Dans l'Orne, sur 2.3 ha de jardins exubérants et clos,
un manoir du 18ème s. avec sa grange aux dîmes et son pressoir ISMH
, ORNE basse-normandie FR

Situation

La propriété est située dans le Pays d'Auge ornais, à l'orée d'une vallée entrecoupée de bois et de prés. Paris est à 180 km et Deauville-Trouville à 60. A 5 min se trouve Vimoutiers et à 15 min Livarot, ville touristique et commerçante. La gare SNCF la plus proche (32 km) est à Lisieux : Paris qui peut être en 1h40.
L’accès à l’autoroute A28 est à moins de 35 min, direction la capitale. Écoles, commerces, médecins et pharmacies sont présents dans la commune voisine.

Description

En sillonnant les routes du pays ornais vallonné et très boisé, la propriété se dévoile à distance, à mi-versant du coteau. Dès l'approche du mur d'enceinte sur la route, elle est complètement masquée. Un portail imposant s'ouvre sur une allée ombragée et bordée d'anciennes écuries transformées en habitation et d'un étang alimenté par une source.
Un manoir, dit logis prieural, une grange aux dîmes, un pressoir et un logis de ferme forment une cour carrée au bout de l'allée d'accès. Une chapelle est accolée au pignon nord du manoir. Légèrement en retrait, un bâtiment à usage de gîte.
Fondé au 10ème s., sur des terres données par un seigneur local, le sieur Gautier, à l’abbaye de Jumièges, le prieuré fut implanté au cœur du domaine reçu et contribua à la mise en valeur d’une région jusque là inculte, couverte de forêts de chênes. En 1267, l’archevêque de ROUEN, Eudes RIGAUD, en visite pastorale, est reçu par deux moines et note un revenu annuel de 140 livres qui fait de Crouptes (ancien nom de Crouttes) un prieuré financièrement aisé. Les bâtiments n'en sont moins en piteux état. C’est probablement à partir de cette époque que furent construits, vers la fin du 13ème s., la chapelle, la grange dîmière, le mur d’enceinte.
A la fin du 16ème siècle, le domaine s’étendait sur près de 860 ha et le prieur ne résidait plus à Crouptes, l’administration étant confiée à un receveur, sorte de métayer laïque au service de l’abbaye. A la Révolution, le receveur acquit le domaine mis en vente comme bien national et la propriété resta dans les mains de la même famille jusque dans les années 1980.

Le manoir du 18ème s.

Il a été édifié en 1771. Ses façades sont en grès ferrugineux, dit pierre de Roussier, pierre de pays et briques. Le plan est rectangulaire avec un avant-corps central dont les baies s’alignent verticalement sur les deux niveaux. La toiture à quatre pans est en ardoise naturelle. Les menuiseries de bois peint ou verni des ouvertures sont en parfait état d'entretien.
Une rénovation complète a été opérée il y a une vingtaine d'année. Equipements techniques, isolation, chauffage central au gaz (2016) et plancher chauffant électrique au rez-de-chaussée sont en parfait état.


Rez-de-chaussée
Une double porte en chêne s'ouvre sur un hall d’entrée central au sol de dalles de pierre blanche au bas de murs lambrissés et tendus de tissu. Un tournant à rampe en fer forgé mène à l'étage.
L'entrée, assez grande pour avoir son petit salon, dessert un autre salon très lumineux par sa triple exposition puis une salle à manger qui communique avec le salon et la cuisine. Même décoration, murs tendus de tissu ou revêtus de lambris, plafonds moulurés à corniche et sols de marbre gris et blanc ou ou de dalles en pierre blanche.
La cuisine, aménagée et équipée, est très fonctionnelle et spacieuse, 26 m² environ. La décoration allie tradition et modernité avec des tomettes hexagonales anciennes sous des poutres apparentes, une imposante cheminée de cuisson en pierre et brique.

Premier étage
Un palier central et un long dégagement desservent trois chambres avec chacune sa salle de bain ou salle d'eau avec toilettes. Toutes sont baignées de lumière par les fenêtres qui donnent sur le jardin. Les sols sont recouverts de moquette et les murs revêtus de tissu. Les poutres apparentes des plafonds sont peintes.
Deuxième étage
Légèrement mansardé, cet étage d'une surface au sol de 100 m² environ est accessible par un escalier large et dérobé menant vers un long dégagement. Il comporte trois chambres, une lingerie et une salle de bain avec toilettes. Les sols sont recouverts de moquette, les murs de papier peint, hormis la pièce d'eau dont le sol est carrelé et les murs revêtus de faïence.

