château à vendre entre champagne et lorraine

Entre Champagne et Lorraine, à 2h30 de Paris, sur 5 ha de parc,
l'abbaye Notre-Dame de Chéhéry inscrite MH

Vouziers, ARDENNES champagne-ardennes 08400 FR
Champagne-Ardenne

Situation

A 5 h d'Amsterdam, 3 h de Bruxelles, 2 h du Luxembourg.
En Argonne, forteresse naturelle, aux reliefs accidentés, à l'aspect sauvage avec ses étangs, sa vaste et dense forêt qui couvre 80 000 hectares.
La propriété se trouve à l'écart du petit village de Châtel-Chéhéry.

Description

Fondée en 1147 par Saint Bernard, sur les vestiges d'un site gallo-romain, Notre-Dame de Chéhéry fut une abbaye cistercienne emblématique, grosse de fermes, de granges, de mines, de forges, de moulins, de verreries.
Le mouvement cistercien veut rompre avec le luxe de Cluny et restaure la vie monastique dans sa pureté originelle.
Bernard, l'abbé de Clairvaux, va donner son plein essor à ce mouvement, et définir, pour la construction des monastères, une doctrine du dépouillement volontaire, postulant le refus de tous les ornements qui, dans cloîtres et églises, détournent de la prière.
Il a voulu que le monastère devienne une cité autonome, à l'écart du monde, construite de telle façon que tout le nécessaire soit à l'intérieur de l'enclos et que s'y exercent les différents métiers permettant aux moines de subvenir à leurs besoins sans être forcés d'être confrontés au monde.
L'abbaye compte aussi des religieux non ordonnés, appelés convers, qui viennent du peuple illettré. Ils prononcent des voeux, mais mènent une vie différente. Ils s'adonnent aux travaux manuels, à la culture des champs, à l'élevage des troupeaux et à divers autres métiers.
Ils forment un groupe à part dans la communauté, ils ont leur réfectoire, leur dortoir et leur chapelle propres.
L'abbaye de Chéhéry sera conforme à ce modèle : le site est sauvage, à l'écart du monde, le monastère est construit au bord de l'eau, dans la perspective d'une autonomie complète.
L'abbaye est détruite au 17e s. pendant la Fronde. Les bâtiments actuels, du 18e s., sont l'oeuvre de l'architecte Nicolas Joseph.
Après la Révolution, ils sont vendus à Gérard de Melcy, avocat et procureur au parlement de Paris. Son fils, Achille Auguste César de Melcy épouse en 1836 la cantatrice Julia Grisi et détruit deux côtés du quadrilatère monastique, dont l'église, pour le transformer en une demeure bourgeoise, un château...
Depuis la petite départementale, une allée de platanes mène à l'abbaye.
Le logis abbatial apparaît au fond de la cour d'honneur, bordé à droite et à gauche par les communs.

Le palais abbatial

La façade principale s'organise en modules de trois baies de part et d'autre d'un grand portail central surmonté d'un fronton triangulaire avec un joli balcon de ferronnerie à l'étage.
Un bandeau de pierre souligne le jeu chromatique de la brique, du calcaire ocre et de l'ardoise des couvertures ponctuées de lucarnes côté cour, d'oculus côté parc.
A l'arrière, du côté du carré traditionnel du cloître, ne subsistent que deux bâtiments en L. Le préau permet d'apprécier la belle homogénéité de l'ensemble claustral, dominé au niveau inférieur par les arcades dans-oeuvre de l'ancien cloître.


Rez-de-chaussée
La double porte en plein cintre s'ouvre sur le hall central, pavé de pierres blanches à cabochons noirs et qui se prolonge sur un vestibule où se trouve l'escalier d'honneur. Celui-ci déploie les arabesques de sa très belle rampe en fer forgé et s'élance en une volute vers l'étage.
Un bureau avec cheminée en marbre du 19e s. et lambris d'appui précède une salle à manger dont le plafond à caissons a perdu les fausses-clefs pendantes qu'il sera aisé de remplacer. Elle possède également une cheminée en bois sculpté sur un plancher à points-de-Hongrie qui se prolonge dans un petit salon de musique avec cheminée en marbre 18e.
Enfin, une petite cuisine a été aménagée au 20e s. avec des toilettes et un accès à l'extérieur.
De l'autre côté du hall d'entrée, ce sont les deux grands salons de réception de 58 et 74 m2, en enfilade.
Le premier est surtout marqué par la présence d'une splendide cheminée en bois particulièrement ouvragée. Elle porte notamment plusieurs blasons non encore identifiés à ce jour ainsi que des sculptures d'oiseaux et têtes de lion. La taque porte l'inscription LARAME. La liste encore incomplète des moines de l'abbaye indique la présence d'un certain Jean-Joseph La Ramée né autour de 1724, peut-être est-ce lié ?
Le grand salon d'audience du père abbé, impressionnant avec son plancher à points-de-Hongrie et sa cheminée en marbre du 18e s., est habillé de boiseries et gypseries blanches et or.
L'accès au cloître s'effectue par une lourde porte en chêne sculptée avec imposte vitrée de petits carreaux depuis le hall d'honneur. Pavé de grandes dalles en pierre, le cloître permet d'accéder à l'autre aile en retour d'équerre.
Un grand vestibule dit "vestibule de la Vierge" précède l'arrière-cuisine puis la cuisine dite "des hôtes de marque". Le dallage, le puits, l'évier et la cheminée monumentale sont en pierre.
A sa suite, une salle à manger, un salon de musique avec un poêle logé dans une niche et deux pièces de rangement.

