En Charente, un logis des 15ème et 18ème siècles
près de la rivière au milieu de ses terres et bois

Situation

À 4 h de Paris par la route ; la gare TGV de Ruffec à 15 minutes permet d’atteindre la capitale en 2 heures. Angoulême est à 30 minutes. À un jet de pierre d’un petit village charentais, à quelques kilomètres d’un chef-lieu de canton avec tous commerces. La campagne ondulante où les bois voisinent avec de petits champs est arrosée par le fleuve Charente. Constellée d'abbayes et de châteaux mais aussi de dolmens, la région est habitée depuis le Néolithique.

Description

Entouré d’environ 7 ha de terres aux caractéristiques très diverses, le logis profite des belles vues sur une jolie vallée, une petite rivière et les collines avoisinantes. De nombreuses sources jaillissent dans la vallée, dont certaines dallées, vestiges de l’époque Gallo-romaine. Une rivière poissonneuse longe la propriété. Du haut de sa belle terrasse avec son puits accroché à son ancien mur de soutènement, le logis domine la vallée au nord du village qui se trouve à 600 m sur l’autre rive. Bénéficiant d'un emplacement choisi à l'origine pour ses atouts défensifs, le logis comprend une partie habitable au sud, des communs au nord et une fuie au nord-est. Depuis une petite route de campagne qui dessert un nombre très limité de familles et n'est pas un nuisance, située en contrebas, le visiteur emprunte un court chemin via une terrasse avant d'aboutir au logis. Situé à l'extrémité d'un plateau, le bâtiment s’appuie sur un mur médiéval de soutènement. L’entrée de la propriété se fait par une porte cochère à l’est qui s’ouvre sur une cour centrale avec la maison au sud. Un pigeonnier carré du 17ème S. garde l’entrée. Au nord, une grange longue de 20 mètres ferme l’ensemble. À l’ouest, la propriété se prolonge sur un coteau de 4 hectares de terres agricoles qui sont longées au sud par un curieux petit bois constitué principalement de buis, certains pluriséculaires. La propriété comprend aussi plusieurs hectares qui s'étendent dans la vallée ainsi qu'une parcelle sur un coteau escarpé où la nature semble avoir repris ses droits car les seuls visiteurs depuis longtemps en sont des chevreuils et autres écureuils.

Le logis

La date de la première construction est inconnue, mais peut se situer à la fin du 15ème siècle. A cette époque, l'ensemble était protégé par une tour à l’ouest complétant sa position défensive sur l’éperon de pierre. A la Révolution, la façade sud fut reconstruite dans le style du 18ème siècle puis épaulée par deux importants contreforts triangulaires coiffés de toitures à pans. Ils furent paraît-il réalisés avec des pierres de la tour médiévale tombée en ruine. Leur conception a été très minutieusement pesée car ils sont invisibles depuis l’intérieur de la maison.


Rez-de-chaussée
En haut de quelques marches au sud s'ouvre une belle porte encadrée de pilastres et coiffée d’une corniche en plat-bande où est mentionnée la date de 1791. Le visiteur entre par le vestibule-couloir dallé de pierres, les cloisons de brique et pans de bois sont peintes de pierres en trompe-l'oeil. La maison conserve de nombreuses portes d’époque, souvent en noyer, avec leur huisserie d'origine. À gauche de l’entrée le visiteur entre dans un premier salon. Son mur nord comporte un buffet encastré du 18ème S. typique du Poitou dans un décor tendu d'une tapisserie verte. La cheminée Louis XVI a été restaurée et est utilisée régulièrement. Le parquet à l’anglaise est en chêne et le faux plafond est en larges planches de peuplier, de beaux rideaux sont pendus sur des tringles en fer forgé. Deux portes de chaque côté de la cheminée débouchent sur le salon bibliothèque où l'on change d’époque. Une cheminée monumentale du 15ème S. également réhabilitée occupe une grande partie du mur ouest. Les dalles en pierre de Charente se marient avec le plafond en larges lames de bois ainsi que les rangements de la bibliothèque, en peuplier. Un potager en pierre se trouve quelques marches plus haut sur un palier, pièce laissant entrer par sa petite fenêtre les derniers rayons du soleil qui se reflètent sur la voûte au-dessus, possiblement un vestige du 13ème S. Un cabinet de toilette pour les invités est dissimulé entre des rayons de bibliothèque. En continuation, une pièce de service, elle aussi voûtée, sert de lingerie, office et remise. De retour vers l’entrée, à droite, la salle à manger de belle taille équivalente au salon est décorée d'une boiserie basse sur les quatre murs. Le plafond affiche une forte poutre centrale et des solives. Le parquet à l’anglaise est en bois de châtaignier. La porte vitrée au nord mène à la cuisine, pratique grâce à son astucieux agencement malgré ses dimensions modestes. Le matin, une glorieuse lumière embrase les ouvertures plein est. Sa modernité fait contraste avec les autres parties mais des éléments anciens ont été conservés et incorporés dans le décor : carreaux en terre cuite, évier en pierre, pavés devant la porte... Tout près, sur le demi-palier, se trouve un garde-manger lambrissé en sapin Douglas. Ce palier dallé de pierres anciennes est dans le prolongement du couloir central et intègre quelques placards. Il donne accès à la cour au nord, la cuisine à l’est et à l’ouest la cage d’escalier.

