À l’intérieur des remparts d’Avignon, dans un îlot de verdure,
un paradis des oiseaux avec sa maison de ville et sa maison d’amis
Avignon, VAUCLUSE paca 84000 FR

Situation

À proximité immédiate de la porte Saint-Roch, dans le quartier éponyme (jadis bourg des miracles, entourant une chapelle dédiée à la Vierge et consacrée en 1327 par le pape Jean XXII), la propriété est située au cœur d'un îlot urbain prisé pour son calme.
À un jet de pierre de toutes les commodités (gare, commerces, activités culturelles à proximité immédiate), elle s’étend entre deux rues peu passantes à l’écart des grands axes. Une poterne au couchant permet de gagner rapidement le Rhône et ses rives.
La ville d'Avignon possède un aéroport, deux gares, dont une TGV et depuis peu un tramway fort apprécié contribue à désengorger le centre historique et à le relier aux faubourgs hors les murs.

Description

La propriété qui s'étend du levant au couchant entre deux rues est issue d'un remembrement de deux fonds distincts réunis autour d'un paradis botanique à l'ombre de son platane centenaire et de ses peupliers abritant une multitude ornithologique.
Sous la canopée, la propriété se découvre en autant de clos verdoyants, l'un ordonné et planté de buis (discret hommage au jardin des Minimes dont le couvent occupait jadis les lieux), le suivant à l'allure romantique avec sa terrasse et sa treille offrant une perspective vers un jardin d'agrumes, et enfin le dernier aux accents orientaux avec son bassin telle une une oasis en terre pontificale.
Côté ville, la maison affiche une élévation externe d'une grande simplicité, percée de baies soigneusement alignées et à peine troublée par une modeste niche contenant une vierge à l'enfant. Elle appartient à un tènement d'habitations construites à l'emplacement de l'ancien couvent des Minimes. Sur cour, elle offre en revanche un visage plus opulent avec sa terrasse à balustres en poire surmontée d'une tonnelle et son élévation en pierre de taille. Cette façade dissimule également plus difficilement les anciennes trace du couvent qui voisinent avec des sous-œuvres modernes. La couverture à deux versants est de tuile canal avec un avant toit à triple génoise.
La maison d'amis qui borde la voie publique de l'autre rive de l'îlot des Miracles est issue quant à elle d'une reconstruction à l'emplacement d'un atelier qui occupait une large partie du sol rendu aujourd'hui à la nature. Simple bâtiment d'un seul niveau, avec sa large baie de jour et sa porte de garage sur rue, elle affiche elle aussi une élévation sur le jardin plus avenante, percée de généreuses portes-fenêtres. La toiture à deux versants asymétriques se prolonge vers le jardin par une treille recouverte de glycines.

La maison de l'Observance

Orientée au levant sur la rue éponyme, sa façade est percée d'une porte piétonnière et de trois hautes baies flanquées de volets : une au rez-de-chaussée et deux au premier étage, dans l'alignement des percements en dessous. Au couchant face au jardin, l'élévation externe est percée d'une large baie et d'une porte-fenêtre au rez-de-chaussée surmontées à l'étage de deux baies identiques à celles de la rue. L'habitation est légèrement surélevée par rapport au niveau de la chaussée et plus encore de celui du jardin, de sorte qu'une terrasse occupe la toute la façade ouest et que trois degrés permettent de rejoindre le jardin.


