manoir à vendre près de saint-malo

Aux portes de Saint-Malo, sur 1,4 ha entièrement clos de murs,
une malouinière du 18ème siècle d'environ 300 m², inscrite MH, avec toutes ses dépendances
Saint-Malo, ILLE-ET-VILAINE bretagne 35400 FR

Situation

Proche de Saint-Malo et des commerces et services, à quelques encablures de la Rance et des plages entourant la « Cité des Corsaires ». À 65 km de Rennes et 55 minutes par le train.

Description

La malouinière est située dans un angle formé par deux routes. Des prairies et des champs bordent les deux autres côtés. Elle s’inscrit dans un rectangle. Une cour est bordée par un portail d’entrée encadré de piles de pierre ornementées avec, de part et d’autre, latrines et bûchers, dans un angle. Le manoir et les communs se font face. La cour est fermée par un fruitier et une souillarde en retour d’équerre.
À l’arrière des communs, la basse-cour, avec son étable, est également ceinte de murs. Le pigeonnier y est inséré. Une ouverture donne à l’extérieur des murs vers un parc de stationnement, le petit bois et un bassin à chevaux entourée de pelouses.
À l’intérieur des murs, un bâtiment à usage de fournil et aussi de buanderie est placé au milieu du jardin arboré, des carrés potagers et des vergers. L’immense verrière est accolée contre un mur non loin de la malouinière et, au fond du parc, les deux pavillons jumeaux occupent les angles.

La demeure

Les malouinières appartiennent au répertoire architectural 18ème siècle français. Elles se multiplient en une période très courte grâce aux richesses accumulées par les négociants et armateurs malouins. Propriétaires d’hôtels particuliers dans la vieille ville, leurs maisons des champs, sobres aussi par leurs dimensions, permettaient de recevoir et aussi, de se retirer.
Ces espaces de villégiature éphémère sont d’implantation discrète et entourés de hauts murs. Le jardin y est indissociable avec carrés potagers et verger, étable et basse-cour. La polyculture familiale en est la fonction principale pour rapporter les provisions à Saint-Malo intra-muros. Ainsi que le pigeonnier d’ailleurs : la poste de l’époque. Aujourd’hui,112 malouinières ont été recensées par les monuments historiques.

La maison

La malouinière date de 1720. Les murs sont en moellon de schiste granulitique local sous enduit à la chaux. Le granit de Chausey a été réservé aux éléments fondamentaux pour souligner la composition architecturale, notamment sur la façade sud, comme le bandeau horizontal qui sépare les niveaux, les chaînes d’angle en pierre de taille montée en bossage ou encore la corniche de toiture.
Le corps principal est flanqué de deux ailes, les lucarnes sont à l’aplomb des ouvertures, le toit d’ardoise à quatre pans est à forte déclivité, en croupe (construite par des charpentiers de marine). Il accueille les hautes cheminées à épaulement et les épis de faîtage en plomb.


Rez-de-chaussée
Deux salles de réception sont situées dans le corps principal. Quatre portes-fenêtres permettent d’y accéder des deux côtés de la demeure. Leur sol est un parquet de larges lames droites de chêne. Les quatre portes dans les angles sont surmontées d’un panneau sculpté. La décoration du salon est plus sophistiquée. Les murs sont lambrissés et peints. Des corniches entourent le plafond à caissons. La cheminée est en marbre sombre tandis qu’elle est en granit dans la salle à manger.
Dans les ailes, une bibliothèque et la cuisine sont précédées d’un escalier menant à l’étage et aux combles.

Premier étage
Le sol de toutes les pièces est un parquet de larges lames droites de chêne. L’escalier en bois débouche sur un palier qui dessert deux chambres. L’une donne sur la cour, l’autre sur la façade principale. De cette chambre, avec ses murs lambrissés et sa cheminée en bois fermée par des panneaux, on accède à la chambre principale en traversant un garde-robe. La cheminée est en marbre, les placards intégrés dans le mur ont gardé leurs rangements d’origine et elle est éclairée par deux larges baies sur chaque façade. Une ouverture débouche sur un escalier qui dessert, à mi-palier en descendant, une quatrième chambre et une salle de bain avec toilettes. Au bas, la cuisine.

Combles
Ils ont récemment été aménagés en logement indépendant. Une pièce de séjour avec une cuisine ouverte dessert deux chambres et une salle d’eau.

Etable transformée en maison d'habitation

Edifiée vers1820, tombée en désuétude, elle a été réhabilitée à partir de 1975 pour devenir une petite maison familiale. Elle est construite en moellon de schiste et son toit d’ardoise est à quatre pans. Elle borde l’un des côtés de la basse-cour dont elle est isolée par une haie. Sur cette façade, deux extensions largement vitrées ont été ajoutées et encadrent une terrasse dallée de large pierre. De l’autre côté, le principe est le même. Les extensions encadrent une ouverture surmontée d’un auvent qui débouche à l’extérieur des murs d’enceinte sur la pelouse entourant le bassin à chevaux. Enfin, une ouverture de la pièce de vie débouche directement dans la verrière destinée à des cactées.


