maison de caractère à vendre calvados

Dans le Calvados, à 9 km de la mer, une minoterie «merveilleuse» et sa villa anglo-normande
abritant un moteur Ruston & Hornsby et une turbine Francis en état de marche
Bayeux, CALVADOS basse-normandie 14400 FR

Situation

Paris est à 260 km par l’A13 et se rejoint en deux heures de la gare de Caen à 22 km. Bayeux, à 11 km, propose lycées, grands commerces et toutes les infrastructures utiles. Les commerces de proximité sont dans un village à 3 km.
La minoterie est au sein d'un village préservé, abritant châteaux, prieurés et demeures de caractère. Une petite rue descend vers la rivière et les prairies. Elle devient une impasse et dessert la partie industrieuse du village et ses maisons d’ouvriers.

Description

La minoterie est construite autour d’une cour fermée sur un côté par une villa anglo-normande prolongée à l’arrière par un jardin d’agrément. Jardin, villa et minoterie sont longés par le bief. La cour est fermée par une très large grille de fer forgé de conception Eiffel et ses décorations de l’école Guimard.
En retour d’équerre de la villa, le bâtiment accueille la turbine Francis qui, grâce à sa production d’électricité hydraulique, assure 100 % du chauffage de la villa. A ses côtés, le moteur Ruston & Hornsby restauré est désormais capable de mettre en branle toutes les machines de la minoterie qui s’empilent sur quatre niveaux. Dans le prolongement, les bâtiments abritent les machines qui permettent à la farine de poursuivre son chemin jusqu’à des silos, des magasins et des chambres de mises en sac.
En angle droit, une grande salle de transit surmonte des pièces à usage d’ateliers et de garages.
Un logis indépendant, une écurie, des garages ferment la cour.

La Minoterie

Le moulin

L'origine de ce moulin remonte à l'époque du Conquérant. Au début du 19e s., racheté par une famille de meuniers, des bâtiments sont ajoutés, du matériel moderne installé. Au 20e s., la turbine Francis est installée précédant de peu le puissant moteur Ruston.
L'automatisme devient roi. Sur quatre niveaux, les courroies percent les murs et les planchers, font trembler les marches, entraînent les machines. Les grains sont nettoyés, séparés, mouillés. Broyeurs, convertisseurs et claqueurs entrent en jeu. La farine passe de vis en élévateurs et de toboggans en encoffrements. Tamisée, ensachée, pesée, elle termine son chemin vers les grandes chambres de stockage.

Le bief

D'une longueur de 750m, le bief, creusé à mains d'hommes et empierré, s'étend de part et d'autre de la minoterie. En amont, l'ouvrage de dérivation est piloté par un système automatisé de manœuvre des vannes depuis un smartphone. Le canal d'amenée aboutit à un dégrilleur hydraulique, une goulotte de dévalaison et des vannes ainsi qu'une passe à poissons (truites de rivière notamment). C'est à cet endroit que la turbine Francis entre en jeu. Le bief se poursuit par un canal de fuite et un bras de décharge.

Les dépendances

Dans le prolongement de la partie industrielle de la minoterie, un ancien logement de trois pièces (d'une surface d'environ 60 m2), avec cheminée, dalles de pierre et carreaux de terre cuite au sol et des ouvertures vers le bief et la cour se situe au rez-de-chaussée.
Les bâtiments à l'opposé de la villa anglo-normande sont constitués au rez-de-chaussée, de garages et d'ateliers d'une surface d'environ 240 m2 avec de larges baies de style industriel et portes cochères vers un parking à l'extérieur de la minoterie.
Le second niveau est longé par une coursive à laquelle on accède par un escalier en bois. Elle dessert une grande salle d'une surface d'environ 112 m2 avec une hauteur sous faîte de 7m ainsi que deux pièces en enfilade d'une surface d'environ 72 m2 qui sont situées dans le bâtiment en retour d'équerre fermant la cour.
Un grand garage de 84 m2 ainsi que trois autres pièces à usage de garage et d'ateliers (environ 35 m2) composent le rez-de-chaussée de ce dernier bâtiment.

Le moteur Ruston & Hornsby

10 tonnes cuirassées, 100 ch prêts à être libérés, le moteur est le cœur de la minoterie. Dans son écrin carrelé, éclairé par la lumière traversant une rotonde de verre qui surplombe le bief, il patiente, faussement relâché.
C'est un moteur de fabrication anglaise installé en 1936. Il a fonctionné jusqu'à l'arrêt de la minoterie en 1975.
Restauré, huilé, chouchouté, il redémarre en 2016.

La turbine Francis

Installée en 1929 par la Société Hydromécanique de Toulouse, cette turbine d’une puissance de 60 ch a été restaurée et remise en état de marche. Mue par l'énergie hydraulique, elle assure une production de 12 kWh et permet l’autonomie énergétique de la villa anglo-normande en termes de chauffage.

