Dans le Calvados, entre Bayeux et Caen et à 9 km de la mer,
une villa anglo-normande, un moulin et sa production d'électricité
Bayeux, CALVADOS basse-normandie 14400 FR

Situation

Paris est à 260 km par l’A13 et se rejoint en deux heures de la gare de Caen à 22 km. Bayeux, à 11 km, propose lycées, grands commerces et toutes les infrastructures utiles. Les commerces de proximité sont dans un village à 3 km.
Au sein d'un village préservé, abritant châteaux, prieurés et demeures de caractère, une petite rue descend vers la rivière. Elle devient une impasse et dessert la partie industrieuse du village et ses maisons d’ouvriers. La villa anglo-normande, adossée au moulin, est ouverte sur son bief et les prairies à jamais inconstructibles.

Description

La minoterie est construite autour d’une cour fermée sur un côté par une villa anglo-normande prolongée à l’arrière par un jardin d’agrément. Jardin, villa et moulin sont longés par le bief.
En retour d’équerre de la villa, le bâtiment accueille la turbine Francis, qui produit l'électricité, et sur quatre niveaux, la machinerie. Dans le prolongement, les bâtiments abritent silos et magasins. Un logis indépendant, une écurie, des garages, ainsi qu'une très large grille de fer forgé, ferment la cour. Les bâtiments, à l'opposé de la villa, sont isolés, sans ouvertures et ne font pas partie de la propriété. Les dépendances sur deux niveaux, composées de salles avec ou sans machinerie, ont une surface de presque 300 m².

La villa anglo-normande

La villa montre un double visage : industrieux côté cour, raffiné côté jardin.
Côté cour, la façade est uniforme et percée d’ouvertures. Le premier niveau est composé de pièces destinées au fonctionnement de la minoterie. Un escalier en colimaçon en fer, dans un angle de la cour, permet d’accéder au rez-de-chaussée de la maison.
Côté jardin, la façade est évidemment plus rieuse. Les pans de bois, apparents au premier niveau et peints d’une couleur bleue, surmontent un mur de moellons enduits. Les ouvertures du rez-de-chaussée sont en anse de panier. Une terrasse longe un bow-window, la porte d’entrée et une porte-fenêtre. Un escalier en pierre permet d’y accéder. Trois des cinq ouvertures du second niveau sont des portes-fenêtres précédées d’un balcon en bois. Le toit à trois pans est de tuile plate. Il est percé de lucarnes et de trois fenêtres passantes surmontées d’un toit de tuiles à deux pans.
La restauration de la villa, effectuée par un ancien élève de l'école Boulle, a été faite dans les règles de l'art. Tous les éléments d'origine ont été conservés, jusqu'aux radiateurs et leurs décorations sculptées.


Niveau de soubassement
Les quatre pièces de ce niveau ne sont accessibles que de la cour et étaient destinées au fonctionnement de la minoterie. Un bureau, éclairé par une large ouverture horizontale, est figé dans le temps. La décoration est inchangée : carreaux de ciments au sol et carrelage décoré aux murs. Les coffre-forts, dont un mural, sont encore présents ainsi que les rayonnages supportant les archives de la minoterie. A la suite, une pièce accueille des éléments de chauffage et d'eau de la villa. La chaudière et le circuit d'électricité de la turbine Francis sont dans la pièce attenante. La dernière pièce est à usage d'atelier.
Rez-de-chaussée
Du jardin, un escalier permet d'accéder à une terrasse. Une double porte-vitrée ouvre sur un hall et son escalier en bois. En face, une porte donne accès à un petit lieu privé. Deux portes dans le hall ouvrent sur deux salons. Les murs sont plaqués de lambris de soubassement. le sol est un parquet à points-de-Hongrie. Des moulures décorent le plafond. Un mur du grand salon est décoré d'une cheminée en pierre avec un cœur de briquettes. Il est largement éclairé par un bow-window côté jardin et deux grandes baies côté cour. Un office sépare ce salon de la cuisine pavée d'un dallage contemporain. Sa surface lui permet d'accueillir une grande table en son centre. Elle est éclairée par deux grandes baies et deux portes-fenêtre permettant l'accès, d'une part, à un escalier en fer en colimaçon vers la cour et, d'autre part, au jardin. A l'opposé de l'office, son jumeau fait office d'espace de rangement.
Premier étage
L'escalier débouche sur un palier éclairé par deux grandes baies. Ce palier dessert deux chambres et leur salle de bains complète, d'une part, et, d'autre part, un couloir qui mène vers une troisième chambre. Le sol de ce niveau est un parquet de lames droites. Les plafonds sont décorés de moulures. Chaque chambre est notamment éclairée par une double porte-fenêtre qui ouvre sur un balcon en bois surplombant le jardin.
Deuxième étage
Ce niveau est légèrement mansardé et construit sur le même modèle que le premier étage. Le sol est un parquet de lames droites. Le palier dessert, d'un côté, une chambre avec un point d'eau éclairée par une baie et une double porte vitrée qui ouvre sur un petit balcon en bois. De l'autre côté, le couloir dessert deux chambres, dont les ouvertures sont des lucarnes sur le jardin, une salle de bains et des toilettes séparés. Le couloir est éclairé par des lucarnes donnant sur la cour.
Jardin
De plan rectangulaire, il est longé par le bief et largement ouvert sur les prairies avoisinantes. Deux grands ifs le toisent au milieu des pelouses. Il est habillé d'arbres fruitiers et d'arbustes de fleurs. Un petit pont en bois permet d'accéder à la berge opposée du bief.

