En Aquitaine, dominant la vallée du Lot et entourée de plus de 6 ha,
une forteresse du 13ème s. entièrement restaurée
Villeneuve-sur-Lot, LOT-ET-GARONNE aquitaine 47300 FR

Situation

La propriété est proche de Villeneuve-sur-Lot, puissante bastide du Sud-Ouest, et de la gare TGV d’Agen qui permet de rejoindre Paris en 3h10. Elle est aussi à proximité des bois de chênes rouvres et des sols calcaires du Quercy et du riche patrimoine de la Dordogne.
Bordeaux et Toulouse sont à équidistance.

Description

Le site de la forteresse est utilisé depuis des temps anciens, sur un «puech », rive gauche du Lot, à 220 m d’altitude. Il domine la vallée secondaire d’un petit affluent de la rivière, 120 m en contrebas.
Agrandi entre le 15ème et le 17ème s., le château est un des premiers de style Renaissance en Agenais, à quelques pas des vestiges d’une résidence seigneuriale antérieure à la croisade des Albigeois.
La petite route qui y conduit est pour ainsi dire privée : elle devient, passée la grille d’entrée, chemin de randonnée. Les murailles de l’ancienne motte castrale la surplombent. Le rocher de calcaire blanc dans lequel s’enracinent les constructions est visible à travers les taillis. Une chaîne ferme l’accès à la vaste esplanade sur laquelle se trouvent les deux châteaux, les communs et une petite maison de gardien qui est le seul vestige du village venu se placer sous la protection du seigneur. Voilà donc deux châteaux, qui témoignent d’une double châtellenie qui devait déjà exister à la fin du Moyen Âge. L’un est ruiné et l’autre parfaitement restauré. Dans l’angle formé par la tour d’entrée hexagonale de l'édifice restauré : un puits en pierre.
Le parc, prolongé par de vastes prairies, forme comme un écrin autour l'ensemble féodal. Planté de beaux arbres tels que tilleuls, chênes, liquidambars et autres essences, il contribue à rendre les lieux attrayants.

Le château restauré.

Il faut remonter dans l’histoire pour comprendre son agencement : au départ, une tour médiévale, datant du 13ème s. De plan carré, bâtie en pierres de taille, de 3.50 de côté, 1.30 d’épaisseur de mur et 12 m de hauteur. Elle est encore de style roman. Aujourd’hui, elle est sertie dans un château construit au début du 15ème s. Une salle a d’abord été adossée à la tour romane avec laquelle elle communique par une porte percée en brèche. Puis, au 15ème s., une chapelle castrale et une tour trapézoïdale de style Renaissance ont été ajoutées. La porte d’entrée de la tour est surmontée d’un heaume héraldique. Le blason, en -dessous, est plus tardif. L’escalier en vis qui va distribuer les pièces nouvellement créées est installée dans cette tour.
Au 16ème s., un nouveau corps de logis est greffé sur la tour romane qui se trouve ainsi noyée dans les constructions plus récentes. En témoigne l’aspect mouvementé des toitures à croupes correspondant aux différentes étapes du chantier. Les charpentes du grenier en sont un autre exemple étonnant.
Le château actuel, imposante forteresse greffée sur le rocher, bâti en pierres de taille, est percé de hautes fenêtres à doubles meneaux. Il domine la vallée à ses pieds. La vue est illimitée sur une campagne que rien ne vient déparer. Admirablement restauré, il semble défier le temps.


Rez-de-chaussée
La porte gothique donne sur un escalier en vis, classé au Patrimoine, qui communique par une porte en brèche en contrebas avec une salle des gardes, premier ajout à la tour d’origine. Le plafond y est voûté et montre un bel appareillage de tuilots. Le sol est pavé de terre cuite et les murs sont en grosses pierres apparentes. Deux fenêtres hautes prises dans une profonde embrasure ouvrent sur la cour d’arrivée. La grande cheminée médiévale en pierre est sous un arc en anse de panier. Un escalier de pierre descend plus bas encore vers une autre salle voûtée où deux fours à pain signent l'utilisation qui en était faite.
L’escalier en vis poursuit sa descente vers les substructions les plus anciennes : une pièce-réserve sous voûte au sol en terre battue, puis un petit espace qui faisait office de saloir, comme en attestent les trois fosses appuyées sur le mur.
Retour au palier d’entrée dont le sol est fait de grandes dalles de pierre. Quelques marches donnent accès au grand salon. Ses fenêtres à meneaux et petits carreaux ouvrent sur l’entrée et sur l'extérieur de part et d’autre de la cheminée en pierre, à fleur de mur. Les parois sont en pierre apparente et les plafonds à la française soulignés, sur deux côtés, par une voussure de pierre. Une porte-fenêtre permet d'accéder, au sud, à une petite terrasse prise sur les remparts. Baignée de soleil, elle est un poste d'observation de la vallée en contrebas. Au sol, un carrelage de terre cuite. Un petit bureau au plafond voûté en pierres sèches est lui aussi tourné vers la vallée.
Tournant autour du donjon, et éclairé par des fenêtres à meneaux d'où la vue se déploie, un deuxième salon est de taille plus modeste avec un plafond à la française en chêne et des murs en pierre apparente. Vient ensuite une salle à manger. Ces deux pièces ont des parquets à points-de-Hongrie et des cheminées en pierre.
En retour, une cuisine des années soixante-dix dont les placards et les éléments de travail se font face sur les murs, prolongée par une arrière-cuisine. Puis une salle de douche.
Premier étage
Dans l’escalier en vis, une porte de bois sculpté à losanges appliqués s'ouvre sur une petite chambre d’enfant au plafond voûté, comme nichée dans la tour. Les deux portes du palier desservent, l’une, à gauche, la bibliothèque et l'autre, à droite les chambres, créant une circulation autour du donjon.
La bibliothèque est de surface égale à celle du grand salon en-dessous. Elle est éclairée par trois fenêtres à meneaux. Son plafond à la française est en bois foncé. Au sol : un plancher à lames droites. Sur les murs enduits et peints d’une couleur claire ressort une cheminée sobre en pierre et briquette.
Les six chambres de l'étage sont de tailles différentes, de la petite chambre d’enfant à celles de dimensions «seigneuriales». La plupart ont des cheminées, dont une, plus raffinée que les autres, est bordée par une épaisse moulure en doucine. Les plafonds sont à la française, les murs de pierres apparentes et les parquets à lames droites. Une salle de bain est prise en tambour entre deux chambres, accessible par un couloir.
La dernière chambre de l'étage, sur le palier, a vue sur la chapelle et le vieux château, à l’est, par une fenêtre à doubles meneaux.