Rez-de-chaussée
La pièce principale, et la cuisine ouverte en son centre, déborde sur une extension. Les murs sont chaulés et le sol est dallé de large pierre. Une porte basse ancienne débouche sur un appentis logé dans une extension. Les deux autres extensions font office de chambre et de salle d’eau.
1er étage
Un escalier en pierre débouche sur une large surface mansardée et fermée par des portes vitrées. Au delà, c’est une mezzanine qui plonge sur la pièce de vie.

Les anciens communs

Ils datent de 1755. Contrairement à l’architecture sobre et militaire des malouinières, la composition architecturale des communs révèle un souci de jouer avec le manque de recul de la cour par un effet de trompe-l’œil et de perspective.
Il s’agissait à l’origine de remise à calèche, d’écurie, de cave à usage de cellier et garde-manger, du logement à pressoir (on faisait du vin à l’époque). À l’étage : un grenier à foin, des pigeonniers et deux chambres pour les saisonniers.
Aujourd’hui, Les communs abritent un grand logement.


Rez-de-chaussée
Quatre pièces en enfilade occupent ce niveau. Leur sol est dallé de large pierre contemporaine. Les murs sont recouverts de larges lames de bois, décorés de peintures ou encore leurs moellons sont apparents. Une cuisine ouverte a été insérée dans la première pièce éclairée par une large baie.

Premier étage
L’escalier en bois débouche sur une pièce de distribution. Une salle de bain et une chambre sont à l’opposé d’un couloir qui dessert deux autres chambres. Le long de ce couloir, les panneaux en bois dissimulent ce qui était l’endroit pour dormir du garçon de ferme avec son accès dans le sol vers les écuries.

Le fournil, la buanderie, et le puits

Ils ont été restaurés et remis dans leur état d’origine en 1998 d'après des photos d'avant-guerre. L’ancienne buanderie accueille en son centre le puits daté de 1746. L’autre partie du bâtiment accueille au rez-de-chaussée la cheminée et le four à pain. Un escalier débouche sur une petite chambre et un grenier à fagots.

Les pavillons jumeaux

Ils ont été édifiés en 1756. L’un d’entre eux servait de petite écurie pour un âne (utile aux travaux du jardin), et à l'étage, un fenil est accessible par une terrasse. Le second abrite un oratoire.

La verrière de cactées rares

Elle a été construite au 19ème siècle. Longue de 26 m, large et haute de plus de 5 m, elle abrite plus de cinq-cents espèces de cactées et de plantes succulentes originaires de tous les pays tropicaux. Certains spécimens sont issus de celles rapportées en France par un contre-amiral vers 1820. D’autres sont des boutures de boutures qui ont été rapportées dans la première moitié du 19ème siècle par des capitaines et armateurs malouins.

Le parc, les jardins potagers et le verger

La façade sud de la malouinière est bordée par des parterres à la française. Puis, jusqu’au fond du parc, la fonction originelle du jardin au 18ème siècle a été restaurée : les carrés potagers de jardiniers côtoient le verger.

La bassin à chevaux

Il a été construit en 1734. C’était à l’origine un abreuvoir-lavoir qui servait à tout le village et aux fermes environnantes. Il se trouve en-dehors de la propriété. En forme d’arc de cercle, il est entièrement pavé et en pente d’une profondeur de 2,50 m. Il est alimenté par le drainage du jardin et une source ne dépassant pas les 11°.

Les sabords pour jouer aux corsaires

Voici un édifice véritablement étrange et surtout véritablement unique. Une construction de granit sans toiture et ayant une forme très particulière. Il s’agit très vraisemblablement d’un bateau de pierre pour que les enfants de l’armateur puissent se familiariser, voire s’entraîner au maniement ou tout au moins à l’environnement du pont d’un navire avec sabords, canons et une petite barre à roue. Construite pour que les enfants de la maison viennent y jouer… au « corsaire ».

Ce que nous en pensons

La vie des corsaire a façonné cette propriété. Cette « maison de plaisir » (tel était le sobriquet des malouinières) résonne comme un havre de paix à côté du tumulte de la cité des corsaires. Dans ses murs, la mémoire est si présente, que le passé est comme aboli. Ses traces demeurent cependant enfouies dans la terre, dans les archives ou dans les pierres. On se souvient alors de ces Messieurs de Saint-Malo, leur bravoure et leurs exploits sur les mers. Cette demeure est le complément essentiel de leur épopée. Secrète et protectrice, chaleureuse et confortable, raffinée et reposante. À quelques pas des murs d'enceinte de la cité corsaire, l'instant ralentira encore et encore.

1 895 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 691238

Surface cadastrale 14005 m2
Surface du bâtiment principal 278 m2
Surface des dépendances 262 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Responsable régional
Basse-normandie


Yann Campion       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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