Rez-de-chaussée
De plan sensiblement carré, la maison occupe un segment de l'ancien cloître dont elle conserve les épais murs à l'est et à l'ouest. Au rez-de-chaussée, trois pièces (un double séjour et une cuisine) sont aménagées en éventail autour de la cage d'escalier construite dans l'angle sud-est de la maison. Les murs sont peints de couleurs franches et les plafonds blancs sont discrètement soulignés de fines moulures de gypse à peine troublés par la présence de boîtes à rideau. Les sols sont recouvert d'un dallage de pierre à cabochon contemporain s'accordant parfaitement avec la mise en œuvre de matériaux anciens à l'instar d'un beau manteau de cheminée en bois et d'une variété multiple de carreaux de faïence des 17ème et 18ème siècles.
Premier étage
De plan sensiblement identique au rez-de-chaussée, le premier étage contient une bibliothèque avec une cheminée en marbre, éclairée par une fenêtre côté sur rue; une chambre à coucher possédant également une cheminée et orientée à l'ouest sur le jardin; et enfin une salle d'eau avec bain, douche et cabinet de toilette. Les mêmes couleurs vives recouvrent les murs, contrastant avec les plafonds et les planchers peints en blanc.
Combles
Le plan du dernier niveau de la maison aménagé sous les combles diffère des précédents puisque les parties les plus basses ont été aménagées en remises. Une vaste pièce à usage de chambre à coucher s'étend sous la panne faîtière et est éclairée par une baie percée dans le pignon nord, surplombant des toitures voisines en direction du palais des Papes. Une salle de bain avec cabinet de toilette occupe l'angle sud d'est dont la toiture marque un léger ressaut équipé de fenêtres.
Sous-sol
Si les soubassements de l'ancien couvent semblent avoir disparu, une unique et petite cave allongée occupe le volume sous la terrasse. Elle est accessible par un escalier percé dans le petit côté au nord.

La maison d'amis

Éclairée tout comme sa voisine au levant et au couchant, elle est en revanche encore davantage tournée vers le jardin à l'est puisqu'elle ne dispose à l'ouest que d'une grand baie de jour et d'une porte de garage en bois. L'élévation externe sur rue témoigne de son usage passé d'atelier. La maison est en effet issue d'une reconstruction à partir d'un vaste entrepôt dont elle n'a conservé qu'une petite surface au sol. Côté jardin, la façade est percée de deux larges portes-fenêtre et de la porte d'accès à l'ancien garage.


Rez-de-chaussée
Ce niveau est en réalité le seul véritable étage de la maison puisqu'il occupe les trois-quarts du volume et de la surface au sol de la maison. Une vaste et haute pièce unique à usage de séjour avec une cuisine ouverte a été aménagée directement sous la charpente avec sa ferme apparente et ses pentes recouvertes de lambris. Les murs et la sous-face de la toiture sont recouverts de blanc, rehaussés par un tapis de tommettes en terre cuite au sol. Une salle de douche avec cabinet de toilette occupe l'angle sud-ouest du volume tandis qu'au nord, le bâtiment abrite à ce niveau un ancien garage assurant la circulation actuelle entre la rue et le jardin.
Etage
Depuis le séjour, un escalier permet de gagner un long balcon. Une porte centrée sous la panne faîtière permet de gagner l'unique chambre à coucher éclairée par une fenêtre de toit.

Le jardin, l'orangerie et le bassin d'agrément

Oasis intra-muros à l'abri des regards, le jardin est à peine trahi depuis la ville par la présence des hautes futaies s'élevant au dessus des bâtiments. Il s'étend entre les deux maisons, d'est en ouest avec un léger appendice au nord, bordé d'une simple construction à usage de remise et de jardin d'hiver d'un seul niveau avec sa toiture à versant unique. Percé de trois baies largement vitrées et orientée au midi, il fait face à un modeste parterre découpé de buis, blotti entre les limites séparatives avec fonds voisins et s'ouvrant au sud sur le jardin d'agrumes.
Vers le couchant, le jardin se prolonge au-delà d'un mur de clôture percé d'une porte en fer forgé à l'image qui ouvre sur clos luxuriant avec en son centre un bassin semi-enterré à usage de piscine.

Ce que nous en pensons

Si la toponymie d’un lieu est parfois trompeuse, l’observance est ici celle du miracle qui se produit au-delà des murailles. Elles conservent depuis plus de sept siècles le caractère sacré omniprésent. Dans son ouvrages Les délices de l'Italie, Jean-Louis Vaudoyer écrivait en 1924 : « La beauté et le pouvoir des grandes œuvres classiques tiennent autant à l'observance des lois qu'aux libertés secrètes et involontaires que ces œuvres prennent avec elles. », si l’œuvre doit ici davantage au temps et aux nécessités des hommes qu’au génie créateur originel, la main d’un homme a su y redessiner les contours du beau et y recréer un sanctuaire pour le repos de l’âme.

Vente en exclusivité

1 370 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 919871

Surface cadastrale 693 m2
Surface du bâtiment principal 260 m2
Nombre de chambres 3
Surface des dépendances 23 m2

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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