Au sud de la Lorraine, une ancienne Manufacture Royale,
inscrite MH, dans toute son intégrité
Épinal, VOSGES lorraine 88000 FR

Situation

Au sud de la métropole de Nancy, à la limite méridionale de la Lorraine, en lisière de la Franche-Comté, et en direction de la Bourgogne.
Le grand axe nord-sud de l'A31 est à 52 km et situe Luxembourg-Ville à 216 km et Paris à 365 km, au terme d'un trajet de 2h50 et de 4h20 respectivement.
La ville de Bâle en Suisse est à 161 km et l’aéroport international de Bâle-Mulhouse, un peu plus proche encore, nécessite lui un trajet de 1h50.
Liaisons TGV directe vers la capitale au départ de la gare d’Épinal à 28 km.
L’aéroport d’Épinal/Mirecourt est à 52 km et accueille tous les avions privés et d'affaires.
La cité thermale de Bains-les-Bains, la plus active de la région, est toute proche avec son établissement thermal et son parc, et de nombreuses facilités commerciales et scolaires.

Description

Au creux d'un vallon ensoleillé de la région verdoyante et boisée de la Vôge, au sud de la Lorraine, se découvre un domaine semblable à aucun autre. Il interpelle le voyageur qui est conduit à penser à un important village forestier ou une abbaye. Il s'agit en fait d'une manufacture, Manufacture Royale, fondée en 1733, une des toutes premières grandes entreprises de l'ère industrielle, entreprise de ferblanterie qui fut, durant tout le 18ème siècle et la première moitié du 19ème, le plus grand site de production de fer blanc de France, employant jusqu'à cinq-cents ouvriers.
Par la suite, une clouterie succéda à la ferblanterie ainsi qu'une saboterie jusqu'à la la fin de toute activité industrielle en 1951.
Quelque peu délaissé dans les années suivantes, le domaine, repris en 2004 par les actuels propriétaires, a fait l'objet d'une restauration complète et soignée, et d'une remarquable mise en valeur qui en fait aujourd'hui un site historique majeur du sud de la Lorraine.
Le domaine s'étend le long d'une rivière d'eau vive et du canal des Vosges, à vocation uniquement touristique, dans un vallon couronné sur ses deux côtés par des bois. Orienté au midi, son ensoleillement rend ce lieu de vie très agréable et recherché.
Depuis l'entrée avale du domaine et en montant vers le château qui en occupe le centre, en position légèrement dominante, se succèdent : d'un côté, plusieurs anciens bâtiments industriels ; de l'autre, trois maisons de logements et une grande maison de maître.
Le château, qui s'élève en arrière de ces premiers édifices, s'accompagne d'une chapelle construite dans un angle de sa cour d'honneur, et est surplombé par la grande maison dite des Contremaîtres.
En contrebas du château apparaît la maison du Mécanicien et, plus bas encore, deux autres maisons, l'ancienne étamerie et la maison dite « du Baron ».
Au-delà, en remontant vers la partie amont du domaine, quatre autres anciennes maisons du personnel se découvrent, avant d'accéder à une grande prairie et, enfin, à une retenue d'eau à la limite supérieure du domaine.
En arrière du château, un grand parc s'étage sur la rive gauche du vallon, boisé et parsemé de parterres ou de clairières.
Le château est occupé par les propriétaires du lieu, alors que les autres édifices ont été aménagés afin de permettre leur usage dans les conditions suivantes : la grande maison de maître est louée avec un bail classique ; les murs d'une centrale hydroélectrique sont loués à l'exploitant ; douze logements sont loués à l'année ; dix gîtes de tourisme sont enfin proposés en location saisonnière.
Toutes ces locations assurent l'autofinancement du domaine.
L'ensemble du domaine est propriété d'une SARL et la transaction proposée s'effectuera donc sous forme de cession de parts sociales.
Une association type Loi de 1901 prend en charge l'organisation et la billetterie des visites touristiques de la Manufacture.

