Face aux Pyrénées, derrière une façade du 18ème siècle,
très ancienne résidence épiscopale à une heure de Toulouse

Situation

Dans le sud de la Haute-Garonne, à une heure de l'Espagne et de Toulouse (aéroport international et gare TGV). A dix minutes d'un petit bourg préservé où se trouvent écoles, collège, une grande variété de petits commerces, restaurants, bibliothèque, et même un cinéma de qualité.

Description

Une place de village gascon rectangulaire, orientée d'est en ouest, sur une crête parmi ces collines bigarrées et ondulantes qui font le charme de la Gascogne, face au Pyrénées, tel un belvédère sur une nature presque grandiose. Petit monument et tilleuls, église au clocher-mur, ancienne halle de marché devant laquelle on remarque encore les éléments d'une bascule à voiture. Et puis, un calme devenu rare aujourd'hui dans toute bourgade, même petite. Derrière une sobre façade, sur cette place d'allure très classique, se cache ce qui fut la plus grande partie du palais des évêques de Comminges. Il n'y paraît rien depuis la place et il faudra faire l'effort de pousser une bien modeste porte pour découvrir ce monde. On peut ici plus qu'ailleurs parler de "côté cour" et "côté jardin". En effet, un jardin insoupçonné, reliquat d'un grand parc démembré, s'étend à l'arrière de la façade donnant sur la place.

Le palais

La demeure est une solide bâtisse de style classique élevée sur trois niveaux sous combles autour d'une cour carrée formant puits de jour, la façade côté place constituant l'élément déterminant. Le rez-de-chaussée, généralement attribué à tout ce qui touche à la domesticité (cuisines, gardes-manger, cave à vin etc.), fut un temps converti en café et bureau de poste. Il n'en subsiste que quelques détails épars et pourtant parlants, tel un évier, une grande cheminée trônant dans la salle de l'ancien café, un ancien vestiaire, ou encore le guichet en bois vitré de l'ancienne Poste conservé à l'intérieur d'une grande pièce.
Les pièces d'apparat donnant sur la place sont disposées en enfilade, celles donnant sur les autres côtés de la cour sont accessibles différemment selon leur configuration, l'ensemble formant un dédale où tout ce qui s'offre à la vue est d'une surprenante authenticité, des chambres aux stucs Louis XIV à la salle à manger néogothique. Dans une polychromie de poutre, les fragments d'un paysage à fresque côtoient des tympans à cartouches de putti. Les circuits électriques sont parfaitement dissimulés. Le 20ème siècle aura aussi contribué à enrichir la demeure, en particulier dans l'actuelle cuisine où le propriétaire, artiste-peintre, à recouvert un pan de mur de carreaux de couleur. Aussi, la cage d'un escalier aux balustre du 17ème siècle a été peinte, marquant le goût d'une époque et d'une personne.
Le crépi d'origine qui a disparu sur une partie de la façade donnant sur la place pourra être facilement refait. Quant à la toiture, elle est parfaite.


Rez-de-chaussée
Une porte étroite ouvre sur un corridor dallé de grosse pierre de gave qui pourrait avoir été une venelle au Moyen-Âge. Au fond du passage apparaît une ouverture surmontée d'un arc en lancette avec porte de noyer à bossages éclairée par un pertuis donnant sur une courette. L'effet est théâtral. Celle-ci précède deux grandes salles aux magnifiques arcs segmentaires et poutres de chêne. A gauche s'ouvre la cuisine de l'ancien café qui elle-même ouvre sur la grande salle à cheminée. Au fond, des toilettes, un ancien vestiaire et l'ancien bureau de poste du village. Le corridor se prolonge jusqu'à une pièce au sol de galet qui servait de garde-manger. Un bref passage débouche sur une cage d'escalier en bois à balustres d'époque Louis XIV dont les parois ont été peintes par un célèbre artiste danois contemporain. Une deuxième cave à vin, sans doute plus ancienne que la précédente, a un sol de terre battue et gravier.

