Dans le Calvados, à 3 km de Crèvecoeur-en-Auge et 20 km de Lisieux,
un imposant manoir à pan de bois dominant le bocage du Pays d'Auge
, CALVADOS basse-normandie FR

Situation

La propriété se situe à 215 km de Paris par l’autoroute A13 et 30 km de la côte Fleurie et ses cités côtières comme Cabourg, Houlgate ou encore Deauville. Lisieux, avec toutes les infrastructures utiles d’une ville de 20.000 habitants, est à vingt minutes. Sa gare permet de rallier Paris en 1h45. Le village et ses commerces de proximité sont à 3 km.

Description

A l’intersection d’une départementale et d’une communale, une allée bordée de grands arbres mène à la propriété. Elle y monte doucement, en traversant un petit bois, car l’ensemble seigneurial s’élève sur une éminence arrondie au milieu des prairies. D’un plan faussement carré, le manoir, un chartrier, une chapelle et deux bâtiments de grande longueur et leurs tours d’angle accolées entourent une cour. L’ensemble est cerné par les anciens fossés dont subsistent des douves enjambées par un pont qui se heurte à la grille d’entrée. A proximité, au sein d’une prairie ou d’un bois, des constructions sont à l’image du manoir et abritent étrangement écurie ou poulailler, une maisonnette au milieu des arbres du petit bois et encore un colombier.

Le manoir

Des ruines du temps de Jules César à une forteresse érigée juste avant le règne de Guillaume le Conquérant, d’importantes modifications ont été apportées au quinzième et au dix-huitième siècles pour voir s’élever le manoir d’aujourd’hui. A la fin de la seconde guerre mondiale, la propriété sert d’hôpital aux troupes allemandes et fait l’objet de durs combats lors de la bataille de Falaise. Sa reconstruction, commencée dès le lendemain de la guerre, a été achevée en 1952. Elle a permis l’extension de l’aile ainsi que le percement de nouvelles ouvertures.

Le manoir a été construit en forme de L composé d’un corps de logis et d’une aile en retour d’équerre. Sa construction est en pan de bois. Les soubassements sont soit de moellons entourés de pierre de taille, soit un mur alternant rangées de moellons et de pierre de taille qui façonnent également les angles des murs. Les toitures à deux pans sont en tuile ancienne. Le remplissage entre les colombages est un hourdis de briquettes ou de tuileaux. Ils ont souvent été disposés de façon à représenter des motifs géométriques. Les ouvertures sont nombreuses, leur encadrement est sculpté. Des sablières forment un encorbellement. Certaines se terminent par un engoulant. Deux fermes de pignon sont débordantes et recouvertes d’une essentage en châtaignier tandis que la partie haute du pignon arrière est un essentage d’ardoise. Le manoir est précédé d’une terrasse pavée de granit rose de Ploumanac’h.


Les caves
Elles sont accessibles depuis un escalier en pierre dissimulé derrière une porte dans la grande pièce d'entrée. Cet entrelac de couloir, de dégagement et de caves abrite notamment la buanderie et la chaufferie.
Rez-de-chaussée
Il est percé par de nombreuses ouvertures : fenêtres de grande hauteur et portes vitrées. De la terrasse, une des portes ouvre sur une vaste pièce pavée de grandes dalles carrées. Les poutres et solives et certains pans de bois sont apparents. Une cheminée en pierre de taille décore un mur. La sévérité de ses lignes géométriques est compensée par la dalle de foyer en brique brune formant un arrondi. Deux piliers en bois supportent une poutre et séparent deux baies d'un côté et deux portes vitrées de l'autre. Un escalier en bois, avec rampe et balustres sculptés, emmarchements pavés du Pré d'Auge en carreau ciment et poteaux de départ surmontés d'une boule de bois à pan coupé mène à l'étage. Vaste, large, colossal et monumental sont quelques-uns des adjectifs qui s'imposent dans cette pièce. Une porte à côté de la cheminée permet d'accéder à une cuisine entièrement carrelée et son accès vers l'extérieur. A l'opposé, une porte ouvre sur un grand salon. Les murs et le plafond dont recouverts d'une peinture claire. Le sol est un parquet de style Versailles. La lumière pénètre par de nombreuses ouvertures. Un mur est orné par une cheminée en marbre. Les embellissements sont semblables dans une chambre à l'arrière du salon. La salle de bain entièrement carrelée est des plus complètes.
Premier étage
L'escalier débouche sur un palier qui dessert d'un côté un second salon de réception et une chambre en arrière et, de l'autre, deux chambres en enfilade.
Ce second salon est également très largement éclairé. Sa décoration est plus boisée, les piliers, poutres et solives sont apparents. Le sol également est pavé de carreaux de terre cuite anciens enchâssés dans des cadres de bois. Les piédroits, le linteau, la hotte de la cheminée sont en pierre de taille. La rectitude des lignes est adoucie par la dalle de foyer arrondie en brique à l'instar de celle de la pièce d'entrée.
Le sol de la chambre à l'arrière du salon est un parquet Chantilly. Le bois est également présent sur les murs et au plafond. Une cheminée contemporaine en brique et pierre sculptée apporte quelque minéralité. Une porte ouvre sur une salle de bain dont les murs sont carrelés.
De l'autre côté du palier, deux chambres en enfilade précèdent une salle de bain. Poutres, solives et colombages décorent la première ainsi qu’un parquet Versailles et une cheminée en pierre sculptée.