Le château

Édifié entre 1733 et 1737 selon un plan rectangulaire strict, il s'élève sur trois niveaux d'habitation en prenant appui sur la pente de la rive gauche du vallon et, du fait de la déclivité, le pignon tourné vers le bas du vallon comporte quant à lui un niveau de soubassement dont la porte accède aux grandes pièces du sous-sol de l'édifice.
Une grille de fer forgé entoure la cour d'honneur située devant le château, close d'un portail constitué de deux colonnes de pierre de granit taillées et surmontées d'un chapiteau coiffé d'une pierre sculptée en boule. La chapelle castrale ferme la cour d'honneur sur son côté droit en retour d'équerre.
Le château, couronné d'un toit à croupes, offre au regard des façades sobres d'aspect et qui sont heureusement animées par des baies aux linteaux en arc segmentaire et des chaînes d'angle.
Les baies du niveau supérieur sont d'une hauteur plus réduite que celle des niveaux inférieurs ce qui apporte un effet d'élancement à l'édifice.


Rez-de-chaussée
Depuis la cour d'honneur, un degré rectangulaire conduit à un vestibule traversant, dallé de pierre, qui accède à toutes les pièces de ce niveau bas puis, au départ du grand escalier, et ouvre à son extrémité sur le parc en arrière du château. À peu près en son milieu, deux couloirs perpendiculaires assurent de part et d'autre la desserte de toutes les pièces. D'un côté, quatre grandes pièces de dimensions très voisines : la salle à manger au sol de marbre, ornée d'un élégant bassin en forme de coquille Saint-Jacques et d'une niche encadrée de pilastres, l'ancienne salle de billard , le « petit salon » avec un parquet en point-de-Hongrie, enfin le « grand salon » avec un parquet Versailles, une cheminée de marbre et son trumeau, comme dans la pièce précédente, et un remarquable plafond décoré de baguettes de bois dorées à la feuille qui dessinent un motif géométrique caractéristique de la fin du 18ème siècle ou de la période Empire. De l'autre côté, une grande cuisine avec son imposante cheminée de pierre dans le style régional, une arrière cuisine, une grande pièce à usage de bureau et enfin, une autre salle à manger agrémentée d'un parquet en point-de-Hongrie.
Premier étage
Le large escalier tournant à deux repos en pierre de grès mène au palier qui occupe le centre de l'édifice. Deux couloirs de part et d'autre, un couloir en face de l'escalier en direction de la cour d'honneur, reproduisent parfaitement le plan du rez-de-chaussée. Le couloir de droite distribue deux suites de quatre chambres d’hôte : « la Suite Cavour », du nom de l'homme illustre qui y coucha lors d'un voyage en France, avec cheminée et trumeau dans les deux chambres dont l'un peint dans un style très prisé au 18ème, et la « Suite Rose », toujours avec des cheminées de marbre et un parquet Versailles dans l'une des chambres. Chacune des suites s'accompagne d'une belle salle d'eau. De l'autre côté du couloir central, trois chambres et une salle de bain. Toutes les chambres ont leur alcôve et des cheminées de marbre surmontées de trumeaux avec des scènes peintes allégoriques et, pour l'une, un cartouche d'instruments de musique sculptés en relief. Tous les décors de l'étage sont heureusement complétés par des armoires, d'une grande longueur, aux angles à demi concaves et en bois fruitier d'un ton chaud qui embellissent le couloir central.
Deuxième étage
Suivant le même plan qu'aux étages inférieurs, un palier, trois couloirs et huit grandes chambres. L'étage n'a pas été rénové jusqu'à présent, et reste sans confort aucun. Il réserve la possibilité de surfaces d'habitation additionnelles.
Les caves
Elles occupent toute la surface du château avec cinq pièces séparées de murs. Dans les deux plus grandes éclairées par des baies ouvertes dans le mur du soubassement, des piliers de pierre soutiennent le voûtement. Toutes ces pièces servent de cellier, local de rangement et orangerie d'hiver.

La chapelle

Cette chapelle a été construite à la même période que le château et son clocher, d'une hauteur un peu supérieure à celui-ci, en marque l'importance aux yeux du fondateur. Une porte en arc plein-cintre, au-dessus d'un degré à pans et surmontée d'un oculus, en donne l’accès. L'intérieur, à un seul vaisseau, est illuminé par quatre hautes baies en plein-cintre dont les vitraux colorés figurent des scènes de la bible. La tribune d'orgue tout en bois et les grands tableaux aux murs achèvent de lui donner un décor à la fois simple et riche.