La villa anglo-normande

La villa montre un double visage : industrieux côté cour, raffiné côté jardin.
Côté cour, la façade est uniforme et percée d’ouvertures. Le premier niveau est composé de pièces destinées au fonctionnement de la minoterie. Un escalier en colimaçon en fer, dans un angle de la cour, permet d’accéder au rez-de-chaussée de la maison.
Côté jardin, la façade est évidemment plus rieuse. Les pans de bois, apparents au premier niveau et peints d’une couleur bleue, surmontent un mur de moellons enduits. Les ouvertures du rez-de-chaussée sont en anse de panier. Une terrasse longe un bow-window, la porte d’entrée et une porte-fenêtre. Un escalier en pierre permet d’y accéder. Trois des cinq ouvertures du second niveau sont des portes-fenêtres précédées d’un balcon en bois. Le toit à trois pans est de tuile plate. Il est percé de lucarnes et de trois fenêtres passantes surmontées d’un toit de tuile à deux pans.
La restauration de la villa, effectuée par un ancien élève de l'école Boulle, a été faite dans les règles de l'art. Tous les éléments d'origine ont été conservés, jusqu'aux radiateurs et leurs décorations sculptées.


Niveau de soubassement
Les quatre pièces de ce niveau ne sont accessibles que de la cour et étaient destinées au fonctionnement de la minoterie. Un bureau, éclairé par une large ouverture horizontale, est figé dans le temps. La décoration est inchangée : carreaux de ciments au sol et carrelage décoré aux murs. Les coffre-forts, dont un mural, sont encore présents ainsi que les rayonnages supportant les archives de la minoterie.
A la suite, une pièce accueille des éléments de chauffage et d'eau de la villa.
La chaudière et le circuit d'électricité de la turbine Francis sont dans la pièce attenante.
La dernière pièce est à usage d'atelier.
Rez-de-chaussée
Du jardin, un escalier permet d'accéder à une terrasse. Une double porte-vitrée ouvre sur un hall et son escalier en bois. En face, une porte donne accès à un petit lieu privé. Deux portes dans le hall ouvrent sur deux salons. Les murs sont plaqués de lambris de soubassement. le sol est un parquet à points-de-Hongrie. Des moulures décorent le plafond. Un mur du grand salon est décoré d'une cheminée en pierre avec un cœur de briquettes. Il est largement éclairé par un bow-window côté jardin et deux grandes baies côté cour. Un office sépare ce salon de la cuisine pavée d'un dallage contemporain. Sa surface lui permet d'accueillir une grande table en son centre. Elle est éclairée par deux grandes baies et deux portes-fenêtre permettant l'accès, d'une part, à un escalier en fer en colimaçon vers la cour et, d'autre part, au jardin. A l'opposé de l'office, son jumeau fait office d'espace de rangement.
Premier étage
L'escalier débouche sur un palier éclairé par deux grandes baies. Ce palier dessert deux chambres et leur salle de bain complètes, d'une part, et, d'autre part, un couloir qui mène vers une troisième chambre. Le sol de ce niveau est un parquet de lames droites. Les plafonds sont décorés de moulures. Chaque chambre est notamment éclairée par une double porte-fenêtre qui ouvre sur un balcon en bois surplombant le jardin.
Deuxième étage
Ce niveau est légèrement mansardé et construit sur le même modèle que le premier étage. Le sol est un parquet de lames droites. Le palier dessert, d'un côté, une chambre éclairée par une baie et une double porte vitrée qui ouvre sur un petit balcon en bois. De l'autre côté, le couloir dessert deux chambres, dont les ouvertures sont des lucarnes sur le jardin, une salle de bain et des toilettes. Le couloir est éclairé par des lucarnes donnant sur la cour.
Le jardin
De plan rectangulaire, il est longé par le bief et largement ouvert sur les prairies avoisinantes. Deux grands ifs le toisent au milieu des pelouses. Il est habillé d'arbres fruitiers et d'arbustes de fleurs. Un petit pont en bois permet d'accéder à la berge opposée du bief.

Ce que nous en pensons

La magie imprègne ces lieux. Que ce soit celle des mots, des mécanismes, du labyrinthe de la machinerie ou de l'authenticité de la maison d'habitation. Et encore ces pièces qui s'imbriquent les unes dans les autres, ouvrant sur le bief, la cour, le jardin ou le paysage, qu'elles soient menues, gigantesques, dissimulées et manifestes. Ne reste alors que l'image d'un farfadet qui introduit délicatement quelques grains de blé d'un côté et qui s'échappe soudain en parcourant un labyrinthe parsemé d'obstacles pour tendre la paume et recueillir un nuage de farine.
Quant à la villa, la sérénité qui s'en dégage le doit tout autant à l'élégance de la restauration aboutie qu'à la perfection dans les détails.
Inscrite au patrimoine industriel du Calvados, la minoterie mérite de voir sa restauration poursuivie. Enfin, et non le moindre de ses atouts, l'indépendance énergétique de la villa anglo-normande confère à cette propriété une valeur environnementale unique.

Vente en exclusivité

790 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 418788

Surface cadastrale 4040 m2
Surface du bâtiment principal 300 m2
Surface des dépendances 600 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Responsable régional
Ouest Basse-normandie


Brune Boivieux       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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