demeures à vendre - lot-et-garonne - au cœur du lot-et-garonne

Au cœur du Lot-et-Garonne, sur 4 hectares de terres,
une maison forte du 16ème siècle inscrite MH
Agen, LOT-ET-GARONNE aquitaine 47000 FR

Situation

Au cœur du Pays de Serre, proche de la Dordogne, des Landes, du Gers et du Quercy, régions riches en patrimoine et à forte identité, cette propriété est située près d’un village classé « de caractère ».
La guerre de cent-ans a marqué l’histoire de ce pays et le village de Saint-Sardos, tout proche, en fut un des éléments déclencheur.
La ville d’Agen est à courte distance, avec une gare TGV mettant Paris à 3h10'. L’autoroute A 62 est également toute proche ainsi que la ligne aérienne reliant Orly avec deux allers-retours par jour.
La campagne alentour est préservée et a heureusement su conserver son caractère rural.

Description

Nous sommes ici en présence d’une maison forte, comme il s’en est construit en Aquitaine pendant et après la guerre de cent-ans et les guerres de Religion, particulièrement sévères dans la vallée du Lot, toute proche.
Située à proximité du village « castral », elle est entourée d’environ 4,5 hectares de bois et de prairies en dominant la vallée. Au Nord de la propriété et au-delà de la prairie, le Maire du village a créé un parc, actuellement en pleine croissance. Dans quelques années, il masquera parfaitement cet environnement.
On accède à la maison forte par un chemin creux, en surplomb d'une combe, profonde et boisée, où la nature sauvage a repris ses droits.
Les communs encadrent une partie de la cour, autrefois cernée d'un mur d'enceinte, le château étant ouvert vers l’est, en retour d’angle.

La maison forte

L'extérieur
Orientée à l’est, elle ferme le troisième côté de la cour.
Surprenante par l’équilibre austère de sa façade, avec ses hautes fenêtres à meneaux éclairant la galerie, elle est greffée au 17ème siècle sur le vieux noyau féodal.
Ces ouvertures sont surmontées d’un fronton triangulaire, marque de la Renaissance, et donnant à cette façade un petit air Palladien : François Ier, revenant d’Italie, avait entraîné à sa suite une cour italienne. Certains de ses membres se sont fixés dans l’Agenais et ont fait bâtir des demeures inspirées du classicisme italien.
Curieusement, les frontons et une partie des meneaux dépassent le toit actuel. Toit sans doute remanié et surbaissé au 19ème laissant le haut des meneaux en suspens au-dessus de la toiture.
L’appareillage est soigné avec des modénatures : corniches de pierre, bandes lombardes de part et d’autre des deux portes d’accès, petits blasons sur leur linteau arrondi, non armoriés.
Dans l’alignement de la façade, le pigeonnier, avec une fenêtre à meneaux identique à celles de la galerie, mais condamnée.
En contournant le bâtiment, côté sud, on discerne dans le mur de cette façade des fenêtres également à meneaux et partiellement condamnées. Certaines ne sont pas chanfreinées, signe de leur antériorité par rapport aux embellissements du 17ème siècle.
Des gargouilles de pierre sont greffées au haut des murs, sans lien apparent avec le toit. Une corniche de pierre souligne toute la base de la toiture .
L’arrière de la maison, côté ouest, surprend par son bâti moins soigné : on n’y retrouve pas le bel appareillage de pierre qui est la marque de cette demeure. Et le toit s’inscrit entre deux hauts murs de pierre, au bâti soigné, qui le surplombe. Une partie ruinée et reconstruite tardivement, à l’économie ?
En continuant le tour du bâtiment, côté nord, on retrouve les mêmes fenêtres à meneaux, certaines bouchées. C’est là que l’on distingue le mieux le noyau primitif, avec l’appareillage de pierre visible dans la reprise des murs, à gauche et à droite.
L'intérieur:
Par l’une des portes au linteau arrondi on pénètre dans un couloir étroit au sol de terre cuite abîmé. A gauche, en entrant, un évier de ciment qui a dû remplacer l’ancien évier de pierre.
Tout ce niveau semble avoir été cloisonné au 19ème siècle, réduisant ainsi la vaste cuisine située à droite en entrant. Elle a conservé sa grande cheminée de pierre dont le bel appareillage est encore visible sous l’enduit. Le sol est en terre cuite.
Une pièce ouvrant au nord au plancher en mauvais état.
A l’arrière et au bout du couloir d’entrée, une pièce avec cheminée et une fenêtre aménagée dans une partie de meneau. Elle donne sur une petite pièce éclairée par une petite fenêtre. Les sols y sont en mauvais état.
On accède au premier niveau par un escalier situé dans le corps du pigeonnier. Les marches formées d’une seule pierre sont à consolider : certaines sont fendues. Le palier dallé de pierre ouvre sur la grande salle de la maison forte. On y pénètre par une porte moulurée à clé de voûte en saillie. C’est la partie la plus ancienne de la demeure. Elle a conservé sa grande cheminée de pierre aux jambages puissants. Sur le haut linteau, à corniche moulurée, on distingue une date gravée comme une signature, au burin : 1559. Le manteau de la cheminée a disparu mais il reste visible dans le foyer le bel arc de décharge en briquette.
Cette pièce est éclairée par trois côtés : à l'est par les hautes fenêtres de la galerie et, en vis-à-vis nord-sud, par deux fenêtres à meneaux.
Deux portes, de part et d’autre de la cheminée, ouvrent sur une grande pièce adossée à la salle. Dans l’angle, au niveau de la toiture, des désordres apparaissent alors que l’ensemble du bâtiment paraît préservé.