Les bâtiments industriels

Les plus importants s'alignent le long de la rivière au fond du vallon et comprennent successivement, l'ancienne « Halle aux charbons », puis des ateliers, où plusieurs gîtes, dont un spacieux pour un groupe, ont été aménagés et, à leur extrémité, « la Nouvelle Étamerie » installée dans un bâtiment d'un grande qualité architecturale avec cinq baies en plein-cintre, hautes au niveau bas, plus petites au niveau supérieur. Les huisseries rénovées à petits bois ajoutent encore à l'élégance de ce bâtiment très caractéristique de la belle architecture du 18ème siècle.
Face à ces bâtiments, d'autres plus récents avec leur toiture de sheds, abritent des écuries avec box, l'espace d'une ancienne carrière et une halle abritant des véhicules de collection.
Enfin, en surplomb de tous ces bâtiments et en direction du château, une centrale hydro-électrique alimentée par un canal d'amenée depuis la retenue en amont du domaine. L'exploitation de la centrale étant confiée à un tiers exploitant.

Les maisons

La plus illustre est la « Maison des Contremaîtres », juste au-dessus de la chapelle castrale. C'est en effet la maison de naissance de la première bachelière de France, Julie-Victoire Daubié, et elle a, à ce titre, reçu le label « Maisons des Illustres » du Ministère de la Culture. Deux gîtes confortables (Trois Épis) y ont été aménagés.
La « Maison du Mécanicien » avoisine le château par le bas. Elle a l'aspect d'une petite ferme lorraine traditionnelle avec sa porte charretière en plein-cintre. Entourée d'un jardin, elle accueille aussi un gîte de vacances (Trois Épis).
En contrebas de la centrale et son canal d'amenée, deux grandes maisons : l'ancienne « Étamerie » et la « Maison du Baron » abritent deux gîtes de vacances (Cinq Étoiles Clé Vacances) et plusieurs logements loués à l'année.
Vers l'amont du domaine, une maison d'ouvrier, la « Maison du Boulanger » où subsiste toujours le four à pain du domaine, et une grande maison, composée de deux appartements destinée à la location annuelle ou saisonnière.
Enfin, parmi les quatre maisons rencontrées à l'entrée avale du domaine, trois sont louées à l'année et la maison de maître, la plus grande, riche de cheminées et de boiseries, est louée dans le cadre d'un bail classique.

Le parc et la grande prairie

Il s'étend à l'arrière du château sur une superficie d'environ 4,5 ha. Un grand boulingrin constitue la perspective du château. Bordé de grands arbres centenaires, il est comme retranché du reste du domaine et achève de donner au château tout le caractère attaché à ce type d'édifice. Au-delà, le parc se prolonge sur le versant du vallon où alternent boisements de type forestier et clairières plantées d'essences remarquables, catalpa, gingko-biloba, et un hêtre tortillard répertorié à l'Unesco. Il s'enrichit aussi d'une glacière caractéristique de tous les domaines nobles du 18ème siècle.
Au-dessus des dernières maisons en amont du domaine, une grande prairie occupe l'espace plus resserré du vallon. Un couple de bœuf et vache écossaise "Aberdonian" à la belle robe et aux grandes cornes rappelant celles des aurochs en assure l'entretien.

Ce que nous en pensons

Un exceptionnel témoignage historique des origines du monde industriel au 18ème siècle qui réserve de nombreuses et diverses possibilités d'agrément et d'usage. La jouissance d'un château aux décors datant du 18ème siècle dans le calme d'un lieu convivial et familial pourra s'accommoder de toutes les locations annuelles ou saisonnières suffisantes, chose très rare, pour couvrir toutes les dépenses du domaine. La possibilité d'une vente partielle ou totale de certaines maisons d'habitation du domaine serait également une option. En outre, de multiples usages viennent à l'esprit : augmentation de la capacité d'accueil touristique et thermale, activité d'équitation, artisanat d'art, collection automobiles ou moto, atelier d'artiste, salles d'expositions, salle de séminaire, espaces de co-working.
La Manufacture de part son statut de société offre toutes les possibilités d'activités professionnelles mais avant tout, elle proposera un lieu de vie exceptionnel dans le château indépendant qui domine le site.
La Manufacture Royale de Bains-les-Bains nous semble bien assurée d'un avenir à la hauteur de son passé.

2 100 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 470327

Surface cadastrale 20 ha 63 a 2 ca
Surface du bâtiment principal 1335 m2
Surface des dépendances 13500 m2
Nombre de chambres 14

Responsable régional
Vosges et plateau lorrain


Gilles Larosée +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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