La turbine Francis

Installée en 1929 par la Société Hydromécanique de Toulouse, cette turbine d’une puissance de 60 ch a été restaurée et remise en état de marche. Mue par l'énergie hydraulique, elle assure une production de 12 kWh et permet l’autonomie énergétique de la villa anglo-normande en termes de chauffage.

La minoterie

Le moteur Ruston & Hornsby

10 tonnes cuirassées, 100 ch prêts à être libérés, le moteur est le cœur de la minoterie. Dans son écrin carrelé, éclairé par la lumière traversant une rotonde de verre qui surplombe le bief, il patiente, faussement relâché.
C'est un moteur de fabrication anglaise installé en 1936 pour remplacer la turbine. Il a fonctionné jusqu'à l'arrêt de la minoterie en 1975.
Restauré, huilé, chouchouté, il redémarre en 2016.

Le moulin

L'origine de ce moulin remonte à l'époque du Conquérant. Au début du 19ème siècle, racheté par une famille de meuniers, des bâtiments sont ajoutés, du matériel moderne installé. Au 20ème siècle, la turbine Francis est installée précédant de peu le puissant moteur Ruston.
L'automatisme devient roi. Sur quatre niveaux, les courroies percent les murs et les planchers, font trembler les marches, entraînent les machines. Les grains sont nettoyés, séparés, mouillés. Broyeurs, convertisseurs et claqueurs entrent en jeu. La farine passe de vis en élévateurs et de toboggans en encoffrements. Tamisée, ensachée, pesée, elle termine son chemin vers les grandes chambres de stockage.

Le bief

D'une longueur de 750m, le bief, creusé à mains d'hommes et empierré, s'étend de part et d'autre de la minoterie. En amont, l'ouvrage de dérivation est piloté par un système automatisé de manœuvre des vannes depuis un smartphone. Le canal d'amenée aboutit à un dégrilleur hydraulique, une goulotte de dévalaison et des vannes ainsi qu'une passe à poissons (truites de rivière notamment). C'est à cet endroit que la turbine Francis entre en jeu. Le bief se poursuit par un canal de fuite et un bras de décharge.

Les dépendances

Dans le prolongement de la partie industrielle de la minoterie, un ancien logement de trois pièces (d'une surface d'environ 60 m²), avec cheminée, dalles de pierre et carreaux de terre cuite au sol et des ouvertures vers le bief et la cour se situe au rez-de-chaussée. Il a été transformé en salle de machinerie et ne peut pas bénéficier d'un certificat d'urbanisme.
Dans la cour, une coursive accessible par un escalier en bois longe la partie de bâtiments murés. Elle dessert, d'un côté, les pièces de stockage, en enfilade, qui rejoignent le cœur de la minoterie. La coursive dessert de l'autre côté deux pièces en enfilade d'une surface d'environ 72 m² qui sont situées dans le bâtiment en retour d'équerre fermant la cour. Un grand garage de 84 m² ainsi que trois autres pièces à usage de garage et d'ateliers (environ 35 m²) composent le rez-de-chaussée de ce dernier bâtiment.

Ce que nous en pensons

Résidentiel et industriel. Un mariage sans faute, héritée d'un glorieux passé. L'ensemble a été assez parfaitement conservé à l'image du coeur vibrant de l'ensemble, une extraordinaire Rudson & Hornsby et ses 100 chevaux en parfait état de marche.
Quant à la villa, parfaitement restaurée et confortable, son indépendance énergétique l'inscrit dans une valeur environnementale unique.
Inscrite au patrimoine industriel du Calvados, la minoterie mérite de voir sa restauration poursuivie.

650 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 418788

Surface cadastrale 3080 m2
Surface du bâtiment principal 300 m2
Nombre de chambres 6
Surface des dépendances 300 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

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Pays d'Auge


Brune Boivieux +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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