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Dans le Lot-et-Garonne, près de Bordeaux, un château Renaissance
remanié au 19e S., bordé de jardins à l’italienne sur 23 ha.

Situation

L’aéroport international de Bordeaux est à moins d’une heure, l’autoroute A62 à cinq minute et la gare SNCF reliant Paris à dix minutes.
A moins de dix minutes, Casteljaloux et son lac de 17 hectares réunit un casino, un centre thermal réputé et un golf 18 trous. La forêt landaise s'étend à l’ouest, les collines de Gascogne au sud, et les vignes de Buzet tout proches. Autant de régions réputées pour leur douceur de vivre.

Description

Une première grille ouvre sur une large allée de platanes menant à la cour d’honneur, fermée par une deuxième grille. Le château se présente par sa façade orientale, avec ses deux tours et son corps central. Dressé presqu’au centre du parc de 23 ha, l’ensemble évoque ces petits châteaux béarnais fréquents dans le Sud-Ouest. Les murs extérieurs sont appareillés de pierres de calcaire blanc de la région. Une allée matérialisée par des poteries à l’italienne débordantes de fleurs mène à une haute porte cochère qui a remplacé la poterne d’origine. Ouvrant sur une galerie voûtée en berceau à pierre apparente, elle permettait de pénétrer à cheval ou en carrosse dans la cour intérieure.

Un point d'Histoire

Le domaine se trouve sur la voie romaine qui reliait Casteljaloux à Agen. Au 12ème siècle, Aliénor d’Aquitaine, pour protéger son duché, y fit construire une tour de défense rectangulaire à trois niveaux en calcaire blanc de la région. A la fin de la guerre de Cent ans, l'ouvrage fit place à un château plus accueillant malgré ses chambres de tir et ses bouches à feu. Durant les guerres de Religion, son châtelain, Pierre de Sacriste, choisit d’abjurer sa foi huguenote en signe d'allégeance à son roi Henri IV, ce qui épargna toute dégradation au château. Au 17ème siècle, l'édifice fut complètement réaménagé sous l’influence de la Renaissance italienne et de la mode versaillaise. On combla les douves, on créa des jardins à la française, les intérieurs décorés de fresques furent réaménagés et percés de larges ouvertures afin de laisser entrer la lumière. Puis arrive la Révolution et en 1794, le château est dégradé. Il sera restauré au 19ème siècle par le baron La Valette, de noblesse d’Empire. Puis il retombe en sommeil et se dégrade à nouveau jusqu'à ce que les propriétaires actuels le rachètent et décident de le sauver. Leur souci primordial sera de lui rendre toute sa splendeur Renaissance.

L'aile est-ouest du château

De la galerie voûtée, une porte à deux battants ouvre au nord sur une grande salle à manger lambrissée avec un plafond à la française, où trône une grande cheminée de pierre inscrite MH et dont les montants sont sculptés de palmes et de coquilles. La cuisine équipée de hauts placards ouvre sur une petite tonnelle donnant sur la terrasse orientée nord, très agréable pour prendre les repas. Le sol est carrelé de blanc. Une petite arrière-cuisine abrite des appareils ménagers. Une porte côté est donne sur l’escalier de pierre en vis qui monte à l’étage et sur l'escalier taillé dans le rocher qui descend vers deux caves voûtées. Des trous à feu et à tir sont encore visibles dans ces substructures médiévales.
Au premier niveau se trouve une première chambre donnant au nord, avec salle de bain et toilettes.
Au deuxième niveau, un petit appartement réunit deux chambres exposées au nord, avec salle de bain et toilettes. La chambre la plus à l’ouest est surmontée d’une mezzanine. La vue est dégagée.
En repartant de la salle à manger au rez de chaussée, une porte à gauche de la cheminée ouvre sur le « Salon des glaces », allusion à la fameuse galerie de Versailles, dont les panneaux en boiserie sont habillés de miroirs taillés en carreaux réguliers. Dans le respect du style du 17ème siècle, les cartouches surmontant les portes ont été décorés de paysages ou de scènes champêtres peintes sur toile. Selon une disposition typique de cette époque, on découvre en ouvrant les portes de séparation la superbe enfilade des salons d’honneur, tous desservis par des portes-fenêtres à imposte en éventail donnant sur la terrasse sous des plafonds à la française. Dans le salon d'apparat, sur le manteau d’une cheminée de pierre, le propriétaire a peint les armes d’Agrippa d’Aubigné, qui fut l'hôte du château du temps de la Réforme. Sur le mur qui fait face à la cheminée, une peinture représentant l’ensemble tel qu'il était au 17ème siècle. Dans cette pièce de réception a été créé une enclave en tambour qui communique avec la salle-à-manger par un petit vestiaire adjacent. La pièce suivante a été transformée en théâtre. Dans le salon-bibliothèque, une belle cheminée de pierre avec une sculpture en oculus sur le manteau est encadrée d’un décor en trompe l’œil figurant des niches devant lesquelles ont été placées deux statues grandeur nature.
Sur le mur en face, des arcades de briquette en application évoquant quelque palais italien sont surmontées, au ras du plafond, d’une ligne de balustres patinés en terre cuite. Des étagères sont placées entre les arcades.

