Dans le pays de Caux, à 180 km de Paris et 30 km de la côte d’Albâtre et de Honfleur,
un imposant clos-masure du 17e s. classé MH et ses dépendances sur 4 ha
Bolbec, SEINE-MARITIME haute-normandie 76210 FR

Situation

Au nord du Parc des boucles de la Seine normande, en pays de Caux, la propriété est parfaitement desservie par de grands axes de communication que sont les autoroutes A13 vers Paris, A131 vers le Havre ou encore l'A28, l'autoroute des estuaires et l'A29 vers Honfleur et le pays d'Auge. La capitale se rejoint en deux heures, la gare est à dix minutes. Tous les commerces et services utiles sont dans une ville de 11.000 habitants à 4 km.

Description

De la rue principale du village, un long chemin mène à un portail encadré par des arbustes taillés en demi-cercle. Une allée, bordée par des haies de buis précédées d'un alignement de jeunes tilleuls, traverse un bosquet puis des pelouses bordées de topiaires. Elle débouche sur une grande cour carrée gravillonnée, le château, un pigeonnier et des espaces enherbés ou plantés l'encadrent. La façade ensoleillée donne sur un vaste espace fermé par des haies de grande hauteur et ornés d'arbustes plantés de façon géométrique. A l'opposé du château, mares, grange, puits, étable et écurie sont largement dispersés au sein du clos-masure délimité par le talus planté d'alignements de hêtres.

Les clos-masures

Forme très particulière de l'habitat du pays de Caux, les clos-masures associent l'arbre et le bâti. Les cours sont fortement limitées par des talus plantés d'arbres de haut-jet comme les hêtres, les chênes pédonculés ou encore les frênes qui en sont une composante majeure et jouent le rôle de brise-vent. L'espace et les accès sont hiérarchisés. Les bâtiments sont dispersés, les manoirs adoptent une position centrale où l'espace est ouvert. Les dépendances sont rejetées sur le pourtour de la cour. Par leur caractère monumental et majestueux, les talus cauchois et leurs arbres de grandes hauteurs rendent les clos-masures visibles à plusieurs kilomètres et marquent fortement ce paysage.
Ce clos-masure est inscrit dans le temps depuis le début du dix-septième siècle. C'est un exemple remarquable de l'architecture d'Henri IV. Cette demeure seigneuriale appartient à la tradition des châteaux de plaisance à l’architecture classique, tout en équilibre et symétrie.

Le château

Construit sur un plan rectangulaire, les façades sont identiques deux à deux. Sa toiture à quatre pans est couverte d'ardoise. Elle est embellie par deux grandes souches de cheminée coiffées d'une mitre cintrée. Le château se dresse sur trois étages. Les élévations principales de cinq travées, tant pleine que vide, se terminent par des fenêtres passantes surmontées de frontons alternativement cintrés et triangulaires. En leur centre, un large perron à degrés rectangulaires mène à une porte surmontée d'un fronton.
Briques rouges ou vernissées, pierre de taille et silex noir forment des mosaïques de couleurs variées constituant un appareillage d'une grande richesse présent sur les quatre façades. La géométrie des motifs est encore accentuée par la verticalité des travées et l’horizontalité des cordons de pierre.


Sous-sol
Dans le vestibule, un escalier en pierre s'enfonce vers le sous-sol qui s'étend sur une moitié du château. Il a été aménagé avec raffinement. Un couloir dessert un bassin de nage et son fond mobile. Et, d'autre part, des locaux techniques et un hammam. Partout la pierre des murs est apparente, le plafond de la piscine est vouté, les lumières sont douces.
Rez-de-chaussée
La porte d'entrée ouvre sur un vestibule traversant. Des moellons de silex noir pavent le sol. Comme dans toutes les pièces de ce niveau, la brique rouge et les pierres de taille sont apparentes ainsi que les poutres et solives au plafond. Un important chambranle, formé de pierres de taille moulurées et surmonté d'un fronton triangulaire et de volutes rentrantes, permet d'accéder à un grand salon. Celui-ci est très largement éclairé. Une imposante cheminée en pierre de taille, richement sculptée, décore un mur jusqu'au plafond. Dans le vestibule, à l'opposé du riche chambranle, une ouverture mène à la cuisine et, à sa suite, un second salon. Ici, la cheminée est insérée dans un mur de brique. Une ouverture et deux marches donnent sur une bibliothèque toute en longueur.
Premier étage
L'escalier en bois avec ses balustres moulurés débouche sur un palier. Le sol est parqueté de lame de chêne et des colombages ont été laissés apparents. Outre un bureau, il dessert un couloir qui permet d'accéder à deux grandes chambres à chaque extrémité et trois pièces. Eclairées par quatre larges baies, leur sol est parqueté de lame de chêne, les poutres et solives sont apparentes et les murs recouverts d'un enduit blanc. Une grande cheminée en pierre de taille sculptée qui se déploie jusqu'au plafond fait face à la porte. Le couloir dessert également trois petites pièces.
Deuxième étage
Une grande pièce palière dessert quatre chambres. Des colombages y ont été laissés apparents et le sol et le plafond ont été peints en blanc. Les murs légèrement mansardés des chambres sont clairs à l'instar de la pièce palière. Elles sont éclairées par les fenêtres passantes.
Combles
Un escalier dissimulé derrière une porte au second étage permet d'y accéder. Une première pièce distribue toutes les autres. La charpente est apparente. Elle a été isolée et peinte en blanc. Une chambre d'un côté et, à sa suite, un grand garde-robe, puis un grenier. A l'opposé, une vaste salle de bain, un dégagement et, à leur suite, une lingerie.

