monument historique à vendre bords du lot

Sur les bords du Lot, en Aquitaine, en attente d'une importante restauration,
une abbaye bénédictine inscrite Monument Historique
Tonneins, LOT-ET-GARONNE aquitaine 47400 FR

Situation

La petite ville à laquelle l'abbaye donna naissance longe le Lot, où des plages ont été aménagées. Elle est riche de ses belles maisons médiévales à pans de bois. Des commerces et un marché actif lui apportent l’essentiel du quotidien. Agen, avec sa gare TGV, son aéroport, comme l’entrée sur l’autoroute A, ne sont qu’à une demi-heure de voiture. La région présente des visages variés pleins de séduction : les coteaux du Quercy, la Dordogne, toute proche, la riche vallée de la Garonne.

Description

Située au bord du Lot, en position dominante, elle fut bâtie au début du 11ème siècle. Enjeu des conflits qui ravagèrent l’Aquitaine, elle fut détruite par les Cathares au 13ème siècle, puis par les protestants, au 16ème.
À cette époque, l’armée royale s’en empare et c’est alors qu’elle entre dans l’histoire : Henri IV donne une partie de ses revenus au Chapitre du Latran. C’est aussi depuis cette époque que le président de la République française porte le titre de « Chanoine honoraire du Latran ».
Restaurée au 17ème siècle, elle est vendue comme Bien National à la Révolution. Devenue lycée, elle est rachetée, dans les années 60, par des particuliers et tombe peu à peu dans l’oubli.

L'ensemble des bâtiments

Les hauts murs de l’abbaye longent une place où se situe l’église dont elle dépendait. Deux grands portails de fer y donne accès. Le plus proche de l’église ouvre, par un passage voûté, sur la cour du cloître qui a été préservée. Nous sommes ici dans la clôture monastique : deux galeries forment un angle dont les hautes arcades de briquette à claveau de pierre bordent un jardin clos. Le mur de l’église adjacente forme le troisième côté. Le quatrième a disparu mais pourrait être évoqué par des arceaux avec des plantes grimpantes. Du jardin central ne reste plus que le puits, la végétation ayant repris ses droits. Le pavage d’une des deux galeries du cloître a conservé ses anciens carreaux de terre cuite ; l’autre a été cimentée.

Bâtiment d'accueil

Une grande aile perpendiculaire à l’abbaye, en ouest, a été construite sur des fondations sans doute anciennes.
Les nécessités de notre époque ont destiné ce bâtiment à un usage commercial : un lieu d’accueil avec vente d’objets souvenirs, billetterie etc. Il occupe toute la surface du rez-de-chaussée qui ouvre sur le jardin par trois portes-fenêtres et deux fenêtres. Un escalier de bois monte au premier étage qui présente la même configuration en espace ouvert.

Aile perpendiculaire au Lot

Deux grandes pièces traversantes au plafond lambrissé ouvre sur le parc donnant sur la place. L’allée, qui crée une perspective, est encore marquée par quatre grands tilleuls.
De ce côté, un préau à arcades de brique et pierre, pavage de terre cuite, fait toute la longueur du bâtiment. À son extrémité, la tour ronde marque l’angle avec l’aile qui surplombe le Lot.
Au-dessus du toit de ce préau, la façade du logis et ses six fenêtres à encadrement de pierre se détachent sur le bâti ancien de brique.


Premier étage
Une grande pièce palière ouvre sur deux salles qui se situent à l’aplomb des deux hautes pièces traversantes de l’aile d’arrivée. Il y reste, sous forme de décors médiévaux, les vestiges d’une exploitation anciennement à vocation « culturelle » de l’abbaye. Les proportions demeurent authentiques et laissent imaginer un emploi plus respectueux de ce lieu monastique.
Tout en bout de cette aile, un escalier récent dessert un appartement créé pour un gardien.
À ce niveau, trois pièces avec une salle de bain.
Au rez-de-chaussée, deux grandes pièces, cuisine, salle de bain avec toilettes.