Premier étage
Trois salles de réception en enfilade et une antichambre donnent sur la place du village. L'une d'elles, à l'extrémité orientale, ouvre sur une salle à manger néogothique remarquablement bien conservée éclairée d'une baie ouvrant sur la cour principale qui fait aussi fonction de puits-de-jour. Chaque pièce affiche une décoration particulière de grande qualité, toutes trois datant du 18ème siècle. Passé une antichambre au sol carrelé de brique et garni d'une petite cheminée engagée à manteau de marbre, on accède à une pièce au ton rose rappelant celui du sol en brique. Des trumeaux en stuc de style corinthien rythment le mur de façade de chaque côté des baies ; un autre à colombes et faisceaux surmonte une cheminée de marbre d'époque directoire. La pièce suivante arbore un parquet Versailles et des murs vert amande. La cimaise des lambris d'appui est surmontée d'une décoration au pochoir répondant à celle, plus ample, appliquée en-haut des murs. La cheminée au manteau de bois ouvragé datant du 19ème siècle est surmontée d'un trumeau en stuc. Puis s'ouvre une pièce au parquet à point-de-Hongrie, ceinte de lambris d'appui et décorée d'une cheminée à couronne comtale en trumeau ainsi que de putti en cartouche de ton sépia surmontant les portes. Il demeure un trumeau polychrome entre une des baies et l'accès à la pièce précédente. La salle à manger est dans le plus pur style néogothique : lambris, huisseries et cheminée sculptés, carrelage à cabochons et motif de croix occitane stylisée, peinture en faux-marbre, voûtes nervurées à clef pendante, rinceaux polychromes en tympan, vitres de couleur au plomb, etc.
Une salle de bain. Cuisine principale avec cheminée et intéressant carrelage mural contemporain, de diverses couleurs au-dessus de la cuisinière. Deux grandes pièces donnant sur la cour. Chambre à solives apparentes, salle de bain avec toilettes. Deux autres chambres dont une à alcôve, salle de douche et toilettes indépendants.

Deuxième étage
Les parties dont l'état est dégradé sont souvent celles qui ont conservé le plus de caractère. Il en est ainsi du deuxième étage dont l'attrait particulier tient peut-être au fait qu'il abrite des éléments d'un 17ème siècle très marqué, celui des années 1660-1670. Les formes et volumes sont saillants, charnus, tel les parties sculptées d'une certaine alcôve ou les lambris et trumeaux. La plupart des pièces sont parquetées et les plafonds sont à solives apparentes. Les proportions en général de même que celles des ouvertures et huisseries sont particulièrement remarquables. Sur les neuf pièces principales, seules trois sont aménagées en chambres.
Le niveau compte également une salle de bain et des toilettes séparés.

Combles
Les combles partiellement aménagés abritent une pièce pourvue d'une sobre et séduisante cheminée de brique. Un escalier de bois où subsistent des traces polychromes du 17ème siècle accède à une soupente prolongée par une petite terrasse donnant au sud sur la chaîne des Pyrénées.

Ce que nous en pensons

Grandeur princière et discrétion recherchée se combinent dans cette demeure spacieuse que les fantômes n'ont dû abandonner qu'à regret. Si chaque époque y a apposé son style depuis le Moyen-Âge, toutes l'ont fait dans le respect scrupuleux des apports précédents, conjonction rare ayant permis de préserver nombre d'éléments précieux et de les transmettre au fil des générations sans les altérer. La toiture, l'électricité et la maçonnerie sont saines et aucuns travaux d'importance n'auront à être engagés. Des aménagements de confort peuvent toutefois être envisagés avec la création de toilettes et salles de bain supplémentaires sans que rien ne soit bouleversé. Les recoins ne manquent pas dans cet aimable et poussiéreux dédale prêt à accueillir famille et amis.

Vente en exclusivité

380 000 €
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Barème d'honoraires
au 1er Avril 2017

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Référence 327438

Surface cadastrale 988 m2
Surface du bâtiment principal 1119 m2

Responsable régional
Gers

Philippe Fritsch       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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