La chapelle du 13ème s. ISMH

Ses façades sont en grès ferrugineux ou pierre de Roussier, une pierre de pays. Une charpente ancienne porte une toiture à deux pans de tuiles plates.
L'entrée se fait par cinq marches en pierre. L'intérieur aux murs chaulés est illuminé par la lumière extérieure qui passe par une baie gothique dont le remplage dessine deux fenêtres géminées séparées par une lancette, et un oculus. Le plafond voûté est lambrissé en voligeage jointif et couvre-joint apparent.
Le sol est recouvert de tomettes rectangulaires de terre cuite.
L'ensemble de l'édifice a été restauré. Le clocheton en bardeaux de châtaignier qui surmonte le faitage est postérieur à la construction.
Assez étonnante sous la chapelle, une cave semi-enterrée est accessible de l'extérieur.
La surface extérieure au sol est de 63 m² environ et de 42 m² environ pour l'intérieur.

L'ancienne boulangerie du 18ème s.

Elle est édifiée en colombages sur soubassement en pierre de Roussier et sous une toiture à deux pans en tuiles plates de terre cuite. L'ancienne boulangerie du 18ème s. a été transformée, et partagée en habitation et pièces de service. La partie service est composée d'une buanderie, d'une laverie, d'un office et de toilettes privées. Le tout pour une surface de 50 m² environ sous un grenier aménageable de 35 m2.
Rénovation complète récente (équipements techniques, isolation, chauffage électrique).


Rez-de-chaussée
L'entrée se fait dans une salle de séjour. La cuisine est en enfilade. Une chambre est accompagnée de sa pièce d'eau. Toilettes séparées.
Un escalier en bois mène à l'étage.
Le salle de séjour est réchauffée par une grande cheminée adossée au mur qui masque la cuisine. Pans de bois muraux et poutres apparentes se combinent avec des murs revêtus de tissu tendu. Plafonds à solives apparentes. Sols recouverts de carrelage moderne.
Premier étage
Desservi par l'escalier, le palier mène à trois chambres dont deux en enfilade et une salle de douche avec toilettes.
Les pans de bois muraux et les poutres apparentes s'harmonisent comme au rez-de-chaussée avec la décoration des murs peints et des plafonds à solives apparentes. Sols couverts de moquette ou carrelage.

L'ancienne laiterie du 18ème s.

Les façades sont en colombages sur soubassement en pierre de Roussier.
Une maison d'habitation a été aménagée dans l’ancienne laiterie datant du 18ème s. sur une surface habitable d'environ.
Rénovation complète récente (équipements techniques, isolation, chauffage électrique).


Rez-de-chaussée
La distribution de ce logis présente l'avantage d'un rez-de-chaussée accessible à tous, avec la chambre (avec salle de douche) donnant directement sur l'extérieur.
Sols carrelés, murs et plafonds peints aux poutres de bois apparentes.
Combles
L'étage mansardé se compose, autour d'un palier, de deux chambres. Les murs sont peints, le sol recouvert de moquette.

L'ancien pressoir des 14ème et 15ème s. ISMH

L'ancien pressoir édifié aux 14ème et 15ème s. est inscrit à L’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
La construction a traversé les siècles grâce à une architecture massive de pierre et de bois de charpente aux dimensions hors norme. Les colombages au remplissage à la chaux, sous une toiture à deux pans très hauts en tuiles plates de terre cuite, confèrent au bâtiment un style normand.
Il est adossé à un édifice en pierre de deux niveaux qui abritaient un grenier sur des cellules monastiques transformées en chambres et salle de réception. L'architecture de l'ensemble est imposante.


Bâtiment de réception
L'ancien pressoir a été transformé en salle de réception autour de la presse à cidre et présente une belle surface pour combiner restaurant et bar.
Sous la charpente apparente, le volume de la pièce impressionne. Les détails architecturaux du pressoir ont été mis en valeur. Le colombage en pignon est paré de vitrage en remplacement du torchis : la lumière du jour illumine ainsi la salle.
Une cuisine professionnelle complète l'aménagement du lieu.
Rez-de-chaussée
Deux chambres ont été aménagées dans les anciennes cellules monastiques.
Chacune possède sa salle de douche avec toilettes. Les sols anciens sont en tomettes carrées ou en dalles de pierre, les murs en pierres apparentes ou revêtus de tissus tendu. Les plafonds ont conservé les poutres maîtresses et les solives apparentes. La cheminée en pierre d’origine est monumentale. La belle porte d'entrée en chêne rappelle le passé monacal des pièces.
Premier étage
Situé au dessus des chambres d'hôtes, l'étage est accessible sur la façade nord par un large escalier extérieur en bois avec palier protégé par un auvent.
Derrière une lourde porte en chêne, une salle de réception de 95 m2 environ.
Volume imposant sous un plafond cathédrale. Sol recouvert de tomettes carrées anciennes. Une partie mezzanine est accessible par un petit escalier sous lequel a été installé un bureau.
Chauffage par plancher chauffant électrique.