Combles
L’escalier poursuit sa montée vers le grenier qui couvre l’ensemble du château. Toute la complexité des toitures témoignant des différentes époques de construction se découvre ici : les fermes sont apparentes avec leurs brisis. Des poutres prennent appui, en tournant, sur le donjon, au cœur de l’ensemble. Un passage voûté pris dans l’épaisseur des murs permet de rejoindre cette partie d’origine. C'était le seul accès à l'ouvrage défensif. Des archères et des canonnières sont encore visibles. La belle charpente plate du toit repose sur une console de pierre qui fait le tour de la pièce.

La chapelle et le premier château

La chapelle consacrée, bâtie sur les remparts, fait face, à l’ouest, au château dont elle est séparée par une terrasse herbeuse. De style gothique, avec voûte sur croisées d’ogives dont les quartiers en ont été décorés récemment de fresques d’inspiration byzantine. Le sol est dallé de terre cuite et les murs sont en pierre apparente. Au fond de l’abside, une porte donne sur une immense pièce, vestige du vieux château dont il ne reste que les substructions de deux tours rondes. Son sol est en terre battue et la charpente a été restaurée.
Le mur qui prolonge ce corps de bâtiment ferme une courette herbeuse. Une cheminée médiévale, suspendue dans le vide, montre que la salle seigneuriale se trouvait là. Au fond de la cour, deux pièces en surplomb : celle du rez-de-chaussée a un sol cimenté. Les murs sont en pierre apparente et sont troués par les orifices des canonnières, à hauteur d’homme. Un escalier de bois prolongé par une coursive mène, à l’étage, à une seconde pièce au plancher droit et au plafond à solives.

Les communs

Disséminés autour du château, à bonne distance, ils sont des témoins eux aussi, ceux des activités économiques des différentes époques.
Un pigeonnier construit en contrebas procède d’une véritable recherche architecturale. Il repose sur six colonnes de pierre surmontées d’un chapiteau de pierre rond, «lou capel», fait pour arrêter la grimpée des rongeurs. Les murs sont en colombages et rempli de briquettes.
Face au château, en arrivant, un superbe bâtiment aux pierres appareillées. Couvert d’un toit plat, moderne, il évoque un fortin. Il s’agit d’une ancienne écurie, de très grande dimension (180 m2) et transformée par le dernier occupant en salle de concert. La voûte de pierres sèches offre une excellente acoustique. Le sol est en pierre et galets. Le bâtiment communique avec le château par une porte centrale à deux battants et linteau de pierre avec une moulure en anse de panier. Deux fenêtres, de part et d’autre, sont prises dans une profonde embrasure.
La grange, derrière la salle de concert-écurie, est ouverte sur le chemin d’arrivée. Le sol est en ciment et la charpente repose sur des piliers de bois, formant comme un vaste préau. Dans son prolongement, une étable avec ses crèches encore visibles. La belle charpente est apparente.
En face, une grande porte cintrée donne accès à un vaste local à usage de garage. Le sol est en ciment sous la toiture à la charpente visible.
Vient ensuite un vaste atelier au sol cimenté. Il ouvre sur le château par une porte cintrée à deux battants.

La maison des gardiens

Seul vestige de l’ancien village castral, elle a été refaite à neuf. Au rez-de-chaussée, une salle de séjour, avec cuisine ouverte, a des murs plâtrés et peints en blanc. Le sol est dallé de terre cuite. Une vieille pierre d’évier a été conservée sous la fenêtre qui donne sur la vallée. Vient ensuite une chambre avec mezzanine.
Un escalier conduit à une salle de bain-toilettes en contrebas. A côté, un local technique avec chaudière et machine à laver.
Située dans une déclivité du parc, la piscine, de grande dimension, n’est pas visible du château. Le carrelage de la terrasse et le liner sont en cours de restauration. Derrière le local technique, une pièce-vestiaire avec douche, lavabo et toilettes.

Ce que nous en pensons

L'imbrication des corps de bâtiment et des toitures raconte une histoire passionnante, documentée, que de nouvelles recherches enrichiront. La forteresse n'usurpe pas son nom sans être le moindrement rébarbative. Bien au contraire. Elle est immédiatement attirante sur le promontoire d'où elle toise la campagne du regard. L'intérieur n'est qu'escalier en vis, fenêtres à meneaux, somptueuses charpentes. Dans une partie des communs, un long espace voûté a été transformé en salle de concert. L'acoustique y est excellente. Une chose est sûre : voilà un ensemble de constructions vénérables et parfaitement restaurées qui a beaucoup à donner.

1 495 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 955830

Surface cadastrale 6 ha 77 a 59 ca
Surface du bâtiment principal 450 m2

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Responsable régional
Lot-et-garonne


Armelle Chiberry du Vignau    +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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