Sur les traces de Rimbaud et de Verlaine,
un lumineux manoir et sa maison de gardien sur 2 ha de parc
Vouziers, ARDENNES champagne-ardennes 08400 FR

Situation

En Argonne ardennaise, à 2h30 de Paris, de Bruxelles et un peu moins de de 2h de Luxembourg.
À quarante-cinq minutes des maisons de Champagne et leurs vignobles, dans les environs de la ville de Reims, avec ses 200 km de caves souterraines, un labyrinthe historique creusé à l'époque gallo-romaine où sont élaborés les plus grands crus de champagne du monde.
Des paysages vallonnés, forêts, pâturages ainsi qu'un riche patrimoine des 16ème et 17ème siècles (châteaux et abbayes) en font une région attrayante, insuffisamment connue.
À la périphérie d'un bourg d'environ 4.000 habitants, avec hôpital local, écoles, collège, lycée, commerces de proximité, supermarchés, cinéma et bibliothèque, il est proche du Parc Naturel Régional des Ardennes (117 000 hectares) ainsi que du parc Argonne Découverte.
La gare ferroviaire fermée depuis 1969, vit partir, le 23 août 1891, pour la dernière fois, appuyé sur ses béquilles, le poète Arthur Rimbaud.
En 1885, la ville possédait un établissement pénitentiaire où Paul Verlaine y fut emprisonné durant un mois, à la suite d'une plainte déposée par sa propre mère pour avoir tenté de l'étrangler sous l'emprise de l'alcool.

Description

Masquée par la végétation, la propriété se situe à la sortie du bourg, sur un coteau. Seul un simple portail en bois ainsi qu'une petite maison de gardien en indiquent la présence.
Le manoir fut édifié en 1892 pour un éleveur de chevaux parisien soucieux de donner la possibilité à ses deux filles, de santé fragile, de passer du temps à la campagne.
Peu après, en 1896, André Maxime Loupot, artiste peinte, diplômé de l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris et élève de Léon Bonnat, en devient l'heureux propriétaire. Son épouse, Louise Loupot, qui fut également présidente de la Croix-Rouge, dirige alors avec fermeté les nombreux domestiques ainsi que le commerce familial dans le centre ville, pendant que son époux, toujours coiffé de son chapeau de paille et accompagné de son chevalet portable, sillonnait la région pour exécuter sur toiles, les paysages ardennais, verdoyants et paisibles.
Le manoir est demeuré dans la même famille depuis quatre générations.
Une allée carrossable monte et serpente à travers le parc pour atteindre le manoir, contournant une ancienne fontaine à restaurer. Son bassin était alimenté par un puits situé dans les bois, au fond du parc. Un ruisselet traversait alors la propriété.

Le manoir

Construit sur une terrasse bordée par une élégante ferronnerie, il tourne le dos à la propriété voisine et fait face au parc. Il s'élève sur caves voûtées sous combles percés de lucarnes. Une tour sur quatre niveaux, surmontée d'une toiture à coyau domine l'ensemble. La façade principale présente plusieurs décrochements avec un pavillon dont la couverture est ornée d'un petit oculus en zinc. Les chaînes d'angles, encadrements de baies à petits carreaux sont en pierre de taille et brique rouge. Les linteaux, légèrement cintrés, sont surmontés d'une pointe de diamant. L'enduit sombre qui recouvre la façade met en valeur les décors en brique et l'exubérance des avant-toits. Les persiennes se replient discrètement en fin de journée ou les jours d'été pour conserver la fraîcheur.
Un vaste garage surmonté d'une terrasse occupe une des extrémités.