Premier étage
Les escaliers en pierre mènent aux chambres. L’atmosphère du premier niveau est authentique du fait le la profusion d’éléments anciens conservés ou réinstallés. Le palier est éclairé par une fenêtre à traverse en pierre munie de vitraux. Dans les chambres et couloirs, les cloisons et placards en bois de peuplier et le plancher fait de larges planches de chêne clouté côtoient des portes avec impostes vitrées, des alcôves, des cheminées… Une petite chambre donnant sur le palier comporte une salle de douches, un cabinet de toilette et des toilettes. Plus grande, la deuxième chambre à l’angle sud-est de la maison intègre des aménagements similaires avec une cheminée en plus. Une fenêtre à traverse du 15ème S., découverte pendant le chantier et restaurée prend le soleil du matin à travers des vitraux. La vue est belle par les deux fenêtres. Les propriétaires ont installé un bureau dans une ancienne petite chambre d’enfant adjacente à cette chambre. Avec sa petite alcôve pour le lit, elle pourrait retrouver sa vocation initiale sans travaux préalables. La troisième chambre, au milieu de la maison, est sans doute la plus belle. Accessible via un couloir bordé de placards, elle intègre une belle cheminée. Le parquet en chêne chevillé y apporte une petite touche sophistiquée. L’alcôve pour le lit, innovation essentielle au 18ème S. fait que les chambres sont dites « en niche », cette dernière formant l'espace pour installer un lit de côté. À quelques pas vers l’ouest, une porte du 15ème S. débouche sur un joli bureau, une pièce de rangement et une salle de douches avec toilettes. La salle de douches avec ses cloisons et plancher en bois affiche une touche moderne et pratique. Elle est également accessible par une autre chambre au deuxième étage par quelques marches.
Deuxième étage
Cet étage est occupé par une seule chambre aménagée côté ouest. En plus d’une belle vue sur le coteau, elle profite d’un accès à une salle de douches au bas de quelques marches.
Combles
L’escalier continue vers le grenier qui couvre 130 m², soit la majeure partie de l'emprise de la maison. Il est divisé en deux parties et comporte à l’extrémité ouest deux chambres de bonnes. Celles-ci pourraient devenir un superbe bureau relié le cas échéant à une pièce au premier étage par un escalier en colimaçon. Tout l’espace du grenier et des chambres de bonnes est propre et isolé avec des plaques écologiques de marque Pavatex recouvertes des panneaux OSB. Il est entièrement accessible sans damage pour l’isolant.

Les dépendances

La cour centrale de presque 200 m² communique avec la maison au sud et avec les divers bâtiments de dépendances à l’ouest et au nord. Les dépendances ne sont pas en mauvais état mais leur restauration est à prévoir. En face de la maison se trouve une belle cave voûtée ancienne en pierre. Vers l’ouest, un auvent ouvert sur la cour permettrait d'installer une salle à manger d’été. Adjacente, une pièce de 40 m² pourrait être convertie en logement d’amis. Les gaines de réseaux électriques et plomberie sont déjà installées. Au nord, en passant par le bûcher, quelques marches mènent à la grange. Fermée par des portes à chaque extrémité, elle sert à abriter un tracteur et entreposer des outils. Enfin, la fuie, située au nord-est de la cour semble veiller sur tout cet ensemble de bâtiments. De forme quadrangulaire et attenante aux bâtiments, ses parois arborent 1344 boulins destinés aux pigeons « touriers », ce qui indique que le seigneur du lieu possédait autant d'arpents de terre labourable et pouvait fournir de l'engrais pour près de 650 hectares !

Les terres

Les parcelles le long de la petite rivière, naturellement humides, ont donc été plantées de peupliers qui sont aujourd'hui un plaisir pour l'oeil. En contraste, celles du coteau sont formées de calcaire, dépôts de graviers et galets mélangés à du sable et de l'argile, un mélange très filtrant. Avant l'apparition du phylloxéra, ces terres était couvertes de vignes d'appellation Bon Bois (Cognac). Ces quatre hectares ont été analysés et s'avèrent parfaitement adaptés à la trufficulture. Il y trois ans, les propriétaires ont planté sur un hectare quelque 250 petits chênes pubescents, excellente espèce truffière qui convient aux régions sèches. Ces arbres sont aujourd’hui bien établis et 10% d'entre eux dépassent 2 mètres. La première récolte est attendue dans 4 ans. L’entretien très aisé consiste en quelques tontes de gazon et tailles en vert pendant la saison. Il est tout à fait possible d’agrandir ce verger sur les autres parcelles, d'autant que la rivière coule à seulement un centaine de mètres : un système d’arrosage pourrait être installé afin d’augmenter considérablement la production. Enfin, un verger d’une trentaine d’arbres aménagé près des bâtiments est planté de pêchers, poiriers, cerisiers, pruniers, figuiers et kakis.

Ce que nous en pensons

Resté longtemps dans son jus, ce petit logis endormi a été ravivé par ses actuels propriétaires de très heureuse manière. Sa rénovation soignée a permis de conforter l’authenticité du bâti solidement accroché à son plateau contemplant la vallée. Petite par la taille, la propriété recèle encore de nombreuses possibilités d'aménagement sans pour autant imposer des charges trop contraignantes. Désormais confortable, sa décoration est simple et élégante et il convient de souligner l'absence de travaux nécessaires pour s'y installer. Les parcelles qui l'entourent seront l'occasion de se lancer à profit dans des projets agricoles, même pour le plaisir. Rien ne presse mais l’aménagement d’une maison d’amis serait un projet judicieux, de même que la restauration du pigeonnier qui achèverait ce grand-oeuvre de façon magistrale.

585 000 €
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.

Référence 702687

Surface cadastrale 7 ha 69 a 93 ca
Surface du bâtiment principal 280 m2
Surface des dépendances 256 m2

 

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Responsable régional
Vienne

Henry Lewis       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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