château à vendre saône et loire cluny

Saône-et-Loire, à quelques minutes de Cluny, 
un château classé MH, haut lieu de la littérature française
Mâcon, SAONE-ET-LOIRE bourgogne 71000 FR

Situation

La propriété est située à quelques kilomètres de la ville médiévale de Cluny, accessible en 4 h de Paris par l'autoroute A6 et en seulement 2h par TGV (gare de Mâcon). Elle est à 2 h 30 de Genève et moins d’une heure de Lyon en train. Sis entre cour et jardin, le château jouit d'un bel emplacement, sur un coteau arboré accolé à un petit village de moins de trois-cents cinquante habitants. La commune se situe au cœur d’un territoire d’une grande richesse patrimoniale, marqué par l’emprunte de l’abbaye de Cluny.

Description

Édifié au sommet d’un vallon verdoyant, le château, construit au fil des siècles, jouxte un ancien village dont le clocher de l’église romane borde la limite du parc. L'ensemble, sur près de 4,5 ha est clos par d'anciens murs et haies naturelles. Un portail ouvre sur une allée, bordée de beaux et anciens arbres d’essences diverses, menant au château. Le visiteur longe d'un côté les murs des communs : une vaste porte cochère ouvre une perspective sur la basse-cour du domaine. De l'autre côté, le regard s'attarde sur les massifs et, au-delà, sur une colline boisée. L’orangerie et le château dessinent une cour en retour d'angle. Le logis lui-même prend une forme de polygone rectangle dont trois angles sont marqués d’une tour. Des deux façades longues, l’une ouvre sur cette cour ouverte et l’autre sur les pentes situées à l'est du jardin.
Le château domine sur trois-cents degrés les lieux environnants. Les jardins épousent la déclivité naturelle du terrain et offrent depuis la terrasse du château une perspective préservée sur les alentours et sur l’église paroissiale millénaire. 

Le château inscrit MH

Les structures du corps central datent de l’Ancien Régime : de beaux éléments des 17ème et 18ème siècles subsistent. Le château et le comté éponyme furent la propriété de familles célèbres tel les Rochefort d’Ailly ou encore les Castellane. La forme moderne de la propriété fut atteinte par l’action successive des membres de la famille de Lamartine. Le Vicomte de Castellane cède en 1802 le domaine à Pierre de Lamartine, père du poète romantique. En 1828 le célèbre Alphonse de Lamartine fait débuter les travaux d’agrandissement : le style troubadour est choisi. En cela, le château est précurseur : l’on ne se situe pas encore à l’époque de Viollet-le-Duc. Par la suite le style néo-gothique sera conforté par l’adjonction de la tour d’escalier et du porche.
Le château est classé dans son ensemble (façades et toitures) ainsi que certaines pièces (salon et salle à manger, une chambre et le cabinet du poète). Les dépendances sont quant à elles inscrites.
Les façades sont composées de moellon ocre, un enduit de même teinte les protège le plus souvent. De larges pans de murs de la cour, à l’ouest de la demeure, sont couverts d’anciennes glycines. Quoique d’aspect féodal, le château est largement éclairé par de larges baies. Les imposantes fenêtres à meneaux alternent avec celles en accolade, cintrées ou encore droites. Cette diversité ne nuit cependant pas à l’effet d’unité que produit l’ensemble. Les toitures de tuile de pays se fondent dans les couleurs des murs.
Une terrasse appuyée sur une galerie voûtée en anse de panier, à balustres quadrilobés, court tout le long des façades sud et est. Le premier étage jouit ainsi d’un ouvrage exceptionnel d’où la vallée se révèle toute entière.


Rez-de-chaussée
Ce niveau comprend, côté ouest, deux salles à manger et un ensemble de cuisines formé de quatre pièces. Côté est, un dégagement, à la droite du grand escalier, mène par un petit escalier à un réseau de cinq pièces au deux-tiers enterrées.
Les deux salles à manger sont remarquables à des titres différents : la première, voûtée, de forme carrée, est couverte de boiseries de style rocaille. Une cheminée Louis XV orne cette pièce dont le sol est couvert de pierres dures finement taillées en losange. La seconde, de dimensions importantes, est située à l’angle sud de la demeure. Parquet en point-de-Hongrie, boiseries de style Louis XVI, cheminée en marbre rose de style Louis XIV. Deux fenêtres et deux portes-fenêtres en ogive font de cette pièce un havre de lumière.
De l’autre côté de l’escalier monumental, une belle et ancienne cuisine, dont les éléments authentiques sont bien visibles : dallage ancien, solives, grande cheminée, évier en pierre, n’est plus utilisée, au profit d’une seconde à l’aménagement moderne.
Enfin, cinq caves semi-enterrées, saines et vastes, occupent l’essentiel de la façade est.