Rez-de-chaussée
La double porte en chêne vitrée en partie à petits carreaux, et surmontée d'une imposte, ouvre sur un vestibule traversant. Le plancher de chêne posé à l'anglaise est en parfaite harmonie avec de surprenantes boiseries du 17ème siècle qui proviennent d'une ancienne commanderie d'origine templière de la région. Les hautes boiseries en chêne sculpté sont divisées en panneaux encadrés de moulures alternant avec des pilastres décorés de guirlandes de fleurs richement sculptées. Malgré une taque remarquablement ouvragée qui porte la date de 1712, la cheminée qui complète ce décor n'est pas fonctionnelle. Au fond, un petit boudoir avoisine le départ de l'escalier en chêne avec rampe en fer forgé de style Louis XVI qui s'élance vers l'étage. Quatre portes vitrées à petits carreaux biseautés distribuent, d'un côté, le salon et le bureau ; de l'autre, la salle à manger, le vestiaire avec toilettes, l'escalier de service et la descente de cave qui précède l'office. La cuisine communique avec ce dernier ainsi que la salle à manger. Le salon possède un plafond à corniche, des boiseries d'appui et une cheminée à décor floral sculpté dont le rétrécissement ébrasé est tapissé de carreaux de faïence. L'ensemble est surmonté d'un trumeau avec miroir. Le bureau avec lequel il communique a quant à lui des boiseries d'appui légèrement plus hautes, interrompues par une bibliothèque vitrée, des placards et une cheminée en marbre rose. La salle à manger reprend également les boiseries d'appui hautes, un plafond plus ouvragé de corniches formant caissons et une cheminée en pierre du 18ème siècle. Particulièrement lumineuse par la présence de trois baies, elle communique avec l'office aux boiseries d'appui peintes en blanc puis à la cuisine. Cette dernière occupe toute la profondeur de la bâtisse, bénéficiant donc de deux ouvertures. Malgré des allures résolument 80, elle a conservé ses carreaux de faïence mural bleu. Que ce soit dans les pièces de réception au sol couvert de moquette ou dans les pièces de service et la cuisine parés de linoléum, les planchers posés à l'anglaise ou les carreaux de ciment pourront réapparaître sans trop de difficulté.
Premier étage
Le palier est orné de toiles de l'artiste représentant le manoir et le parc avec, notamment, une représentation de la pièce d'eau, attestant donc sa présence au 19ème siècle. Il distribue cinq chambres (de 16, 24, 25, 32 et 37 m2) et un bureau qui possèdent un plafond simplement mouluré, des boiseries d'appui et des cheminées en marbre, toutes différentes. Deux des chambres ont un lavabo, deux autres, une salle de bain avec baignoire en fonte et boutons en forme de fleur ou, pour la seconde, une vaste salle de douche qui donne sur la terrasse au-dessus du garage. Les toilettes se situent à l'entresol de l'escalier de service. Un troisième escalier fait suite à une pièce restant à aménager. Il descend jusqu'au garage et accède également au second niveau du manoir.
Deuxième étage
Laissé à l'abandon depuis de nombreuses années et réduit à l'usage de grenier, il pourra garder cette fonction, ou bien être réaménagé en chambres comme à l'origine. En témoigne la présence d'une salle de bain ainsi que des pièces avec des cheminées en marbre. Son accès indépendant depuis le garage pourrait lui donner une fonction d'accueil d'hôtes. Le nombre de chambres supplémentaires pourrait être de six.

La salle de chasse

Elle est accolée à la tour du manoir.
Divisée en trois pièces dont la principale, d'environ 40 m2 est pavé de carreau de ciment sous un plafond voûté en bois remarquable.
Dans cette région particulièrement boisée et giboyeuse, elle devait accueillir les banquets de chasseurs ou bien, plus simplement, les jeux des enfants.

La maison de gardien

Elle se trouve le long de la route, en contrebas du manoir, elle possède son propre petit jardinet. À l'état d'abandon, elle nécessite une complète restauration intérieure. Sa surface est d'environ 45 m2.
Sa situation indépendante de la propriété en ferait un bien locatif de choix comme cela a été déjà le cas par le passé.

Ce que nous en pensons

Comme inspiré par le chalet de la Commission Impériale présenté lors de l'Exposition Universelle de 1867, l'architecture du manoir ne manque pas d'audace. Élégant, en position dominante, le dos aux embruns, en plein sud. Sa façade s'illumine aux moindres rayons de soleil.
Evidente liberté de création, qui se joue des proportions, des styles, des matériaux et des contrastes.
Il illustre parfaitement l'éclectisme pratiqué à cette période par un savoureux mélange de styles puisés dans le passé.
Ses intérieurs ont été dotés de moelleuses moquettes en vogue dans les années 80, elles pourront aisément être ôtées pour retrouver toute l'authenticité de ses planchers et carreaux de ciment.
Une véritable maison de famille, un refuge d'une grande douceur, où quatre générations s'y sont succédées, sans jamais la dénaturer.

Vente en exclusivité

490 000 € Honoraires de négociation inclus
460 000 € Honoraires exclus
Forfait de 30 000 € TTC à la charge de l’acquéreur


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Référence 951057

Surface cadastrale 2 ha 42 a 76 ca
Surface du bâtiment principal 643 m2
Surface des dépendances 100 m2
Nombre de chambres 6

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Responsable régional
Nord & Ouest Marne et Est de l'Aube


Florence Fornara +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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