château à vendre proche de soissons

En Picardie, à moins de deux heures de Paris, proche de Soissons,
un château de plaisance dans un parc de 20 hectares
Soissons, AISNE picardie 02200 FR

Situation

C’est une région qui a payé un lourd tribut aux différentes invasions, en particulier à la suite de la Première Guerre Mondiale. L’emprise du château fort de Coucy, forteresse imprenable bâtie à partir du 13ème siècle avec le plus haut donjon jamais construit en Occident mais aujourd’hui disparu est encore palpable dans toute la région. Pourtant que la campagne est belle avec ses profondes forêts, ses bosquets et ses riches terres labourables plantées de blé, de pois ainsi que de légumes.
C’est dans cette région picarde, à deux heures de Paris, au fond d’un vallon, en limite de l’Oise et de l’Aisne, que se cache un élégant château, invisible du village.

Description

En 1520, un premier château de style Renaissance est construit. Modifié et toujours conservé jusqu’à la Révolution. En 1815, les troupes alliées contre Napoléon Ier l’occupent et l’abîment. C’est pourquoi, lors de son rachat en 1860, le propriétaire décide de l’abattre et fait bâtir une nouvelle demeure au même emplacement. Ce château de style Napoléon III n’a pas la distinction et l’élégance du vieux château. De toute façon, il ne s’élèvera pas longtemps puisque, en 1917, il sera détruit par les Allemands.
Malgré cela, le propriétaire de l’époque décide de le reconstruire. Il sera donc un « château de la reconstruction ». Ainsi nommera-t-on tous les châteaux anéantis par les troupes allemandes mais qui, comme le Phénix, renaîtront dans les années 20. Cette volonté farouche s’explique par l’esprit patriotique de l’époque et aussi, par le besoin impérieux de retrouver les racines de leurs familles qui vivaient dans ces châteaux. Beaucoup aujourd’hui sont encore habités par les mêmes familles, immuablement.
Le chantier ne débutera qu’au milieu des années 30, soit près de quinze ans après la guerre. Le château presque achevé en 1940 sera occupé à nouveau par les allemands qui l’abîmeront. Il faudra donc relancer et finir la construction après-guerre.
Ce chantier fut habité par une idée lumineuse : un nouvel emplacement pour la bâtisse. Au fond du parc avec une vue imprenable sur la campagne environnante, le château n’est plus dans l’ombre de l’église du village mais ouvert vers le large.
La propriété tourne autour du château avec des jardins à l’anglaise composés de vastes pelouses, ceint d’arbres centenaires. Après avoir franchi la grande grille, une longue allée aboutit devant la bâtisse.
Le choix architectural est très différent du château du 19ème siècle : on décide de construire un château de brique et pierre et de revenir à l’architecture de style classique d'époque Louis XVI avec un leitmotiv : que la lumière rentre !

Le château

Côté cour d’honneur
L’aspect classique apparaît immédiatement avec un corps central entouré de deux ailes en retour d’équerre. La toiture du château est couvert d'ardoise, en croupes avec noues.
Deux ouvertures en œil-de-bœuf se situent dans la toiture des ailes et, en majesté, un attique surmonté d’un fronton de pierre courbe.
Trois travées en pierre se succèdent au niveau du corps central avec une porte d’entrée dans l’axe en haut d’un perron.
Côté terrasse sur jardin
Une façade rectiligne de six travées avec une partie centrale de pierre et des côtés en brique. Les grandes fenêtres en rez-de-chaussée sont en plein cintre ; rectangulaires au premier étage.
Balcons et balustrade habillent cette façade qui donne sur la campagne, avec au loin, une vue sur des ruines médiévales.


Rez-de-chaussée
L’entrée du château s’effectue par un grand vestibule, décoré par les trophées de chasse pratiquée dans les environs. Les fenêtres extérieures en plein cintre font face aux double-portes en bois peintes en vert olive. Le sol est en marbre avec un dessin en losange noir et ivoire. La hauteur sous plafond ainsi que la lumière du jour omniprésente apporte de la majesté.
Cette galerie d’entrée dessert l’enfilade des pièces de réception qui font toutes face au jardin. Le salon de musique précède le grand salon qui fait suite à la grande salle à manger pour terminer par la petite salle à manger. Ces pièces respirent le Siècle des Lumières avec toute la sophistication artistique et le savoir-vivre que cela induit. Des boiseries pastel de style Louis XVI en camaïeu et rechampi, des trumeaux, des miroirs, des peintures en majesté ou en médaillon nous ramènent au temps des salons intellectuels de l’Ancien Régime. L’art de recevoir se concrétise ici plus qu’ailleurs.
Par-delà ces pièces lumineuses pour la vie en société, deux ailes complètent le rez-de-chaussée. D’un côté le bureau-bibliothèque ravira les lecteurs amateurs d’intimité et de calme auprès du feu de la cheminée. De l’autre, les pièces de service avec, en particulier, une grande cuisine où une porte ouvre également sur l’extérieur.

Premier étage
Un escalier de bois clair recouvert d’un épais tapis accède aux chambres via un couloir central et une mezzanine, comme un balcon surplombant le vestibule. L’étage comprend six chambres avec cinq salles de bain attenantes. Elles offrent toutes des vues sur le parc avec, pour certaines, au loin, l’apparition des ruines d’un château-fort.
Deuxième étage
On y accède par un deuxième escalier, dérobé. Il dessert à nouveau des chambres et, le secret des enfants du château, une salle de jeux. Impressionnant panorama.
Maison de gardien
Une maison de gardien en grosse pierre du pays complète cette propriété.
Remise
Un bâtiment en forme de longère à usage de remise, ainsi qu’un garage. Le bâtiment se situe à proximité de la maison du gardien et forme ainsi un ensemble bâti aussi esthétique que commode. Ces communs complètent la cave du château.
Le parc
Une haute grille noire entourée d’un petit mur de pierre jouxte l’église paroissiale. C’est l’entrée principale de la propriété. Il faut ensuite remonter une allée de hêtres et traverser la partie boisée du parc pour accéder au château. Ce parc éclectique propose aux promeneurs des paysages variés avec une futaie, des prairies pour chevaux, des grandes pelouses, et des panoramas sur la campagne ou sur le village. On y trouve aussi un étang, un ru et les ruines du château dynamité par les Allemands pendant la Première Guerre Mondiale.

Ce que nous en pensons

Cette demeure constitue un bel élément de la grande tradition architecturale française. Et, c’est assez rare pour le souligner, ce château offre l’élégance et la subtilité de la vie du siècle de Louis XV avec un véritable confort moderne. Le château vaut autant pour sa beauté que pour son emplacement : proche du village mais visuellement loin de tout… avec en ligne de mire l’époque médiévale. Enfin, il ne se situe qu'à quelques minutes de Soissons et à deux heures de Paris par la route. Pour ceux qui entreprendront de venir par avion, il se situe à une heure et quinze minutes de l’aéroport Charles-de-Gaulle.

Vente en exclusivité

790 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 231779

Surface cadastrale 20 ha
Surface du bâtiment principal 930 m2
Surface des dépendances 100 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Responsable régional
Pays Du Valois


Jérôme Ferchaud       +33 1 42 84 80 85

contacter

Partager

envoyer à un ami Pinterest twitter Facebook

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. OK En savoir plus