En Sud Ardèche, sur les derniers contreforts des Cévennes
un château à deux visages, fondé au 14e s. et inscrit MH
Aubenas, ARDECHE rhones-alpes 07200 FR

Situation

Dissimulée au cœur d'une bourgade d'un millier d'habitants labellisée "village de caractère" depuis 2010, la propriété s’intègre dans un cadre préservé au patrimoine riche en monuments d'intérêt : églises, châteaux, maisons de caractère. En léger retrait de la vie active, elle est à proximité de toutes les commodités : école, commerces, restaurants, artisans, bibliothèque.
À une vingtaine de minutes d'Aubenas et une trentaine des gorges de l'Ardèche, ce lieu bénéficie des nombreux attraits qu'offrent les grands sites remarquables et touristiques alentours : Grotte Chauvet - Pont d'Arc, Aven d'Orgnac, Plus Beaux Villages de France.
Enfin, la présence de vignobles et de quelques ceps de vigne associés à la propriété étoffe le champ des possibles.

Description

La propriété ne se laisse pas approcher facilement. Derrière un grand portail, le château offre à la vue des passants ses aspects les plus défensifs : tours, échauguettes, bretèches, mâchicoulis, fossés, bouches à feu. Construit certainement au cours du 14e s. pour ses parties les plus anciennes, il conserve de cette époque de nombreux éléments.
Marquée par les divers épisodes des guerres de Religion qui ont troublé la région, la forteresse fut partiellement détruite. Reconstruite dès 1568 comme l'attestent certaines archives de la famille éponyme du lieu, alors syndic du Vivarais, elle accueillit plusieurs garnisons de soldats. Outre les éléments à fins belliqueuses, quelques vestiges de fresques apparaissent au nu de la pierre de la tourelle d'escalier.
Le château témoigne ainsi par son architecture, inscrite au titre des monuments historiques, de l'histoire dense et mouvementée du Vivarais. Une fois la région apaisée, dès les 17e et 18e s., le château devint un lieu d'agrément. Les façades furent percées de grandes baies, les pièces parées de vastes cheminées et les abords agrémentés de jardins.
Puis au 19e s. la façade orientale fut reprise avec des accents toscans et associée à une vaste terrasse prolongée par des allées bordées de dizaines de cyprès et d'oliviers. A cette période faste du commerce de la soie, la propriété accueille également divers éléments typiques de la sériciculture, dont une magnanerie. La coconnière disparaîtra au siècle suivant comme le fera l'industrie séricicole, initialement fleuron de la région mais finalement tarie sous l'effet d'une maladie, la pébrine, et de la concurrence asiatique.
Tombé plusieurs fois en quenouille jusqu'au 20e s., le bien fut vendu aux actuels propriétaires, qui entreprirent une restauration complète du lieu dans les règles de l'art.

Le château

Partagé entre deux typologies, la fortification médiévale et la résidence d'agrément moderne, il réserve en son "fort" intérieur bien des secrets.
Une fois le grand portail franchi, les canonnières multi-centenaires longées et le pont traversé, le château montrera ses plus beaux atours.
De plan carré et accolé à une tour indépendante, il s'est vu adjoindre une extension au sud. Moult reprises se donnent à voir ici et là, témoignant de la longue et trépignante vie du lieu : coups de sabre, modifications des baies, entre autres.