Les communs

Ils datent des 18ème et du 19ème siècles, étant plus récents que la maison forte.
Un premier corps de bâtiment donnant au nord fermait l’entrée de la cour. Son mur de refend a conservé le pilier de l’ancien porche d’entrée. Sa longue façade est du 18ème siècle, ce qui se remarque à son ordonnance : deux portes au linteau arrondi, des fenêtres cintrées, ouvertes symétriquement, des oculi cernés par un boudin de pierre : le bel équilibre des ouvertures porte la marque de cette époque classique.
A l’intérieur, un sol en terre battue et, sur une partie du bâtiment, un toit écroulé. Ici, toute la toiture a souffert et serait à reprendre.
Un petit bâtiment, peut-être plus tardif, le prolonge. Sa toiture, en partie effondrée, a aussi subi les outrages du temps.
En retour d’angle orientée à l’ouest, la grange. Elle date du 19ème siècle, époque où le Pays de Serre a développé l’élevage bovin.
La façade ouvrant sur la cour présente une grande porte fenière, arrondie et, sur la même façade, une porte plus petite, arrondie également, pour le passage des bêtes.
Ce bâtiment est en bon état, la charpente tout comme le toit couvert de tuile canal. Il avait gardé, jusqu’à une époque récente, un usage agricole et il a été entretenu.
Derrière et en retour, un petit bâtiment en longueur : envahi par la végétation et destiné à la basse-cour, il pourrait être transformé en petit logement, bien exposé plein ouest.
Au nord, à l’orée du champ, un puits dans une petite construction en arrondi.

Ce que nous en pensons

Témoin d'une époque, cette maison forte donnera tous les bons prétextes à des amoureux du Patrimoine qui sauront y associer les avantages de défiscalisation qu'offrent les Monuments Historiques.
Cet ensemble est rare en Pays de Serre. Il séduit par son élégance et une certaine austérité qui lui donne une grande unité de facture.
Aucune restauration désastreuse n'a été accomplie et la structure est restée dans son état d'origine. La maison a été préservée dans son intégrité. Tout un travail de restauration est à faire.
Et le remarquable dynamisme du village a permis la création d'un auditorium de grande qualité qui propose des concerts en toutes saisons. Un privilège ...

290 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 432080

Surface cadastrale 4 ha 43 a
Surface du bâtiment principal 200 m2
Surface des dépendances 600 m2

Responsable régional
Lot-et-garonne


Armelle Chiberry du Vignau    +33 1 42 84 80 85

contacter

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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