Un important château Renaissance classé MH des environs de Caen
des communs inscrits MH, un étang et un bief, sur 16 ha de bois et prairies
Caen, CALVADOS basse-normandie 14000 FR

Situation

Paris est à 240 km par l’A13. Caen, ses infrastructures importantes et son aéroport vers Londres et le sud de la France ainsi que sa gare qui permet de rejoindre la capitale en deux heures, est à 10 km. Les côtes de la Manche sont à 15 km. Le premier bourg avec les commerces de proximité est à 4 mn en voiture.

Description

Cernés par les champs de la plaine de Caen, les petits villages forment comme des îlots. En bordure de l’un d’entre eux, la grille d’entrée du château se devine à la limite d’un espace vert longé par la rivière et rythmé par des rangées d’arbres et d’arbustes fleuris. La grille franchie, un chemin serpente entre des arbres multicentenaires et débouche sur une grande surface enherbée qui précède la façade principale du château entourée de bois et de prairies.

Le château

L’origine de la seigneurie remonte au 13e s. La construction du château au 14e s. De cette époque, subsiste une cave de grande hauteur avec consoles et ogives.
C’est au 16e s. que le château est en grande partie reconstruit : un corps de logis principal et un corps de logis arrière se rejoignent en L au dessus de la cave. A l’intérieur de l’angle ainsi formé, une extension abrite l’escalier Renaissance du château. Tandis qu’à l’extérieur de cet angle, un petit corps de bâtiment abrite la chapelle. Une tour polygonale et son escalier y est accolée. Elle est surmontée d’un clocheton.
Au 17e s., un étroit corps de bâtiment est ajouté à l’extrémité du corps de logis principal. Cette extension est composée, sur chacun des deux niveaux, de deux pièces carrées encadrant une terrasse. C’est à cette époque que sont entrepris les travaux de décoration de la vaste chambre située au premier étage du corps de logis principal.
Une importante campagne d’aménagement du château a lieu au 18e s. Un grand escalier est créé sur deux niveaux dans le corps de logis principal.
Au 19e s., un long bâtiment, abritant écuries et charreterie, est construit en retour d’équerre du corps de logis principal. A l’intérieur de celui-ci, la grande pièce au rez-de-chaussée est transformée et devient ovale


Rez-de-chaussée
La porte d’entrée située au centre de la façade principale ouvre sur un vaste hall pavé de carreaux ciment et abritant le grand escalier.
Le hall fait le lien avec une grande pièce ovale et sa large ouverture vers une terrasse couverte. C’était la salle à manger.
Par ailleurs, deux ouvertures dans le hall d’entrée mènent, d’une part, à une pièce dallée de pierre qui abrite une triple porte supportant un important décor sculpté. L'une permettait d’accéder à la cave médiévale. La seconde commande l’accès au corps de logis arrière grâce à une pièce de distribution. Quant à la troisième, elle ouvre sur l’escalier Renaissance. Et, d'autre part, à une petite pièce, dont le plafond est à croisée d'ogives et qui est située sous le grand escalier.
La pièce de distribution, à l’arrière de l’escalier Renaissance permet d’accéder, outre la cave et une pièce à usage de toilettes, à l’arrière du château par une porte vitrée et à la cuisine Renaissance par une ouverture voûtée. A la suite de la cuisine, un petit couloir débouche sur une pièce pourvue d’une cheminée en pierre abritant le four à pain. Trois ouvertures débouchent, d’un côté, à une pièce en enfilade dont un mur est creusé de niches qui accueillaient les miches !, de l’autre côté de la cheminée, à des anciennes latrines dont le sol est encore en terre battue et un escalier qui dessert les niveaux de cette extrémité indépendante du corps de logis arrière.
Ces pièces du corps de logis arrière abritaient les locaux utilitaires du château. Elles sont éclairées par de grandes baies. Leur sol est pavé de larges dalles de pierre.
Premier niveau
Le grand escalier débouche sur un palier dallé de pierre. Il dessert, d'une part, dans le corps de logis principal, une pièce à usage de bureau, éclairée par une grande baie, et dont le sol est parqueté de lames droites dans lesquelles sont insérées des étoiles en marqueterie et, d’autre part, le salon de musique, la pièce emblématique du château. Dans cette vaste pièce, à l’opposé de la cheminée et de chaque côté des portes vitrées débouchant sur la terrasse du 17e s., deux ouvertures mènent l’une à une pièce triplement éclairée, parquetée et dont le plafond est à voussures. L’autre à une chambre.
A mi-étage, le grand escalier dessert les pièces de vie du château situées au dessus de la cave du 14e s. et se poursuivant (notamment les chambres) dans le corps de logis arrière.
Deuxième niveau
Accessible depuis l'escalier Renaissance, le deuxième niveau est constitué, d'une part, de grandes pièces dans corps le logis principal, et, d'autre part, de combles, dans le corps de logis arrière. Les deux grandes pièces sont éclairées par des fenêtres passantes surmontées de fronton arrondi. Les sols sont soit dallés de pierre soit parquetés de lames droites. Des cheminées en pierre décorent un mur de chaque pièce.
Combles
Accessibles depuis l'escalier Renaissance, les combles au-dessus du corps de logis principal sont constitués de deux vastes greniers en enfilade. Une ouverture en hauteur, dans le premier grenier, permet d'accéder au clocheton de l'escalier Renaissance.

