édifice religieux à vendre bassin lorrain crusnes

Au cœur du bassin minier de Lorraine,
l’église en acier des «hommes du fer» classée MH
Metz, MEURTHE-ET-MOSELLE lorraine 57000 FR

Situation

Entre Luxembourg - la ville est à 33 km - et la métropole de Metz à 50 km par autoroute et l’A4.
Paris est à 325 km environ par l'A4;
Au départ de la gare de Metz-Ville, de nombreux TGV quotidiens rallient la capitale en 1h30.
Enfin, les liaisons internationales sont assurées par l’aéroport international du Luxembourg tout juste distant de 37 km.
Metz, centre économique et ville universitaire, a vu sa vocation culturelle fortement affirmée avec l’ouverture du Centre Pompidou Metz, spécialisé dans les œuvres des 20ème et 21ème siècles, qui draine une nombreuse clientèle venue de la région comme de tous les pays voisins. Le centre ville historique de Metz-Ville, largement sauvegardé, vient encore renforcer cette vocation grandissante.

Description

Le bassin minier lorrain et l’industrie sidérurgique qu’il a suscitée dès le début du 19ème siècle ont toujours été marqués par une alternance de périodes fastes et de périodes de crise. Les hommes ont cependant toujours repoussé les perspectives d’un déclin possible en imaginant, proposant et développant des idées et des solutions nouvelles. C’est dans ce contexte industriel, social et humain que s’inscrit l’édifice que nous présentons ici.
En 1937, confrontée au marasme de la Grande crise, la compagnie Wendel de Hayange, propriétaire de la Société des mines de fer de Crusnes, cherche de nouveaux débouchés pour sa production d’acier laminé. L’empire colonial français offre d’immenses perspectives. La société développe alors le concept d'une église en préfabriqué tout en fer, dont les éléments seraient tous laminés et préparés en usine, expédiés sur site et montés un peu comme un meccano avec l’aide d’une main d’œuvre locale non spécialisée, permettant aux missionnaire de créer rapidement et aisément de nouveaux lieux de cultes sur le continent africain.
En vue de valider ce concept, la cité minière de Crusnes fut choisie comme site témoin pour l'assemblage du premier édifice de pré-série.
Les artisans de cette construction seront Claude Robbe et Alphonse Fenaux, architectes de la société De Wendel, alliés pour sa réalisation à la société jurassienne Fillod dirigée par Fernand Fillod.
Fernand Fillod avait mis au point et breveté en 1928 le système du « panneau acier » simplement constitué de deux plaques de tôle réunies par des entretoises, l’espace créé entre elles étant rempli d’isolant. Ce système de préfabrication en usine devait permettre d’industrialiser le processus de construction de nombreux bâtiments : maisons, écoles , hôpitaux, cités ouvrières, etc.
La démarche de Fernand Fillod s’inscrit dans l’histoire de l’architecture française en parallèle de celle de Jean Prouvé, qui se fixera des objectifs comparables avec ses maisons en aluminium.
C’est dans ce contexte que l’église Sainte-Barbe de Crusnes est érigée entre 1937 et 1939. La Seconde Guerre mondiale survenant peu après l’achèvement des travaux, l'édifice religieux restera à la fois unique au monde et emblématique du bassin sidérurgique lorrain.
Classée Monument historique en 1990, l’église dédiée à la patronne des mineurs a fait l’objet en 1997 d’un programme de restauration lourd et complet : thermolaquage de tous les panneaux de tôle, remplacement des panneaux de tôle extérieurs par des neufs et remplacement, comme isolant, du laitier de haut-fourneau d’origine par de la laine de roche. Enfin, l’église a été repeinte d’un beau gris clair qui se détache loin sur l’horizon.