Aile parallèle au Lot

Face à l’entrée, elle donne, par une ancienne porte de bois à doubles-battants, sur deux salons, dits pièces nobles, du logis abbatial : le premier a conservé ses boiseries en cimaise, une haute cheminée de marbre à trumeau et tout un mur de placards. Le sol est à larges lames et le plafond plâtré. Un passage et quelques marches mènent au second salon, plus vaste et plus riche dans son traitement décoratif : large cheminée de marbre à trumeau surmonté d’un blason. Ici, le parquet est à la française. Dans l’angle ouest, une porte ouvre sur un palier d’où part un escalier de bois accédant aux pièces du niveau supérieur.


Rez-de-chaussée
Deux salons, tout comme les pièces en suite, ouvrent par des portes-fenêtres sur un large balcon (3,50 m), à montants de bois et balustres, de style « arcachonnais », qui fait toute la longueur de la façade. À l’ouest, il accède à la chambre de la tour d’angle. Une vaste pièce carrée, inscrite dans une tour de plan circulaire. Pièce raffinée à parquet Versailles et cheminée de marbre à trumeau. Sa haute porte-fenêtre dans une profonde embrasure (avec des volets intérieurs) ouvre sur un balcon de pierre avec un ancien garde-corps en ferronnerie surplombant le Lot. Attenante à cette chambre, une pièce à usage de cabinet de toilettes.
Deux pièces suivent le premier salon et toutes les deux ont des portes-fenêtres donnant sur le balcon. La première communique par une porte en bois avec une pièce carrée ouvrant sur le cloître. La deuxième, plus vaste, a une grande cheminée à manteau de bois. Plus simples, leur plancher est à lames droites ; le plafond, plâtré.
De ces pièces en surplomb, la vue est remarquable : le Lot à travers un rideau d’arbres et de hautes haies qu’il serait bon d'éclaircir. Sur d'anciennes photos apparaît la petite terrasse qui bordait cette aile et l’escalier de pierre qui descendait vers le fleuve et un ancien vivier qui était nécessaire à la subsistance des moines.
À l’extrémité est de l’aile ancienne, un bâtiment moderne a été accolé : deux petites pièces dont les fenêtres donnent sur le Lot. Dans le hall qui les sépare du bâtiment ancien, un escalier dessert les caves et l’étage supérieur.

Premier étage
Il est accessible par un escalier partant du hall attenant au grand salon. La pièce palière dessert une première grande pièce et une chambre de la tour. Ici, pas de décor : simplement une fenêtre médiévale prise dans une profonde embrasure. Du palier, une volée de marches en bois accède à un long couloir éclairé par des puits de lumière. Celui-ci dessert une très grande pièce dont les cinq fenêtres donnent sur le Lot. Plancher à larges lames et plafond droit plâtré. À l'autre extrémité du couloir de distribution, un escalier descend vers le bâtiment neuf, en bout d’aile.

Les caves

Situées sous les deux ailes du cloître, elles représentent aujourd'hui la partie la plus ancienne de l'abbaye : substructions médiévales classées MH. La première, sous l’aile d’arrivée, présente deux salles aux voûtes de briquette à doubleaux de pierre. Sol en terre battue. Ici se situait le pressoir des moines. Les deux salles sont dans un état de conservation remarquable, de même que la salle voûtée, sous l’aile en retour d'équerre.
À l’aplomb de la tour, datée de la même époque, quelques marches descendent vers une autre cave, plus en profondeur, au milieu de laquelle apparaît un puits circulaire. Il s'agit ici de souterrains-refuges, de passages qui resteraient peut-être à découvrir.

Ce que nous en pensons

Le sauvetage d’un ensemble monastique qui entra dans l'histoire par la grande porte constitue en soi un objectif passionnant. En outre, la destination future du bâti s'avère être une perspective passionnante, considérant la valeur culturelle intrinsèque du lieu. Bien des possibilités se présenteront à ceux qui relèveront le défi d'une telle renaissance, transformant une gageure en réalité : un lieu de repos, de retraite, dans une région chantée par ses poètes (Théophile de Viau) ; un centre musical international, comme ce fut le cas ici pendant des années ; un projet personnel pour les amoureux de vieilles pierres. Nous souhaitons avant tout que l’abbaye renaisse afin de connaître une nouvelle vie. Les habitants du village, passionnés et motivés, sauront apporter un soutien efficace.

Vente en exclusivité

380 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 362271

Surface cadastrale 6950 m2
Surface du bâtiment principal 2000 m2

Responsable régional
Lot-et-garonne


Armelle Chiberry du Vignau    +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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