demeures à vendre - gers - midi-pyrénées

En position dominante, à un tir d'aile des Pyrénées
ancienne ferme du 18ème siècle et dépendances

Situation

À quarante-cinq minutes au sud d'Auch, capitale de l'Armagnac, quinze minutes d'un bourg avec toutes les commodités (école, collège, supermarché, médecins etc.), une heure quinze de Toulouse et une heure de Tarbes (gares TGV et aéroports internationaux), à flanc de coteau dans la campagne gersoise, à un tir d'aile de la chaine des Pyrénées. Le calme absolu de la campagne avec, d'une part, les percées à travers les futaies de chêne et châtaigner donnant sur vallons et rivières et, d'autre part, sur le plateau, prairies et champs cultivés. Paysage on ne peut mieux équilibré.

Description

Tel qu'on les voit aujourd'hui, les bâtiments datent essentiellement de la première moitié du 18ème siècle, et sont d'un classicisme parfait dans leurs proportions alors que l'héritage du baroque se fait encore ressentir dans la propriété par l'effet de contraste, contraste marqué ici dans le paysage. Selon qu'on aborde la demeure et les dépendances de l'est ou de l'ouest, l'impression est radicalement différente. Arrivant de l'ouest, on passerait par la colline, les bois aux futaies bien entretenues avec allées cavalières ; venant de l'est, la douceur du relief de plateau, tout juste assez pentu pour donner une perspective, comme en raccourci, vers la demeure. Depuis le portail en léger contrebas, on se sent comme happé vers la demeure encadré de deux bâtiments en charpente et torchis avec tours de pigeonnier. Ces bâtiments étaient autrefois étable, écuries et logement pour la domesticité. Dans un pré à gauche de l'entrée, un pigeonnier (ISMH), au plan carré, sur quatre piles, et au toit à quatre pans surmonté d'une lanterne. Une mare encadrée d'une antique maçonnerie de pierre produirait presque l'impression d'une douve. Une faune et une flore aquatiques y ont élu domicile. Un chemin rectiligne bordé d'une allée de platanes conduit à ce qui fut la cour, aujourd'hui petite esplanade de gazon avec rosiers et topiaires. Un ancien puits avec tous ses éléments fonctionnels fournit encore une eau non polluée d'une grande propreté. Découvert plus récemment, un puits voisin a vu sa margelle arasée il y a longtemps, sans doute pour faciliter le passage des voitures dans la cour. Ce déplacement du lieu de puisage a contribué à exalter la noblesse toute paisible de l'approche par l'allée. Comme toujours, alors que des dates figurent clairement ici et là dans la pierre, il en est d'autres, non écrites, que la pierre raconte sans les dire : des éléments de maçonnerie, visibles dans le soubassement de l'écurie, laissent entendre une origine moyenâgeuse de la construction.