Sous-sol
Depuis le fossé, une ancienne poterne se dévoile derrière le pont de pierre qui a remplacé le levis de bois originel. A l'arrière de la porte, un couloir d'entrée à grandes dalles de pierre mène à l'accès médiéval originel ouvrant sur un escalier en vis. Le colimaçon dessert les pièces du niveau, toutes voûtées, et débouche sur un puits et une grande cave de stockage des denrées et des biens. Au nord, un premier palier ouvre sur un salon d'été et le jardin roman. Au sud, dans les anciennes cuisines pavées de pierres, un atelier lavoir a détrôné l'évier et le potager d'antan. Enfin, une chaufferie a été créée dans la partie sud, qui apporte tout le confort moderne aux étages sans les dénaturer.
Rez-de-chaussée
Avant le passage du palier du pont et de l'entrée, la vis ouvre sur l'actuelle cuisine et sa souillarde, située à l'arrière de la grande cheminée de pierre. Au-delà, une porte donne sur une chambre à coucher et sa salle de bain. Parallèlement, un long couloir dessert l'extension sud de la demeure, qui abrite la bibliothèque en enfilade avec une autre chambre à coucher. Le retour au colimaçon central conduit à un grand salon, à dallage en croix, contigu à la salle à manger et occupant presque toute la façade orientale ; il est orné d'un plafond à la française du 17e s., sobrement paré de fleurs dorées, et d'une cheminée de pierre qui recouvre la majorité du mur sud. Sur le même palier, des toilettes indépendantes offrent toutes les commodités. Enfin, par l'une des deux portes du salon, le visiteur accède à une grande terrasse d'où s'étendent le temps et l'espace : de l'Ardèche des siècles passés, la vue sur jardins et monts l'éloigne, pour lui faire gagner imaginairement des contrées lointaines ; car, de la Rome antique, il ne manque que les statues entre les bosquets et, de l'Aquitaine médiévale, qu'un troubadour chantant sa fin'amor à la dame de son cœur.
Premier étage
Quelques marches plus haut, ce ne sont pas moins de sept chambres à coucher qui composent l'étage, constitué d'un appartement et de pièces indépendantes destinées à la famille ou aux amis.Trois salles de bains avec toilettes sont associées aux espaces nuit. L'appartement oriental, couvert d'un plafond à la française et offrant une vue sur la terrasse, dispose d'un salon d'hiver qui sert d'antichambre ; et comme dans toute résidence aristocratique, la chambre de monsieur au nord et celle de madame au sud - ou vice-versa - sont chacune dotées d'une salle d'eau et d'une garde-robe au sol en puzzle d'argile polygonal. La chambre septentrionale est entièrement indépendante avec ses lieux d'aisances. La quatrième, sans point d'eau, surmontant l'entrée principale, conserve ses dalles de pierre et quelques pigments de fresques anciennes sur les pans coupés de la tourelle d'escalier. La seule salle de bain indépendante s'ouvre depuis une salle de jeu, laquelle sert de passage vers l'extension sud et ses trois chambres à coucher simples, pour invités.
Deuxième étage
Enfin, une chambre à coucher aux dimensions plus réduites reçoit la lumière du vent droit. L'escalier monte ensuite vers deux pièces servant de greniers, dont le second, au levant, a été cloisonné afin de ménager une autre chambre à coucher. Tout au sommet de la tour, une dernière pièce peut servir de sentinelle.

La tour indépendante

Au nord du logis principal, une ancienne tour subsiste avec une partie de son escalier en vis. Elle surmonte un grand espace ouvert au sud sur les fossés, mais fermé au nord par une porte gothique à larmier donnant sur le jardin roman. Seuls les premier et deuxième étages ont été conservés, le second divisé dans sa hauteur par une mezzanine. Accueillant une grande pièce par niveau, ces espaces ont été ponctuellement restaurés. Principal élément de confort, des points d'eau, aujourd'hui à revoir, furent aménagés dans la tourelle septentrionale.

Les jardins

Bordant le château au nord, à l'est et au sud, ils sont aménagées en escalier et ornés d'essences variées - cyprès, oliviers, rosiers et vignes, notamment. Le jardin le plus septentrional occupe l'espace de l'ancienne magnanerie et de sa cour. Son inspiration romane se devine dans la simplicité de son agencement ; seule la porte gothique à larmier montre le passage du temps. Au levant, un jardin à la française, surmonté par la grande terrasse du château, prolonge notre avancée dans l'histoire ; son parterre compartimenté de banquettes n'attend qu'Olivier de Serres ou Le Nôtre pour fleurir vers un nouvel art topiaire. Caché pour l’œil le plus sensible, un bassin moderne est à couvert d'une allée ; deux autres promenades filent vers le sud : aménagées sur deux niveaux, la plus basse invite à une balade propice à l'évasion, quand la plus haute offre aux cueilleurs attentifs et patients les fruits de son paradis.

Ce que nous en pensons

Telle une pierre précieuse, le château dispose de multiples facettes. Ouvrage belliqueux autant que demeure d'agrément, il ne révèle pas sa complexité architecturale au premier coup d’œil. Mais, passés le pont et les obstacles défensifs, il présente ses plus beaux atours : voûtes, plafonds à la française, grandes cheminées 16e-17e-18e s., bibliothèque et salons.
La grande variété de ses ornements ou de ses tomettes anciennes éveillera les regards autant que la terrasse aux accents italiens ; son romantisme et sa vue emporteront le spectateur vers Florence ou Vérone. Enfin, l'enchantement se scellera par les parfums de ses jardins ourlés de roses, qui n'ont rien perdu de leur "robe de pourpre au soleil".

2 350 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 384449

Surface cadastrale 9710 m2
Surface du bâtiment principal 600 m2
Nombre de chambres 10
Surface des dépendances 100 m2


Aucune procédure en cours menée sur le fondement des articles 29-1 A et 29-1 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 et de l’article L.615-6 du CCH

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Ardèche Sud


Frédérique Fournet +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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