A Vaucouleurs, au pays de Jeanne d'Arc,
un ancien palais de justice du 18ème siècle

Situation

A 3h30 de Paris par l'A4, 2h du Luxembourg et de la frontière belge, à moins d'une heure de Nancy et Bar-le-Duc.
Vaucouleurs est une petite cité disposée en amphithéâtre sur un coteau dominant la rive gauche de la Meuse au milieu de prairies fertiles. C'est de cette bourgade qu'en février 1429, Jeanne d'Arc partit sous escorte rejoindre Charles VII à Chinon afin de le convaincre de bouter les Anglais hors de France. La population locale, enthousiaste, s'était cotisée pour offrir ses vêtements d'homme à la future sainte.

Description

Le bâtiment est un ancien palais de justice édifié en 1770 sur un terrain "où jusqu'alors on ne voyait que les sillons de la charrue". En 1869, les soeurs de la Compassion de Saint-Hilaire y établissent le pensionnat Jeanne d'Arc, établissement de bonne réputation où sont hébergées des jeunes filles venues de toutes les régions de France et même de l'étranger. La dissolution de la congrégation vers 1900 entraîne la fermeture de l'établissement, qui était dernièrement occupé par une famille.
Dressée à cinq minutes à pied du centre ville, la demeure est formée d'un corps de bâtiment principal correspondant à l'ancien palais de justice et de deux ailes en retour formant une cour d'honneur fermée par un portail en fer forgé. Au centre de la cour trône une majestueuse statue en pierre de Jeanne d'Arc sculptée par Toussaint représentant la Pucelle au sacre de Reims, son étendard à la main. Une annexe placée dans le prolongement du bâtiment principal comporte un deuxième accès ouvert sur la rue par un porche en pierre. A l'arrière de cet ensemble s'étend un agréable petit parc en partie boisé qui mène à un ruisseau et son ancien lavoir. La propriété intègre également plusieurs garages et les vestiges d'une imposante chapelle.

La demeure

L'ancien palais de justice est une imposante construction coiffée d'un toit à la Mansart en ardoise et tuile mécanique. Côté cour d'honneur, la façade s'élève sur trois niveaux dont un étage de combles. De hautes fenêtres cintrées encadrent la double-porte d'entrée et son imposte vitrée surmontée d'un linteau à motif végétal. Les trois travées centrales de la façade côté parc constituent un avant-corps peu saillant percé de baies en plein cintre sur lequel repose un fronton triangulaire à motif floral. Cette façade arborait jusqu'au début du siècle un fort joli balcon en fer forgé qu'il serait intéressant de rétablir.


Rez-de-chaussée
Le grand vestibule dallé de pierres inégales abrite le départ d'un superbe escalier en fer forgé à volutes et donne accès à la cave voûtée aménagée au-dessous. A droite s'ouvrent quatre pièces parquetées de chêne à point-de-Hongrie avec cheminées en marbre du 18ème siècle et boiseries. L'une a conservé un imposant placard où étaient très probablement entreposées les archives du tribunal. Le trumeau sculpté représentant le "jugement de Salomon" qu'on trouve dans une autre rappelle aussi cette vocation première du bâtiment. A la gauche du vestibule sont réunies trois pièces, dont une cuisine et une salle de bain moderne. Cette partie de la demeure est celle qui a subi le plus de transformations, son cloisonnement ayant permis d'y introduire des éléments de confort indispensables sans sacrifier pour autant les sols, boiseries et cheminées. Un système de chauffage par géothermie a été installé depuis peu. A l'arrière du vestibule, une vaste pièce au sol en pierre à cabochons noirs s'ouvre sur le parc. Ce volume plein de charme renferme notamment la chaudière qu'il serait bon de déplacer ou dissimuler.
Premier étage
Tout comme au rez-de-chaussée, le vaste palier distribue trois appartements communicants. Le premier, formé de quatre pièces et d'une salle de bain, comporte des cheminées en pierre à décor de faux-marbre, des boiseries basses et des plafonds moulurés. Le second est une grande pièce cloisonnée en trois parties qu'il sera facile de supprimer afin de mettre en valeur son étonnante cheminée peinte en faux-marbre d'un vert éclatant, assortie aux boiseries et trumeaux rehaussés de scènes champêtres. La troisième chambre est également cloisonnée et un linoléum recouvre son plancher, mais des éléments d'origine ont été préservés comme la pierre à eau ainsi que les boiseries et cheminées.