La demeure nobiliaire

Par l'orientation est/sud-est de sa façade principale ainsi que par la répartition au sol, elle se conforme à un plan caractéristique de la région. Construite au 18ème siècle, elle a été accolée côté nord/nord-est au chai dont l'origine est beaucoup plus ancienne. Il ne s'y trouve donc pas d'ouverture. Côté sud/sud-ouest, elle donne sur une extension de la cour en lieu et place d'une ancienne grange aujourd'hui détruite. Rythmée par des baies, la vue y est donc dégagée. Comme il est de tradition, l'entrée centrée sur la façade est/sud-est se compose d'un ample vestibule d'où part un escalier à double volée menant à l'étage des chambres. Le vestibule scinde aujourd'hui la maison en deux parties : l'une, à gauche de l'entrée, qui a conservé tous ses éléments d'origine tel les parquets et précieux papiers peints datant de la première moitié du 19ème siècle ; l'autre, située à droite, a dû être restaurée de manière plus poussée car elle a souffert des affres du temps.
À l'extérieur, les crépis à la chaux sont anciens et en bon état de conservation, ce qui confère aux surfaces un aspect très légèrement inégal qui accroche la lumière. Deux chaînes en trompe-l'œil soulignent le bas et le haut des baies de façade ; une génoise le toit à quatre pans recouvert de tuile canal. L'ensemble de la toiture est en excellent état et régulièrement vérifié. Les vantaux des contrevents sont neufs et ont été, licence stylistique mineure, réalisés dans une essence imputrescible, variété d'acajou. Rien n'interdit bien évidemment de les enduire et les mettre en couleur.
La façade côté bois, ouest/nord-ouest, n'est pas pourvue de grandes ouvertures : il en est généralement ainsi en Gascogne, afin d'éviter le rayonnement du soleil au plus fort des chaleurs de l'été.
Comme le côté sud/sud-ouest comporte trois baies à chaque niveau, la façade principale, côté cour, ne subit pas de rupture architectonique à cet endroit ce qui produit un effet particulièrement harmonieux dans l'angle du bâtiment. L'ensemble de ces ouvertures a pour effet d'éclairer les pièces d'angle de manière subtile, donnant à l'intérieur une atmosphère toujours lumineuse et changeante tout au long du jour.


Rez-de-chaussée
Le rez-de-chaussée abrite pièces de réception et pièces utilitaires : deux salons, salle à manger, boudoir, lingerie, cuisine, conserverie. La porte d'entrée, située au centre de la façade, côté cour, est surmontée d'un petit balcon à rambarde de fer forgé portant une plaque armoriée indiquant l'extraction noble des anciens occupants. Le vestibule, de dimension ample comme il sied dans les maisons gasconnes, constitue le cœur de la demeure. Étant, stricto sensu, le lieu où se reçoivent et s'échangent les premiers mots, il est donc confortable et d'un séjour agréable. L'escalier de bois qui accède à l'étage est caractéristique de la région, structurellement et stylistiquement, et s'apparente autant à un travail de charpentier que de menuisier. Le sol est de brique et le premier degré de l'escalier de pierre, les marches étant pour le reste entièrement de bois. Au fond du vestibule, un garde-manger et aussi des toilettes.
À gauche du vestibule, un salon d'angle éclairé de quatre baies a ses murs recouverts de papier peint panoramique datant de la première moitié du XIXème siècle et représentant des monuments de Paris. Ils proviennent de la manufacture Zuber. Cheminée au manteau de bois de chêne à cannelures. Le sol est parqueté de chêne et de châtaigner.
Dans l'angle sud/sud-ouest, un boudoir accédant à une lingerie.
À droite du vestibule, accès à un second salon, à la cheminée de pierre, qui fut à l'origine la cuisine/salle à manger comme l'atteste l'ancien évier de pierre. De part et d'autre de la cheminée, des cloisons ont en partie été supprimées ou ajourées si bien que la cuisine et la salle à manger actuelles, situées à l'arrière de la cheminée, ne sont plus complètement isolées du salon en façade.

Deuxième niveau
De part et d'autre du palier, un couloir de distribution mène aux chambres. Côté sud, le couloir donne sur deux chambres orientées à l'ouest, se prolongeant jusqu'à une baie en porte-fenêtre destinée à l'éclairage. La chambre se situant dans l'angle sud/sud-ouest a conservé ses papiers peints du XIXème siècle représentant à l'envi un homme en tenue de chasse, haut-de-forme et bottes à revers. Tout comme au rez-de-chaussée, les parquets anciens ont été conservés et sont en très bon état. La cloison qui donnait de l'autre côté du couloir a été ajourée afin d'agrandir l'espace de la chambre d'angle donnant sur la façade côté cour. De la cloison demeure l'ouvrage de charpente de part et d'autre de l'ancienne cheminée aujourd'hui condamnée. Cette vaste chambre a conservé, outre le parquet, tous ses éléments décoratifs d'origine. En outre, les actuels propriétaires ont pris grand soin de l'installation électrique en y intégrant des câbles et interrupteurs copiés des modèles du début du 20ème siècle.
Le palier permet également d'accéder, côté ouest, à une salle de bain ; à une seconde côté est.
Le couloir de distribution côté nord dessert cinq chambres. Les trois pièces situées du côté gauche, donc vers l'ouest, ont un sol en moquette alors que les deux grandes chambres situées de l'autre côté du couloir, côté cour, ont été parquetées à l'ancienne dans des essences traditionnelles, chêne, frêne et châtaigner, par des artisans dont le travail mérite louanges.