La grange aux dîmes du 13ème S. ISMH

Elle aussi en grès ferrugineux dit pierre de Roussier, ses murs gouttereaux sont flanqués de contreforts. La surface au sol est de 448 m². La toiture à deux pans est en tuiles terre cuite. Le bâtiment en entier est une de salle de réception de 360 m² environ, au sol en terre battue, recouvert partiellement d’un parquet en chêne et de plaques de bois aggloméré.
Une imposante charpente apparente en chêne repose sur des piliers posés sur des socles en pierre. Le volume est exceptionnel dans cette grange chauffée par un système à air pulsé.
L'entrée charretière fut murée au 19ème s., ce qui a reporté les accès sur des portes piétonnes. Des baies géminées en haut des pignons apportent un éclairage naturel.
Un bâtiment abritant deux garages est accolé au pignon ouest.

Les anciennes écuries du 18ème et 19ème S.

Transformées en pièces de réception et boutiques sous deux chambres d'hôtes, les anciennes écuries ont des façades de grès ferrugineux, ponctuées de chaînes en brique. La toiture à deux pans est en petites tuiles plates de terre cuite.
La surface habitable est de 225 m2 environ partagée entre le rez-de-chaussée et l'étage.
Grâce à une rénovation complète le bâtiment est en parfait état (équipements techniques, isolation, chauffage central au gaz ).


Rez-de-chaussée
L'entrée, au centre de l'édifice, distribue une vaste salle de réception avec cuisine et une pièce dédiée à la vente de produits locaux. Un escalier à deux volées en bois, datant du 18ème s. mène, à l'étage. Des commodités pour les visiteurs sont disponibles à proximité.
Les sols sont en tomettes carrées anciennes, les murs peints ou couverts de lambris muraux de chêne comme dans la boutique. Cheminée en marbre blanc.
Premier étage
L'étage semi-mansardé comprend un large palier central desservant deux vastes chambres avec leurs salles de bains et toilettes séparées, chacune faisant 50 m².
Leur décoration est similaire avec un plafond laqué sur des murs revêtus de tapisserie. Une moquette couvre les sols des chambres et un carrelage celui des pièces d'eau.

Les jardins

Plusieurs atmosphères ont été créées pour le bonheur du promeneur. L'ancienne cour de ferme carrée au pied du manoir, plantée d’arbres bicentenaires, s’ordonne autour d’une mare circulaire centrale qui a conservé son esprit champêtre : canards et plantes vivaces s'y côtoient.
Un jardin d’agrément a été aménagé à l’est et au sud du manoir, avec vue dégagée sur un vallon en contrebas et le petit village à l’horizon. Le jardin descend jusqu’à un étang au pourtour briqueté, alimenté par une source et que des nénuphars décorent.
Au nord du manoir, plusieurs autres jardins voisinent, créés il y a une vingtaine d’années avec haies de charmilles taillées :
- un jardin de simples de tradition médiévale,
- un jardin à l’anglaise autour de deux pièces d’eau,
- une roseraie crée par Louis Benech, avec bassins briquetés en cascade, haies et buis taillés,
- un petit verger,
- un théâtre de verdure composé de charmilles,
- un jardin japonais,
- un jardin d'iris,
- un jardin sauvage autour d'une pièce d'eau.

Ce que nous en pensons

Ici des hommes ont prié et surtout travaillé pendant des siècles. Il reste, rénovés, beaucoup des bâtiments qui correspondaient aux travaux et aux jours des occupants : pressoir, boulangerie, laiterie etc. Il faut dire que les architectures de départ étaient non seulement harmonieuses mais solides. La conservation des éléments anciens n'a pas été sacrifiée à une rénovation quasi générale. Dans l'Histoire, visiteurs, fidèles, pèlerins, ouvriers agricoles ont été hébergés en ces lieux. Aujourd'hui l'accueil y est devenu une vocation : les grandes salles, les nombreuses chambres ont trouvé ainsi une nouvelle vie. En regardant autour d'eux, les hôtes ont le spectacle de toutes sortes de jardins différents façonnés à leurs pieds, puis, plus loin, celui de grands bois sur les vagues du relief. Il est permis de trinquer à tant de beauté : une licence de boissons de 4ème catégorie est proposée.

1 300 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 704737

Surface cadastrale 2 ha 22 a 17 ca
Surface du bâtiment principal 450 m2
Surface des dépendances 1100 m2

Responsable régional
Ouest Basse-normandie


Brune Boivieux       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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