Deuxième étage
Ce niveau est légèrement mansardé. L'escalier de bois débouche sur un palier qui dessert deux greniers en enfilade d'un côté et une succession de trois dégagements de l'autre. Ils mènent à trois chambres, une salle de bain et deux salles d'eau et des débarras. Les dégagements peuvent être parquetés en mixant style Versailles et Chantilly, ou même de lame droite... Les colombages, poutres et solives ont été parfois laissés apparents.
Combles
Accessible par un escalier de service en bois, cette succession de quatre greniers est totalement mansardée. Le sol est un dallage de carreau ancien. Des greniers sont isolés tandis que la charpente d'autres est apparente. Les greniers sont tous éclairés par des ouvertures dans les pignons ou des lucarnes.

Les deux bâtiments longs et leurs tours d'angle

Ils délimitent l'enceinte du château et étaient à l'origine longés par les douves. Trois tours rondes sont accolées à leurs angles extérieurs.
L'un deux est prolongé par un bâtiment en retour d'équerre près de la grille d'entrée.
Ils sont de facture identique : à l'intérieur de la cour, murs en colombages avec hourdis de briquettes et tuileaux sur un soubassement de briques de Saint-Jean. Les toits de tuiles plates sont à demi-croupe. Murs et couvertures sont percés de nombreuses ouvertures. A l'extérieur, les murs sont en brique et épaulés par des contreforts. Le mur extérieur du bâtiment situé à l'ouest, là d'où viennent les vents dominants, est recouvert d'un essentage de tuiles rectangulaires cloutées en cinq points.
L'un deux ne comporte qu'un seul volume jusqu'à la charpente apparente. Le second, qui comporte deux niveaux, abrite un logement de fonction à une de ses extrémités.
Les tours sont construites en brique. Des pierres de taille entourent les ouvertures. Leur toit en poivrière est en tuile plate.

La chapelle

La chapelle est dédiée à Saint-Nicolas dont le culte en Normandie serait antérieur aux invasions scandinaves. Les origines de la chapelle remontent au douzième siècle. Elle a été donnée en aumône perpétuelle à l’abbaye de Sainte-Barbe-en-Auge détruite à la révolution. Elle a été l’objet de nombreux contentieux entre les propriétaires successifs du château et les religieux. Après plusieurs reconstructions et déplacements, elle a trouvé son emplacement définitif en 1745.
Inventaire, supplique, procès-verbal et autres requêtes la concernant sont conservés dans le chartrier.
Les murs sont construits en brique de Saint-Jean et recouverts d’un toit à croupe ronde de tuile plate. Les encadrements des ouvertures et les angles des murs sont en pierre de taille.
A l’intérieur, la charpente est apparente. L’autel est construit en colombage avec des pavés du Pré d’Auge. Deux vitraux ont été réalisés par un artisan céramiste représentant sainte Jeanne de Chantal et saint Nicolas.

Le chartrier

Les fossés secs qui l'entourent ont été dégagés il y a quelques dizaines d'années. La base du chartrier a ainsi été mise à jour ; ronde, c'était les fondations d'une tour à l'instar des trois autres. Une tradition raconte que, sous Louis XIII, seuls les châteaux royaux pouvaient posséder quatre tours. Les murs sont en brique de Saint-Jean recouverts partiellement d'un enduit. Ils sont coiffés d'un toit en poivrière de tuiles plates percé d'une lucarne. Des contreforts coiffés de petits toits en escalier participent à la forme particulière du chartrier de plan partiellement polygonal. Une porte ouvre sur un escalier en pierre qui s'enfonce vers des oubliettes oubliées. Quelques marches mènent à un perron couvert d'un auvent. Un escalier en pierre à colimaçon dessert la salle des chartres, à mi-étage des toilettes, puis une chambre, sa cheminée et un point d'eau. Les pièces sont pavées de tomettes anciennes.

Le colombier et les bâtiments annexes

A l'extérieur des anciennes douves, un colombier a été érigé au milieu d'une prairie. De forme polygonale, il est coiffé d'un toit en poivrière percé d'une lucarne et recouvert de tuile plate. Ses murs sont en pan de bois enserrant un hourdis de briquettes. Le toit est surmonté de qui ressemble à un campanile.

Non loin, une construction reprend les codes du manoir. Colombages et hourdis de briques sur un soubassement de moellons. A mi-hauteur, une demi-toiture de tuiles plates en forme d'auvent court sur les quatre côtés de la maison. Les murs du second niveau sont en brique. Un pignon est recouvert d'un essentage de bois percé de quatre petites ouvertures sous une ferme débordante.

Dans le petit bois précédant l'arrivée au manoir, une autre construction, sur pilotis cette fois-ci, reprend encore les fondamentaux des constructions du domaine : colombages, hourdis de briques, ferme débordante et toit de tuile plate.

L'environnement naturel

Un bois recouvre la partie ouest de la motte sur laquelle est posé l'ensemble seigneurial. Il la protège des vents dominants. Dans la cour, un sequoia surplombe les bâtiments. A l'arrière du manoir, des ormes surmontent une butte qui abrite l'ancienne glacière. Au sud et à l'est, des prairies descendent doucement. Elles sont comme une liaison avec le paysage bocagais qui se déploie.

Ce que nous en pensons

Architecture typique et gastronomie, d’une façon générale, mais aussi haras prestigieux et célèbres châteaux du moyen-âge, d’un point de vue proche, voilà la typologie du territoire. Autant que les montées et descentes, virages et courtes lignes, parsemés de Lieu, Cour, Haut, Bas et autres Mesnils, L'appartenance à ce pays est encore affirmée par l'harmonie architecturale de l'ensemble des constructions. L'espace est solidement défini. Le temps s'écoulera élégamment.

2 800 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 486978

Surface cadastrale 10 ha 72 a 57 ca
Surface du bâtiment principal 550 m2
Surface des dépendances 1100 m2
Nombre de chambres 7

Responsable régional
Caen et sa région


Yann Campion +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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