L'escalier Renaissance

Il est logé dans un édicule de la façade arrière. L’escalier est richement sculpté, notamment sa rampe en pierre et il est éclairé par deux grandes baies. C’est un escalier à plafond à dalles rayonnantes tournant à droite sur noyau et qui ne possède qu’une seule révolution. Il ne dessert qu’une seule porte qui ouvre sur un second escalier, plus petit et moins décoré, tournant à gauche. Sa particularité est d’être déporté par rapport à l’escalier Renaissance. Il est inséré dans le corps de logis principal. A l’extérieur, il est surmonté d’un imposant épi en pierre et décoré de gargouilles.

La cuisine Renaissance

Les dimensions de cette vaste pièce sont remarquables mais, cependant, beaucoup moins que la cheminée en pierre qui habille la totalité d’un mur de séparation. Le manteau est porté par deux colonnes en pierre qui délimitent le foyer, au centre, et deux niches latérales. La surface de la cheminée est de l’ordre de huit mètres carrés, ce qui en fait une des plus grandes de France. A l’intérieur de cette cheminée, une seconde cheminée a été insérée plus tard.
A l’opposé de la cheminée, un mur de séparation a été ajouté ainsi que deux colonnes. La pièce ainsi créée abrite notamment les traces de l’ancien puits et son bassin en pierre.

Le salon de musique

Restauré au début du 20e s., le décor de cette chambre est un des éléments emblématiques du château. Il se concentre sur le plafond divisé en neuf compartiments comprenant chacun une peinture sur toile enrichie de bordures sculptées et la cheminée avec des éléments similaires.
Les compositions du plafond représentent huit Muses, la neuvième apparaissant sur la cheminée en compagnie d'Apollon et Pégase.
Le sol est un parquet Versailles. Le salon est éclairé par des grandes baies et, face à la cheminée, par de larges portes vitrées qui permettent d’accéder à la terrasse de l’extension du 17e s.

Les pièces de vie du château

Du grand escalier, une ouverture mène à un salon lambrissé et, en enfilade, une salle à manger. Le sol est un parquet à points-de-Hongrie. Une ouverture dans le salon débouche sur un couloir qui dessert cinq chambres, un dressing, une salle de bain avec douches et toilettes séparés, et une salle d’eau. Une porte dans le dressing permet d’accéder à l’escalier Renaissance. Une porte dans la salle à manger permet d’accéder à une cuisine située dans l’ancienne chapelle du château.

