse à cette façade. Il est à noter que la fenêtre du centre bénéficie d’un balcon avec un garde-corps ouvragé en ferronnerie composée d’arabesques très art-déco.
Côté terrasse et jardin, la façade, là aussi, est rythmée par le jeu de la brique et de la pierre avec les mêmes géométries. Néanmoins, Niermans a marqué par deux pilastres arrondis l’axe central du très discret avant-corps et agrémenté cet ensemble de trois balcons au niveau des ouvertures sous combles, là aussi d’inspiration flamande. Il a réussi à créer une façade simple et empreinte d’une superbe élégance : une façade de conception classique avec un habillage art-déco. Une terrasse en léger surplomb par rapport au parc se termine par un large escalier de pierre menant à la pelouse.

Le château

Il se situe au milieu d'un parc avec, sur le devant, les douves médiévales.


Rez-de-chaussée
Un vestibule traversant rappelle ceux des châteaux du 17ème siècle, à l’instar du château de Maisons-Laffitte où l’on peut apercevoir le jardin depuis la cour. Pur classicisme français avec le concept « entre cour et jardin » et l’idée de transparence, de lumière traversant le bâtiment de part en part.
Un sol en marbre et une colonne centrale confèrent une indéniable solennité à ce vestibule, impression renforcée par un grand escalier avec sa rambarde du 18ème siècle (récupérée d'un château en ruine) et par une cheminée monumentale.
Cette entrée, d'une grande luminosité, distribue les salles de réception. D’un côté, une double porte en bois plein caractéristique des Années Trente ouvre sur une vaste salle à manger avec, en perspective de la grande table, une cheminée. Le marbre du sol de l’entrée se prolonge dans cette grande pièce où une vingtaine de convives peuvent se retrouver dans l’agrément et le raffinement d’une grande maison.
De l’autre côté, la porte ouvre sur la pièce de réception par excellence. Elle est en retour d'équerre avec le grand salon et à l’angle ; au fond, le « coin cheminée ». Le sol est ici couvert d’un étonnant parquet géométrique à petites lattes de bois plus ou moins foncées très art-déco. Des portes-fenêtres ouvrent largement sur la perspective du parc. Le « coin cheminée » est délimité par un meuble bas en bois, apportant une dimension intimiste à cette grande pièce.
Le rez-de-chaussée se compose également d’un bureau et d’une petite salle-à-manger pour le quotidien et des pièces de service comme la cuisine, l’office où se trouve toujours le tableau d’appel des domestiques.
Premier étage
Un couloir courant tout au long du bâtiment côté cour permet d’accéder aux sept chambres, chacune avec sa cheminée. Certaines possèdent une salle de bain attenante et d’autres, une salle de bain partagée par deux chambres. Les salles de bain raviront encore plus les passionnés de ce style architectural et décoratif : elles sont demeurées intactes avec leur carrelage de couleurs, rareté à une époque où elles étaient habituellement blanches.
Deuxième étage
Un couloir mansardé dessert six chambres.
Maison de gardien
De style anglo-normand, cette maison apparaît comme plus ancienne que le château. Son charme provient de son toit couvert de petite tuile. Elle offre un logement avec deux chambres. Cette intéressante bâtisse est entièrement à restaurer.
Bâtiment de dépendances
Les communs datent de l’ancien château et ne manquent pas d’attrait, avec leurs deux pavillons à chaque extrémité avec leur toit d'ardoise à la Mansart. Des garages, des écuries, des remises : tout est présent pour faciliter la vie quotidienne du château. La toiture de ces communs est à restaurer.
Le parc
C’est un véritable écrin pour le château, avec une double enveloppe : celle des arbres centenaires et, au plus proche, celle des anciennes douves du château médiéval. Si les pelouses et les fleurs ont besoin d’être replantées, la beauté intrinsèque du parc est demeurée intacte.

Ce que nous en pensons

Nous sommes ici face un château qui respecte le vocabulaire de l’architecture française classique avec une ré-interprétation art-déco. La situation ainsi créée est sans doute unique, en tout cas d’une grande rareté. Les amateurs d’architecture sauront apprécier la vie dans une réalisation de Jean Niermans où l’équilibre entre confort moderne et respect d’une architecture des châteaux des 17ème et 18ème siècles. Et, si tout a besoin d’être rafraîchi et remis en fonction, il faut avoir conscience du fait que la bâtisse est prête à durer avec une structure en béton, pierre et brique. Un environnement idéal sans nuisance proche de Noyon, à 120 km de Paris. Ce château est une merveilleuse invitation à redécouvrir le charme suranné des Années 30 dans une campagne préservée.

Vente en exclusivité

490 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 769371

Surface cadastrale 9 ha
Surface du bâtiment principal 930 m2
Surface des dépendances 100 m2

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Responsable régional
Pays Du Valois


Jérôme Ferchaud       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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