Premier étage
L'escalier débouche sur une vaste galerie en L reprenant l'ordonnance du cloître.
Elle distribue dix chambres avec garde-robes. Elles possèdent presque toutes une cheminée en marbre, des boiseries d'appui et deux d'entre elles une alcôve du 18e s. La chambre d'honneur, centrale, domine la cour de son élégant balcon en fer forgé. L'étage comprend également une salle de bain, des toilettes et deux bureaux.
La toiture n'est pas totalement étanche et ce niveau, qui a particulièrement souffert, nécessitera une importante restauration.

Le bâtiment de dépendance

Placé à gauche de la cour, c'est un bâtiment en briques rouges à grandes arcades et couvert d'une toiture en ardoise à la Mansart.
Il a été construit comme un cloître aveugle de façon à isoler le palais abbatial du bruit des travaux de la ferme qui se trouve derrière.
L'exploitation agricole n'appartient plus à l'abbaye mais est toujours en activité.

Le logement des frères convers

Il reprend l'architecture de la dépendance qui lui fait face mais les grandes arcades sont percées de baies. Sur le toit, un clocheton à une seule cloche, typique des cisterciens trahit la présence de la chapelle des frères convers qui s'intercale entre la partie habitable, le garage et le bûcher.


Rez-de-chaussée
C'est actuellement le seul bâtiment habitable de l'abbaye. La lourde porte du 18e s. se trouve à droite. Elle est en bois ouvragé, peinte en noir, dotée d'un heurtoir raffiné.
Une petite entrée carrelée d'où part l'escalier qui mène à l'étage précède la salle à manger. Tomettes, cheminée à foyer ouvert et poutres apparentes : le lieu est simple et authentique. L'eau courante provient du puits équipé d'une pompe électrique. Néanmoins la commune doit raccorder l'abbaye prochainement.
La cuisine, aménagée modestement, n'est séparée de la salle à manger que par une porte vitrée.
Viennent ensuite la salle de bain et un bureau qui communique avec le vaste hall précédant la chapelle. Ce vestibule s'ouvre sur l'extérieur par une splendide porte Louis XV sculptée d'un coeur en relief, le coeur douloureux de Marie avec les clous de la Passion du Christ.
La chapelle possède deux fenêtres ornées de vitraux, un dallage d'origine et un autel. Une modification y a cependant été apportée par Achille de Melcy : un balcon au fond de la chapelle pour les représentations données en petits comités de son épouse cantatrice.
Premier étage
Un simple escalier en chêne mène à l'étage. Les pièces sont en enfilade et débutent par un bureau puis viennent deux chambres avec une salle de bain et toilettes.

Ce que nous en pensons

Paix... Silence... Plus d'église... Ni de moines...
Le vaste enclos a égaré son coeur, mais il a gardé son âme.
A l'heure des complies, Notre-Dame de Chéhéry redit encore une fois sa confiance. Elle attend patiemment le pèlerin en quête de pureté qui viendra ici faire étape et la sauver.

Vente en exclusivité

480 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Barème d'honoraires
au 1er Avril 2017

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À Paris et en Ile-de-France
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Expertise

Avis de valeur argumenté : 1 800 Euros TTC*
Expertise à partir de 2 400 Euros TTC*
Les tarifs des expertises sont communiqués sur devis personnalisé établi sur la base d’un taux horaire moyen de 120 Euros TTC*

   

*TTC : TVA incluse au taux de 20 %

Référence 614254

Surface cadastrale 4 ha 95 a 66 ca
Surface du bâtiment principal 1500 m2
Surface des dépendances 250 m2

Responsable régional
Secteur Partagé Can & Ffo

Florence Fornara       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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