Le bâti


Grange
De forme légèrement rectangulaire, elle est construite en pan de bois sur un soubassement de moellons de silex. Le hourdis est constitué de briques et de torchis qui sont séparés par des lices. Le toit, à quatre pans, est en ardoise. L'avant-toit s'étend largement au-delà de l'aplomb des murs. Les bras de force supportant la console sont élégamment cintrés. La grange est entourée de petites haies de buis taillés ornées de topiaires aux quatre coins.
Pigeonnier
Privilège de la noblesse jusqu'à la révolution, ils sont emblématiques dans le pays de Caux. Celui-ci a été construit selon un plan circulaire en brique rouge sur un soubassement de moellons de silex clair. A mi-hauteur, un cordon de pierre de taille décore le mur. Les pierres de taille sont également présentes dans l'entourage des ouvertures. Le toit, en poivrière, est recouvert d'ardoise.
Bâtiment de ferme
A usage de remise, ce bâtiment est construit en brique. Son toit d'ardoise est à deux pans. Les pignons, dont un est percé de très larges ouvertures, sont en partie recouverts d'un essentage de bois
Puits
Exceptionnellement bien conservé tant dans sa structure que dans sa machinerie, ce puits est le bâtiment le plus ancien du domaine. Il rejoint une rivière souterraine à plus de quarante mètres de profondeur. De vastes proportions, il est construit en pierre de taille. Le système de levage est assuré par un cabestan avec quatre bras en bois. L'ensemble est protégé par un toit d'ardoise à deux pans reposant sur huit piliers et leur base en pierre de taille.
Etable
Un peu plus dissimulée, la longue étable est construite en pan de bois sur un soubassement en moellon de silex. Les briques sont omniprésentes, encadrant les ouvertures où en appareillage enserrant des moellons de silex dans les murs. Le toit est recouvert d'ardoise. Elle jouxte une mare entourée d'une barrière d'osier sur un côté. Un potager la longe.

Le parc

D'un plan original semi-circulaire, alors que la majorité des clos-masures se présentent sous la forme de quadrilatères assez réguliers, le parc est de composition classique. Il est entouré d'une hêtraie séculaire. Des tilleuls ont été taillés en rideau. Les pelouses sont parsemées de topiaires d'ifs, de buis ou d'ilex. Les potagers sont organisés en plessis. Des collections végétales ont été rassemblées, notamment des hydrangeas ou encore des simples. Les mares sont animées par des occupants palmés. Les enclos accueillent des résidents chaussés de sabots. Le passé agricole du domaine est bien présent.

Ce que nous en pensons

Nombre d'écrivains célèbres comme Guy de Maupassant ou Gustave Flaubert ont choisi le pays de Caux comme toile de fond pour leurs écrits. Ils ont été séduits par les paysages de champs ouverts ponctués de villages arborés. Rarement, l'arbre aura autant été associé au bâti. De façon plus singulière, l'architecture majestueuse du château au sein d'un environnement raffiné reprend tous les codes de l'habitat local. L'harmonie entre minéral et végétal rassérène tandis que les arbres de haut-jet plantés serrés entourent et protègent le domaine.

1 623 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 694297

Surface cadastrale 3 ha 84 a 92 ca
Surface du bâtiment principal 560 m2
Surface des dépendances 327 m2
Nombre de chambres 9

Responsable régional
Caen et sa région


Yann Campion +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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