Au cœur d'une cité médiévale du Jura, comme une énigme
de l'architecte Narcisse Perrard à résoudre, un bâtiment inscrit MH
Lons-le-Saunier, JURA franche-comte 39000 FR

Situation

A 1 heure de la Suisse, de Beaune et à une trentaine de kilomètres d'un aéroport desservant Londres, Bastia, Porto et Marrakech, la cité est au coeur du terroir des vins jaunes et du comté. Son histoire remonte à l'époque romaine. Construite dans une des reculées du massif du Jura, la cité de caractère, au riche patrimoine historique, a de nombreux atouts touristiques, notamment sa gastronomie et son patrimoine.
La propriété est à 500 m des écoles, du marché. Encore plus près : un parc. Un petit cours d'eau, la Glantine, coule à la limite du terrain.

Description

L'ensemble construit est l'oeuvre ultime de l'architecte jurassien, et ancien élève de l'école des Beaux-Arts de Paris, Narcisse Perrard. Elle date de 1864 et a abrité sans interruption jusqu'en 1978 les abattoirs de la ville.
Depuis la rue et sans même entrouvrir le portail, la façade du bâtiment principal, monumentale, forme un triptyque de 3 rectangles dorés en pierre de taille...
Au premier plan et dans l'alignement de l'avenue, le portail et la porte en fer forgé sont encadrés des 2 petites ailes rectangulaires ne comportant qu'un rez-de-chaussée. Leur toit est à 2 pans. Les ailes rejoignent le bâtiment principal sur chacun de ses côtés, au fond de la cour centrale.
Le fronton triangulaire très classique de la façade principale est orné à son sommet de petites arcatures aveugles.
Une grande fenêtre en demi-lune, au vitrage fixe divisée de croisillons de bois formant un motif géométrique, surplombe l'entrée du bâtiment principal à 6.50 m de hauteur et se voit de la rue par-dessus le portail.

Le bâtiment principal

A première vue, la propriété évoque davantage le registre de l'architecture religieuse que celui de l'architecture industrielle.
Le portail central, un arc en plein cintre, est orné en clef de voûte d'une statue en pierre représentant une tête de bovin, clin d’œil à la destination d’origine des lieux. Les parties fixes du portail sont boisées et vitrées de vitraux du maître-verrier Bruno Tosi et représentent un paon, un perroquet au mileu de fleurs et des artisans au travail.
Le bâtiment central, depuis l'extérieur, semble former le vaisseau central d'une basilique à 2 bas-côtés. C'est une illusion : l'architecture intérieure est celle d'une abside en fer à cheval, et non d'une nef. Les rectangles parfaits de l'extérieur laissent ainsi place aux voûtes et aux arcs de l'intérieur.


Ecuries
Le bâtiment rectangulaire qui forme l'aile gauche et donne sur la cour était,
à l'origine, les écuries : la pièce est utilisée par les actuels occupants en galerie d'art.
De 2.62 m de hauteur sous le plafond à la française, elle est bien éclairée par deux fenêtres de part et d'autre de la porte qui donnent sur la cour et par une troisième sur la rue. Un grenier est accessible en soulevant une trappe.

Maison de gardien
A l'origine le bâtiment rectangulaire de l'aile droite était une maison de gardien.
En symétrie avec l'autre aile, l'entrée se fait par la cour. La hauteur sous le plafond à la française est de 2.70 m. La pièce est aménagée en salle à manger avec une cuisine ouverte dans laquelle subsiste une balance ancienne du Poids public datant de 1864. La pièce est chauffée par des radiateurs en fonte Art Nouveau.
Un escalier fermé par une trappe en bois dessert une cave voûtée , éclairée et aérée par un soupirail.
Un grenier est également accessible en soulevant une trappe.
Rez-de-chaussée
L'intérieur du bâtiment principal est en forme de fer à cheval, avec une demi-rotonde centrale et 9 cellules latérales avec leur ouverture voûtée.
La pièce est sur un seul vrai niveau avec une hauteur sous la charpente, impressionnante et signée, de 8 mètres.
Dans le sens des aiguilles d'une montre, les 7 premières cellules sont restées dans leur jus. Dans certaines des éléments industriels rappellent la destination originelle des lieux.
Les 2 dernières sont rattachées à l'aile sud et aménagées en chambre et salle de bain.
Une porte extérieure - en bois clouté -, de la quatrième cellule permet l'accès au jardin derrière le bâtiment.
La mezzanine, posée à 6 m de hauteur est large de 2 m et protégée par un garde-corps en ferronnerie de très belle facture. Elle se trouve au niveau des ouvertures des 9 fenêtres en arc surbaissé disposées en rotonde et de la baiel à croisillons de bois en arc de la façade principale. La vue sur la croix du rocher de Dan est remarquable.
Le jardin
Accessible soit par un portail en bois depuis la rue, soit depuis le bâtiment principal, le jardin entoure l'ensemble immobilier sur une largeur d'environ 3 m. La rivière la Glantine et une petite chute d'eau le bordent; une source y est captée de façon privative, à cause des besoins en eau que nécessitait à l'époque l'exploitation industrielle des lieux.
Entre les 2 dépendances : un bassin maçonné. De grands hortensias plantés contre le mur du bâtiment principal fleurissent les lieux.

Les dépendances

Une partie de la maison jouxtant la propriété et accessible depuis le jardin sert actuellement d'espace de rangement mais peut être rénovée en logement.


Rez-de-chaussée
Une seule pièce de 50 m2 environ.
Premier étage
Une seule pièce de 50 m2 environ.
Local technique pour la piscine
Un local d'environ 4 m2 en bordure de propriété, le long de la rivière, sert de local piscine. Le puits de la source se trouve là.

Ce que nous en pensons

Le culte de l'Industrie pourrait être célébré dans cet ensemble immobilier qui rappelle autant un édifice religieux que le dur labeur des hommes. Ici le monumental - la rotonde, la charpente -, voisine avec des parties plus humbles, comme les deux ailes. L'oeil tombe aussi partout sur un détail décoratif incontestable : un bucrane en clé d'arc, un vitrail à motif typiquement Art nouveau, une ferronnerie au dessin très élaboré. Il fallait de l'eau pour faire fonctionner les anciennes installations : une petite rivière, stimulée par une chute, longe le jardin. De la nef principale la vue porte loin sur les rochers du Jura. Pour l'instant les lieux abritent une galerie d'art et un logement. Dans des volumes aussi originaux tout peut être imaginé.

310 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 333129

Surface cadastrale 732 m2
Surface du bâtiment principal 75 m2
Surface des dépendances 100 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Responsable régional
Jura


Fanny Proffit       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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