L'ancienne chapelle

D’un plan carré, son sol est dallé de pierre, sa hauteur sous faîte est de sept mètres. Elle est couverte par une coupole appareillée octogonale reposant sur les murs et sur quatre trompes plates assisées à ressauts. Elle est éclairée par une grande baie couverte par un arc en plein cintre. Cette chapelle, « l’un des italianismes les plus forts de l’architecture française du 16e s » semble être la plus ancienne conservée en France (J.M. Pérouse de Montclos).

Le logis indépendant de l'extension du 17e s.

Il est situé à l'extrémité du corps de logis principal. Un escalier extérieur en pierre en colimaçon, éclairé par des oculi, dessert les trois niveaux. Au rez-de-chaussée, les murs du salon ont un soubassement de pierre apparente. Une grande baie éclaire cette pièce dont deux ouvertures débouchent l'une sur la terrasse et l'autre dans une cuisine à l'arrière. Une chambre au second niveau communique avec le salon de musique d'un côté et une salle d'eau de l'autre. Une seconde chambre occupe le troisième niveau. Une ouverture sur le palier débouche à ce dernier niveau dans la grande pièce au dessus du salon de musique.

Les pièces indépendantes à l'extrémité du corps de logis arrière

A l'extrémité du corps de logis arrière, une ouverture dans une pièce de service débouche sur un escalier qui dessert des pièces à rénover. La plus grande, d'une surface d'environ 44 m2, est éclairée par quatre baies donnant sur les quatre points de l'horizon. Quelques marches mènent à deux autres pièces et une mansarde.

Les dépendances du 19e s.

Ce long bâtiment, construit au 19e s. en retour d'équerre du corps de logis principal, était à usage de charreterie, d'ateliers et de chambres de service. Quatre des douze ouvertures du rez-de-chaussée sont des portes charretières.
Accessible par l'escalier de la tour polygonale, un appartement avec une grande pièce et sa cuisine ouverte, une chambre, une petite mezzanine et une salle d'eau et toilettes, y a été aménagé au premier niveau.
L'appartement est situé au dessus des portes charretières qui ouvrent sur un vaste salon d'été.
L'autre partie des communs abrite une vaste salle avec poutres et solives apparentes et murs en moellons de pierre. Cette salle est précédée d'une pièce et une cuisine en enfilade. De cette cuisine, un escalier en pierre permet d'accéder, d'un côté, à une grande pièce au premier étage éclairée par 3 baies, et, d'un autre côté en descendant quelques marches, à deux chambres.
Le troisième palier de l'escalier de la tour polygonale débouche dans les combles des communs éclairés par des lucarnes surmontés de fronton triangulaire et, de l'autre côté, sur un passage ménagé sur le mur du corps de logis principal, entre la balustrade et un surcroît en retraite et qui se poursuit jusqu'à l'extrémité de la façade.

Les communs

A l'arrière des dépendances du 19e s., les communs entourent une cour enherbée. Ils sont construits en moellons de pierre et sont à usage d'atelier et de remises.

Le parc

De grandes pelouses plantées d'arbres multicentenaires (chênes, platanes, noyers, tilleuls, cèdres du Liban) entourent le château. Elles sont enchâssées au milieu de petits bois et de plantations d'arbres, notamment des peupliers. Le bief, et les ruines du moulin, traversent la propriété en alimentant l'étang.

Ce que nous en pensons

Bien caché au milieu de son parc, mitoyen avec ceux de deux autres châteaux, ce monument historique caractéristique de la Renaissance en Normandie dévoile sa façade richement sculptée. Ce n'est cependant que le premier pas vers d'autres découvertes qui se dévoilent au fur et à mesure lors d'un voyage au travers des siècles. À chaque époque son témoignage, voire son sceau. L'abondance des éléments de caractère le dispute à leur qualité. Sans nul doute, la poursuite de la restauration contribuera à réhabiliter l'équilibre de cette demeure qui affleure à chaque allée et chaque venue.

1 700 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 956472

Surface cadastrale 16 ha 75 a 81 ca
Surface du bâtiment principal 1000 m2
Surface des dépendances 435 m2

Responsable régional
Bessin


Brune Boivieux       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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