Les dépendances

Elles se constituent de plusieurs éléments, à savoir : un chai, des écuries avec tour qui lui sont contiguës, une étable, avec tour de pigeonnier, un hangar ouvert, et un préau accédant à la chaufferie. En outre un pigeonnier sur piles (ISMH) se dresse dans un pré au sud de l'allée d'accès. À l'exception de la grange en pierre située près du pigeonnier ainsi que du chai (prolongement de la demeure), toutes les dépendances sont construites en colombage et torchis recouvert de crépi.

Grange

Très ancienne grange en pierre sur deux niveaux, située au nord-ouest du pigeonnier, la face est étant ouverte à la suite d'une destruction. Surface approximative : 95 m2

Hangar

Hangar ouvert sur trois côtés. Une partie fait actuellement office de chenil. La surface totale est de 140 m2.

Pigeonnier

Pigeonnier sur piles classé ISMH d'une surface au sol d'environ 30 m2

Chai

Le chai se situe à l'extrémité nord de la demeure. Sa surface est de 85 m2.

Bâtiment de dépendance

Situé dans le prolongement du chai, vers l'ouest, un préau mène au petit bâtiment qui abrite la chaufferie. Le préau est d'une surface de 75 m2 ; la chaufferie de 20 m2.

Ecuries

Les écuries, à l'instar de l'étable, se situent dans le prolongement du chai, côté cour, et se terminent à leur extrémité par une tour de pigeonnier. Leur surface au sol est d'environ 270 m2. À l'étage qui n'est pas encore restauré, se trouvaient des chambres de domestiques.

Ce que nous en pensons

On aurait bien tort de croire que toutes les propriétés de campagne se ressemblent : ce serait faire preuve de peu d'observation. Quand même les fonctions d'une ferme demeurent inchangées, la topographie particulière de chaque lieu conserve un effet déterminant dans la disposition des bâtiments et sur l'effet visuel qu'ils produisent dans leur ensemble. Ici , la fonction des diverses constructions aura eu un effet aussi remarquable que direct sur l'esthétique du lieu. La rusticité stylistique des dépendances contraste avec l'aspect policé de la demeure au petit balcon armorié ; elle ne jure pas : elle l'exalte.
Aujourd'hui, aucuns travaux ne sont nécessaires pour prendre possession de lieux si bien entretenus, seul écuries et étable attendant une nouvelle affectation ou simple renaissance.

795 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Barème d'honoraires
au 1er Avril 2017

Ventes d'immeubles

À Paris et en Ile-de-France
Prix de vente au-delà de 600 000 euros       5% TTC*
Prix de vente de 400 000 à 600 000 euros   6% TTC*
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En Province
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Prix de vente jusqu'à 500 000 euros   30 000 Euros TTC* (forfait)
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Expertise

Avis de valeur argumenté : 1 800 Euros TTC*
Expertise à partir de 2 400 Euros TTC*
Les tarifs des expertises sont communiqués sur devis personnalisé établi sur la base d’un taux horaire moyen de 120 Euros TTC*

   

*TTC : TVA incluse au taux de 20 %

Référence 338964

Surface cadastrale 43 ha 33 a 41 ca
Surface du bâtiment principal 534 m2
Surface des dépendances 715 m2

 

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Responsable régional
Gers

Philippe Fritsch       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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