Deuxième étage
Le grenier occupe toute la surface du bâtiment. Actuellement compartimenté par des cloisons de bois formant des cellules, il pourrait composer une confortable surface habitable supplémentaire.
Bâtiment de dépendances
L'aile droite abrite au rez-de-chaussée un appartement à restaurer de trois pièces avec une cuisine, une salle d'eau et des toilettes. Le premier étage est formé d'un grenier.
Bâtiment de dépendances
L'aile gauche est occupée au rez-de-chaussée par un appartement avec une cuisine, un salon, une salle d'eau et des toilettes. A l'étage, un second appartement avec cuisine, salon, chambre, toilettes et salle d'eau. Ces deux appartements sont actuellement loués chacun 250 € par mois avec un bail de trois ans.
Bâtiment de dépendances
Cette partie placée dans la continuité du corps de logis principal dont elle est séparée par une verrière était utilisée comme dortoir du temps du pensionnat. Elle est à présent divisée en trois appartements, dont un est loué pour 250 € mensuels. Les deux autres devront être entièrement restaurés.

Ce que nous en pensons

A l'image de la très-sainte Pucelle qui naquit près d'ici et se dresse, majestueuse, au centre de la cour, il faut croire aux miracles. Et aussi savoir faire abstraction du linoleum et des cloisons qui claquemurent les volumes intérieurs de la demeure en plusieurs appartements : tel était le prix à payer pour que cette maison de famille puisse abriter trois générations sous un même toit. En vérité, derrière ses persiennes défraîchies et ses jupons froissés, notre petit hôtel est un pur monument de délicatesse ciselé par les mains expertes de ces messieurs des Lumières. Il serait donc galant de ranimer et repoudrer cette beauté encombrée ; tout soupirant, pour peu qu'il soit honnête et constant, se verra amplement payé en retour.

Vente en exclusivité

245 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Barème d'honoraires
au 1er Avril 2017

Ventes d'immeubles

À Paris et en Ile-de-France
Prix de vente au-delà de 600 000 euros       5% TTC*
Prix de vente de 400 000 à 600 000 euros   6% TTC*
Prix de vente de 200 000 À 400 000 euros   7% TTC*
Prix de vente jusqu'à 200 000 euros             9% TTC*
Honoraires à la charge du Vendeur

En Province
Prix de vente au-delà de 500 000 euros       6% TTC*
Prix de vente jusqu'à 500 000 euros   30 000 Euros TTC* (forfait)
Honoraires à la charge du Vendeur

Expertise

Avis de valeur simple : 1 500 Euros TTC*
Avis de valeur argumenté à partir de 2 500 Euros TTC*
Expertise à partir de 3000 Euros TTC*
Les tarifs des avis de valeurs argumentés et des expertises sont communiqués sur devis personnalisé établis respectivement sur la base d’un taux horaire moyen de :
Avis de valeur argumenté : 60 Euros TTC*
Expertise : 80 Euros TTC*

   

*TTC : TVA incluse au taux de 20 %

Référence 984621

Surface cadastrale 5973 m2
Surface du bâtiment principal 400 m2
Surface des dépendances 200 m2

Responsable régional
Aube, Marne

Florence Fornara       +33 1 42 84 80 85


contacter

Mes favoris

Partager

envoyer à un ami Pinterest twitter Facebook Google Plus

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


E-carte


Envoyer


En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. OK En savoir plus