Premier étage
L’escalier à vis ouvre sur un ensemble de pièces d’apparat.
La bibliothèque est la pièce centrale du niveau : grande cheminée, vastes fenêtres et larges solives armoriées lui confèrent un aspect seigneurial. Elle commande deux salons : l’un en boiseries du 18ème siècle, orné de trumeaux ; l’autre, tendu de velours rouge. L’ensemble des sols est couvert de parquet en point-de-Hongrie.
La façade sud comprend cinq pièces où la mémoire du grand poète reste particulièrement présente : le bureau, voûté et tapissé, puis un vestibule s’entrouvrant sur la chambre largement éclairée. Les murs sont tendus de cuir de Cordoue rehaussé d’or. Une cheminée polychrome exécutée par l’épouse de Lamartine a valu à cette pièce d’être classée. Toutes ces pièces ont un accès à la large terrasse qui assure un point de vue des plus agréables sur le parc.
La façade ouest se compose de cinq pièces : une chambre et des cabinets et bureaux. Leurs dimensions permettent d’envisager l'aménagement de chambres. Elles comportent de beaux éléments, tel cheminées d’époque ou parquets massifs.
Dans l’ensemble toutes ces pièces sont dans un état d’usage satisfaisant.

Deuxième étage
Cet étage s’organise autour de dix chambres et trois salles de bain.
Le grand escalier ouvre sur un long couloir qui commande les salles d’eau et quatre grandes chambres donnant à l’est. Quatre autres chambres s’articulent le long de la façade sud, et encore trois autres sur la façade ouest. Côté cour, celles-ci sont accessibles directement par l’escalier central.
Toutes ces pièces possèdent de beaux éléments de second œuvre : parquets à bâton rompu, losangés ou savoyard ; cheminées de style Louis XIV, Louis XV, Empire et moulures. Cependant quelques pièces sont défraîchies notamment dans leurs papiers peints, mais l’état général est, malgré cela, toujours satisfaisant.

Troisième étage
L’escalier s’achève formant un pallier : un pilier unique soutient une voûte en palmier.
Un réseau de larges greniers alterne avec des chambres de service. Parquets et éléments peints en faux bois donnent à ces espaces, en état brut, un cachet certain.

Les dépendances

Accolées au nord du château, les dépendances dessinent une vaste cour fermée. Côté ouest, une haute et ancienne porte cochère commande l’accès principal de l’ensemble. Le tout est bâti en moellon ocre : le gros œuvre semble en bon état, les intérieurs sont globalement dans un état d’usage.
Le côté sud du rectangle est formé par l’ancienne orangerie. Au rez-de-chaussée, de larges baies donnent sur la cour du château. Une tourelle d’horloge forme l’angle. Une pièce est restée en état brut, l’autre, aménagée, sert à la billetterie du château. L’étage du bâtiment abrita dans les années 1920 le dortoir d’un pensionnat : l’état n’a pas évolué.
Le côté est se compose du sud au nord de la manière suivante : un bûcher accueille les récentes chaudières (une à fioul, l’autre à bois), suivent une belle sellerie en état d’usage et des garages à voiture : ils servent actuellement de remise. Après une ouverture sur le jardin, des anciens chenils puis clapiers.
Le côté nord, dans la continuité, est formé d’un poulailler et d’un pigeonnier dont la toiture est couverture de tuiles vernissées. L’aile se poursuit par un hangar agricole.
Le côté ouest est formé d’une importante maison de gardien dont une partie du rez-de-chaussée comprend un ancien pressoir à larges solives et à sol dallé, l’autre partie étant une ancienne étable. À l’étage, une cuisine et une salle d’eau ainsi que cinq pièces à beaux parquets et à cheminée sont entièrement à restaurer. Contre la porte cochère, deux ateliers. De l’autre côté de cette imposante porte, de vastes écuries à sol de pisé, à l’étage une pièce de stockage du foin.

Le parc

Sur plus de quatre hectares, les arbres centenaires d’essences diverses habitent les pentes de la propriété. Soigné sans être sophistiqué, le jardin clôturé laisse le château dans son environnement rural : bois et pâtures s’étendent de tous côtés. Une rivière coule au bas des pentes de la grande pelouse. Un potager reste en état, une serre est également présente.

Ce que nous en pensons

Dominant le paysage clunisien, le château imite la nature environnante à la fois massive et élancée. Dans ce creuset du premier art roman, des générations ont puisé l’inspiration. L’immense poète dont la marque est profonde en ces murs a ainsi résumé l’asile de ses méditations :

« Au sommet d’un léger coteau
Qui seul interrompt ces vallées
S’élèvent deux tours accouplées
Par la teinte des ans voilées…
C’est là que l’amitié t’appelle.

Alphonse de Lamartine à Victor Hugo (1835)

A l’ombre du clocher bâti par les premiers moines de Cluny, cet écrin de verdure laisse mille possibilités. D’un état général très satisfaisant, le repreneur pourrait concentrer son effort sur des finitions ou tenter de donner un nouveau souffle aux dépendances dont le beau potentiel ne demande qu’à se réveiller. Aussi, Cluny est-il le pays du cheval.

Vente en exclusivité

1 650 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 238474

Surface cadastrale 4 ha 5 a 65 ca
Surface du bâtiment principal 875 m2
Surface des dépendances 750 m2

Responsable régional


Patrice Besse       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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