L’église

Elle est construite au centre de la petite cité minière, en son point le plus élevé. De plan rectangulaire avec son imposante nef centrale d’une hauteur de 11,50 m pour 30 m de longueur et 10 m de large, elle est flanquée de deux bas-côtés de moindre hauteur, qui forment saillies de part et d’autre sur plus des trois-quarts de sa longueur. En façade, sur le parvis, un clocher-porche bien proportionné marque l’entrée de l’édifice et, à l’extrémité opposée, une abside discrète souligne l’emplacement du chœur de l’église.
L’ensemble de l’édifice avec ses volumes rectangulaires, le dessin de ses ouvertures et une frise sommitale en « bâtons » qui ceinture la nef centrale constitue un exemple de style typiquement Art Déco correspondant à l’époque de sa construction.
L’intérieur surprend par ses proportions harmonieuses, la douceur de la lumière qu'y déversent les larges et hautes verrières perçant la nef sur toute sa longueur, et une décoration à la fois sobre, élégante et imprégnée par l’esprit de l’époque.
Les jeux de lumière occasionnés par les verrières hautes disposées sur les côtés de la nef, par la baie octogonale du clocher-porche et par la grande verrière du chœur impriment sur le plafond, le sol et les murs des lueurs aux nuances bleutées, ocres ou carmin qui ravissent le visiteur.
La grande verrière du chœur, qui représente Sainte-Barbe, a été réalisée par les ateliers Mauméjean de Paris d’après un carton d’Hélène Delaroche, peintre lorrain. Elle apporte au chœur des tonalités chaudes qui forment un heureux contraste avec le gris habillant l’ensemble de l’édifice. Sainte-Barbe, qui se tient au centre de la verrière et sur toute sa hauteur, apparaît à la fois en retrait et en surplomb d’une grande croix métallique monumentale érigée au-dessus du maître-autel. Elle semble ainsi présenter à l'humanité le Christ souffrant comme objet de vénération. De part et d’autre du chœur, deux bas-reliefs ornent les murs qui ferment les bas-côtés latéraux. L’un en particulier, plein d’humanité, traduit l’invocation faite à Notre-Dame, la mère du Christ, de protéger les mineurs du Bassin lorrain.
Courant sur tous les murs des bas-côtés, un chemin de croix attire l’attention par le recours qui y a été fait à des pierres brunes sobrement sculptées et éclairées par quelques rares rehauts de couleur dorés ou bleu pastel.
La tribune qui se dresse à l’entrée de l’église, en forme de demi-ellipse, vient rompre les lignes de fuite dominantes de la nef et constitue, en outre, un merveilleux point de vue pour apprécier la perspective et la grande verrière du chœur.
Enfin, un ensemble de peintures de Nicolas Untersteller, connu en particulier pour les nombreuses fresques qu'il a réalisées dans d’autres édifices religieux tel Saint-Pierre de Chaillot à Paris, ornait l'église avant sa restauration. Elles ont été déposées et entreposées dans un site extérieur mais sont destinées à réintégrer l'église pour lui rendre tout son décorum d’origine.

Ce que nous en pensons

Rarement le qualificatif « d’unique » nous est apparu plus approprié pour décrire un bâtiment. Par les matériaux employés, par la place qu'elle occupe dans le domaine industriel comme dans celui de l’architecture, par son style Art-Déco si particulier et par son enracinement profond dans le contexte social et humain de toute la région, l’église en fer de Sainte Barbe de Crusnes est on ne peut plus singulière.
La vaste surface au sol qu’elle représente, soit quelque 500 m², laisse entrevoir un vaste éventail de possibilités d’aménagement et d’utilisation : centre d’exposition, salle de concert, atelier d’artiste, médiathèque ou centre culturel pourraient donner une nouvelle vie à ce lieu toujours empli d’une lumière apaisante et inspiratrice.
L’édifice se détache au loin sur l’horizon, posant d’emblée qu’il n’émarge pas au registre de l'anonymat ou de la banalité.
Pour ce motif et pour le très fort attachement qu'elle suscite dans toute la région, l'église appelle l'ambition d'une âme forte et passionnée qui saura se porter à sa rencontre.

Vente en exclusivité

280 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 478673

Surface cadastrale 100 m2
Surface du bâtiment principal 500 m2

Responsable régional
Vosges et Plateau Lorrain


Gilles Larosée       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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