En Finistère sud, dans la ville aux trois ports,
la maison de maître d'un industriel de la pêche
Douarnenez, FINISTERE bretagne 29100 FR

Situation

Sur le littoral breton, desservie à moins de vingt cinq kilomètres par un aéroport et une gare TGV, la cité de taille moyenne bénéficie de la proximité des services de Quimper, la préfecture du département. La ville, dite des "Penn Sardin", tient son appellation du premier rang qu'elle occupait en France au 19ème siècle dans le domaine des activités de pêche et de conservation de la sardine. Aujourd'hui, les pêcheurs ont laissé place aux plaisanciers mais l'environnement naturel et bâti est resté particulièrement authentique. Riche de nombreux reliefs, la cité portuaire offre à celui qui la parcourt la découverte toujours renouvelée de perspectives lointaines et d'échappées vers la mer.

Description

A moins d'une encablure des quais, légèrement en recul sur une place, la demeure cossue et son jardin sont abrités des regards par les murs qui les entourent. Elle est un témoignage de l'époque où vingt-six conserveries employaient près de trois mille ouvrières et où il était d'usage pour les industriels d'afficher leur réussite par la construction de somptueuses résidences à proximité du centre de l'activité commerciale urbaine, mais à l'écart de l'habitat populaire. Ainsi, la demeure se donne à voir, séparée de la ville par un muret de pierre surmonté d'une demi-grille ouvragée. Un portail en fer forgé ouvre sur une allée qui aboutit au perron principal de la demeure. Le long d'une voie latérale, une porte de service aménagée dans le jardin d'hiver permet un accès secondaire.

La demeure

Edifié à la fin des années 1800, l'immeuble s'élève sur trois niveaux. Les murs sont en maçonnerie de pierre et enduit. Ils sont couvert d'une toiture à quatre pans en zinc à joint debout. Les façades sont régulièrement ordonnancées de baies mises en valeur par des encadrements de pierres saillantes, tout comme l'est le volume principal par des chaînes d'angle. Un jardin d'hiver est accolé et vient conforter son statut de résidence bourgeoise.


Rez-de-chaussée
Au delà d'un perron formé de trois larges marches de pierre, la porte d'entrée ouvre sur un lumineux vestibule qui distribue les pièces de réception et le bureau. Le salon de réception communique avec la salle à manger par une haute porte à double battant. Cette seconde pièce dispose d'un accès vers le jardin par une porte-fenêtre qui ouvre sur un petit perron latéral. Le vestibule d'honneur mène également à un hall secondaire qui abrite la cage d'escalier. Equipé de placards il dessert la cuisine et le bureau décoré de lambris de sous-bassement et d'une cheminée en boiserie de chêne. Un dégagement permet d'accéder à la fois à un dressing précédant une salle d'eau équipée de toilettes et à l'escalier qui dessert caves et sous-sol.
Premier étage
Un large escalier aux marches de bois, éclairé d'une haute fenêtre, mène à un vaste palier équipé de placards. A ce niveau, deux anciennes chambres de maître ont été réunies en une pièce unique. Une porte-fenêtre ouvre sur un balcon qui surplombe l'entrée du logis. Deux autres chambres, et leur salle d'eau indépendante, sont de part et d'autre.
Deuxième étage
Ce dernier niveau, qui abritait autrefois les chambres de la domesticité, a été réaménagé. Le vaste palier est équipé de placards comme au niveau inférieur. Il distribue quatre chambres lumineuses, toutes complétées d'une salle d'eau communicante.
Les caves
Elles occupent l'intégralité de l'emprise de l'immeuble principal et communiquent par le soubassement ouest du logis avec le logement annexe situé le long de la rue latérale.

Le jardin d'hiver

Pour la bourgeoisie du 19ème siècle, il était en vogue d'exposer espèces nouvelles et exotiques issues d'expéditions lointaines qu'un statut économique privilégié permettait d'imaginer ou d'entreprendre concrètement. Avec l'industrialisation, l'évolution des techniques de construction avait rendu avait rendu possible en parallèle l’édification de bâtiments d'un genre nouveau appuyés sur l'utilisation du fer et du verre. Cette architecture a pris son essor et cohabité communément avec les modes de constructions plus classiques.
Ainsi en est-il du jardin d'hiver qui dialogue ici harmonieusement avec la maison de maître. Elevé en pierre le long de la voie de desserte latérale, il réserve à la ville un mur aveugle seulement percé d'une porte de service. La structure de la charpente métallique en carène inversée n'est plus garnie des verres originels. Ils ont été remplacés par des lattes de bois.

Le logis annexe

La propriété fut agrandie dans la seconde moitié du 20ème siècle par la création d'un logement indépendant. De plain pied et accolé à la façade ouest de la maison de maître, sa porte d'entrée a été aménagée sur sa façade le long de la rue. On peut aussi néanmoins y accéder à travers le jardin le long de la façade sud, au-delà du perron à double volée de la salle à manger. Le jardin bénéficiant d'une déclivité naturelle, ces locaux communiquent avec l'entresol et les caves de l'habitation principale. Le logement comporte quatre pièces distribuées par un couloir traversant. Le séjour et la cuisine sont ouverts vers le jardin, les deux chambres sont situées côté rue.

Ce que nous en pensons

Si le temps a laissé son empreinte sur la pompe d'autrefois du logis bourgeois, restent intacts néanmoins comme à lire un manuscrit à l'encre passée, l'harmonie du rythme de composition des vides et des pleins des façades, l'équilibre des volumes, la justesse des proportions, la qualité des matériaux mis en œuvre. Tous éléments qui font d'une construction une architecture. La demeure endormie en son jardin de ville appelle certes un rafraichissement mais ses qualités patrimoniales, tout autant que sa localisation, permettront à ses nouveaux occupants d'y inventer et ancrer un usage d'aujourd'hui.

860 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 700752

Surface cadastrale 680 m2
Surface du bâtiment principal 295 m2
Nombre de chambres 9
Surface des dépendances 70 m2
dont aménagées70

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Conseiller
Pays de Cornouaille


Isabelle Pessemier +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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