En Pays-Bigouden, à quelques kilomètres des vagues de surf,
un manoir du 17ème siècle
, FINISTERE bretagne FR

Situation

À l'ouest de Quimper, la côte s’étend de la pointe de Penmarc'h à la Pointe-du-Raz. Ici, les terres côtoient la mer en promontoires rocheux et plages propices aux activités de glisse nautiques.
Sur un plateau légèrement vallonné, à l'écart du bourg, dans un bosquet, à mi-chemin de l'église communale et d'une chapelle classée MH, voici le manoir édifié en 1645 sur les restes d'un édifice seigneurial du quatorzième siècle dont il n'existe plus de trace.

Description

L'accès au manoir se fait par une allée rectiligne plantée de résineux, puis par un pont enjambant l'ancien vivier. Un portail flanqué de deux piliers de pierre ouvre alors sur une cour d'honneur où sont inscrits les us, ors et évènements dont il fut à la fois scène et acteur.
Étendu et remanié au dix-neuvième siècle, il est transformé en ferme en 1929. Il est inhabité depuis la fin du vingtième siècle et nécessite des travaux de rénovation importants (hors toiture et charpente du logis principal).
Les logis se présentent classiquement comme un ensemble orienté nord/sud auquel sont accolées des ailes en retour d'équerre à usage principalement de communs. Les surfaces utiles sont actuellement d'environ 500 m² auxquelles peuvent être ajoutées celles des combles aménageables pour environ 180 m². L'emprise au sol totale des communs non ruinés est de 500 m² environ. Leurs greniers sont de même susceptibles d'être aménagés.
La propriété comprend aussi un remarquable jardin, à usage de potager protégé par un mur de pierre.

Le manoir

L'ensemble met en scène, face à une cour d'honneur, une maison manoriale constituée de deux logis accolés. Le premier fut édifié au dix-septième siècle ; l'autre, au dix-neuvième. L'accès se fait par une allée arborée puis par un pont sur douves formant un ancien vivier.
Le corps de logis principal comporte deux niveaux sous combles aménageables. Il est constitué de pierre de taille en façade principale et de pierre de petit appareil à l'arrière. Suite à l'incendie advenu en 1985, sa charpente, sa toiture, ses planchers au premier et au second étage ont été reconstitués. Une tour octogonale adossée au nord de ce logis abrite un majestueux escalier en pierre. De même, au nord de ce logis, sont accolés divers édifices ruinés.
Un corps secondaire a complété l'ensemble d'origine au dix-neuvième siècle en son angle sud-est, il comporte de même trois niveaux utiles. Il n'a pas été affecté par l'incendie.


Rez-de-chaussée
Le rez-de-chaussée des logis présente en sa façade sud une fenêtre et cinq portes dont l'une, centrale, est en plein cintre. Un vestibule, départ d'un escalier enchâssé dans la tour, dessert trois pièces principales. Ces lieux sont actuellement principalement à usage de débarras agricole même si l'un d'entre eux a fait antérieurement office de cuisine. Les composants de modénature (encadrements de baies intérieures et extérieures, linteaux de portes) sont intacts, subsistent de même en bon état deux cheminées monumentales, les dalles du sol d'origine en pierre locale, les poutres du plancher du premier étage.

Premier étage
L'escalier de pierre du dix-septième siècle inscrit dans une tour octogonale accède à ce niveau. Celui-ci est couvert d'un sol neuf (en hourdis de ciment). Tout comme au rez-de-chaussée subsistent intangibles emmarchements, encadrements appuis et cheminées. C'est un escalier plus modeste, en bois, qui accède à la partie du logis datant du dix-neuvième siècle un couloir dessert deux pièces à usage ancien de chambre et une salle de bain. Le plafond de la chambre principale nécessite une réfection complète. Les lieux ne sont pas habitables en l'état.
Deuxième étage
Les marches de pierre inscrites dans la tour du dix-septième siècle semblent surdimensionnées et nous portent ainsi jusqu'au dernier niveau d'environ 170 m² qui, comme le niveau inférieur, est couvert d'un sol en hourdis de ciment et laisse aussi toute latitude d'aménagement et de cloisonnement. Sous toiture, dans le logis étendu au dix-neuvième siècle subsistent des aménagements anciens.

Les dépendances situées à l'ouest

L'ossature minérale d'un bâtiment de deux niveaux dont la toiture et les planchers sont ruinés se dresse dans l'angle sud-ouest. Il abritait à l'étage la chapelle du manoir et au rez-de-chaussée selon toute probabilité, des locaux de service. En son prolongement, se développe une aile de communs à usage agricole percée de trois ouvertures de même dimension dont une est une porte cochère. Comme pour les logis d'habitation, les lieux requièrent rénovation pour remédier aux dommages du temps.

Les dépendances situées à l'est

L'alignement des communs ouvre sur un petit jardin par trois piliers de pierre, marques d'un ancien portail avec porte piétonnière, débouchant sur un puits qui alimente le domaine. S'enchaînent ensuite, pour fermer la cour en contrepoint de l'aile ouest, d'autres communs : logements de palefreniers, écuries, grange. Les locaux sont à usage de remise agricole. Ils requièrent rénovation.

Les douves et la cour d'honneur

On accède à la cour d'honneur encadré par deux piliers majestueux édifiés au delà du pont de pierre jeté sur des douves. Ses proportions mettent en valeur avec grande justesse les volumes bâtis qui la ceinturent. Sa surface est de 1500m² en terre battue.
Les douves d'une emprise de 600m² sont alimentées par une source; elles constituaient par le passé le vivier du domaine.

Les jardins

Un passage cocher sous les greniers des communs de l'aile ouest mène de la cour d'honneur au jardin potager qui est d'une surface de 3.700 m². Adossé à l'ensemble manorial, il est ceint de murs de pierre en bon état en ses limites sud et ouest. C'est un lieu préservé de toute occupation.
À l'est, trois piliers de pierre marquent l'accès au jardin qui enferme le puits alimentant la propriété. Ce passage menait antérieurement à la cour de la ferme de la seigneurie qui ne fait désormais plus partie de la propriété.
Enfin, calé à l'abri du pignon sud de l'aile des communs, un dernier petit jardin flirte romantiquement avec les douves.

Ce que nous en pensons

Les lieux ont conservé peu de brillant des fastes d'antan. En revanche, leur harmonie, leur rigueur et leur authenticité demeurent inaltérées. Sont intactes et éloquentes les pierres et leur histoire, quelles soient cheminée, dallage, ou encadrement de baie.
Des travaux de rénovation, de reconstruction et de reconstitution s'imposeront aux futurs habitants des lieux afin de leur restituer leur splendeur d'origine. Travail de réappropriation et d'adaptation aux besoins d'aujourd'hui, tout en demeurant compatible avec la préservation du patrimoine architectural . Le gant à relever est de qualité.

583 000 € Honoraires de négociation inclus
550 000 € Honoraires exclus
6% TTC à la charge de l'acquéreur


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Référence 648584

Surface cadastrale 8738 m2
Nombre de chambres 1
Surface du bâtiment principal 500 m2
Surface des dépendances 500 m2

Responsable régional
Pays de Cornouaille


Isabelle Pessemier +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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