La chapelle

Elle est à l'extrémité de l'aile est-ouest du château mais n’est pas accessible de l’intérieur, la porte ayant été murée. L’accès se fait au sud par un petit préau en rotonde donnant sur la cour intérieure, ou au nord par une porte ouvrant sur la terrasse. Restaurée par les propriétaires dans l'austère style huguenot, son sol est dallé de pierre en opus incertum. Au milieu, on devine une longue croix gravée dans le sol. Une porte espagnole à caissons finement travaillés a été placée dans un angle. Elle est surmontée d’un blason peint sur le mur. Le socle de l’autel de pierre, retrouvé au cours de travaux, a été réinstallé à sa place initiale.

L'aile nord-sud du château

Cette partie « professionnelle » où se trouvent deux immenses pièces de réception abrite plusieurs chambres d’hôtes dans les étages.


Rez-de-chaussée
Du Salon des glaces, une large volée de marches de pierre aboutit au sud sur un palier donnant sur la salle Jean Sacriste, dont la famille fut propriétaire du château dès le 15ème siècle. Cet immense volume, qui était sans doute une « salle de justice », a des murs recouverts de lambris à hauteur d’appui. Des colonnes à pilastre sont à l’aplomb des têtes de poutres. Comme les boiseries et les volets intérieurs des hautes fenêtres à meneaux, elles sont peintes dans un vert sombre à filet doré qui se détache sur le rose poudré des murs. Entre les colonnes, une frise peinte à fresque a été découverte lors des travaux de réhabilitation. Les poutres du plafond à la française sont recouvertes de cuirs de Cordoue décorés de cartouches peints à motifs floraux et scènes de chasse qui forment un décor exceptionnel. Les solives de l’entre-poutre sont également peintes en vert sombre et grenat. Sur le mur est, une imposante cheminée de pierre. Deux hautes et larges fenêtres à volets intérieurs ouvrent à l’est sur la cour d’arrivée. Cette pièce, représentative de la Renaissance française, est classée.
La pièce mitoyenne, aussi longue et moins large, porte le nom d'Agrippa d’Aubigné car l'homme de guerre y aurait reçu les premiers soins après avoir été blessé à la bataille de Malvirade opposant Réformés et Catholiques. Elle donne sur la cour intérieure, à l’ouest, par trois fenêtres. A l’aplomb de l’une d’elles, on aperçoit le puits, élément indispensable à tout château féodal. La pièce est dallée de terre cuite et sa haute cheminée à manteau de briquette montre encore le mécanisme d’un grand tournebroche. Sur le manteau a été peinte une scène rappelant la bataille de Malvirade en 1577 dans les fossés du château et la décapitation du fils de Sieur Jean Sacriste, écuyer d'Henry IV, roi de Navarre. Cette scène est relatée dans les "Tragiques" par Agrippa d'Aubigné. Le plafond est à la française. Cette dernière pièce ouvre sur un palier d’où part le second escalier en vis de la demeure. Très large, il mène aux différents étages.

Premier étage
Le niveau réunit les chambres, chacune équipée d’une cheminée et d'une salle de bain. Baptisées Marie Baccoué, Madame de Maintenon, Jeanne d’Albret, Marguerite de Navarre et Henry de Navarre, elles sont toutes baignées de lumière par des fenêtres à meneaux donnant au nord ou sur la cour d’honneur.
Deuxième étage
L'escalier en vis aboutit sur le palier où s'ouvre la chambre du Prince Noir, petite chambre avec kitchenette où logeait un gardien au début des travaux. Elle donne sur la cour d’honneur et constitue un parfait poste de surveillance... Vers le nord, une petite suite à vocation familiale qui donne sur deux chambres orientées côté est, baptisées Sacriste et Charlotte. Au bout, une petite salle de bain avec une baignoire-sabot et des toilettes.

Corps de bâtiment séparé, orienté est/ouest

Ce long bâtiment à un étage sous comble abritait à l'origine la garnison du château. Les propriétaires lui ont donné une vocation plus paisible puisqu'elle accueille aujourd'hui de grands mariages, séminaires ou manifestations culturelles.


Rez-de-chaussée
La Salle des Chevaliers qui occupe la plus grande partie de cette aile est percée de baies au sud et au nord, ce qui la rend très lumineuse. Un escalier de pierre à double révolution, avec au milieu une fontaine sculptée, permet d’accéder au niveau de réception, souligné par une colonnade de balustres et une grande cheminée de pierre.
Au-dessus, une tribune destinée aux musiciens. En retour, un bâtiment abrite deux grandes cuisines, l'une pour la cuisson et l'autre pour le dressage avec sa chambre froide.

Premier étage
Au-dessus des cuisines, un petit logement de gardien auquel on accède par un escalier droit réunit une chambre avec salle-de-bain, une pièce de séjour avec un coin-cuisine et une deuxième salle de bain. Au-dessus des garages, dans le prolongement vers l'est, a été installée une « nursery-dortoir » munie d’une petite salle de bain et toilettes. A côté, une lingerie avec table à repasser. Vers l’est, ce long corps de bâtiment devient un hangar-atelier pour le matériel agricole. Là, le toit est en Everite posée sur une charpente métallique, mais le mur de refend, visible depuis la cour d’honneur, a été traité comme la façade d’une maison basque à colombages poutres et tuiles plates.

Les jardins et la cour intérieure

Décorés de statues et de vases de terre cuite, plantés de cyprès florentin et de buis taillés en boule, ils évoquent l’Italie et la Renaissance. La cour d’arrivée donne le ton : gravillonnée et entourée de grilles, elle est traversée par l’allée menant au grand proche d’entrée, soulignée par une suite de vases en terre cuite dans le style Imprenuta. De cette cour, un large escalier de pierre mène au niveau du jardin en contrebas avec ses allées d’althéa en espalier et ses hautes haies d’if. Une chambre de verdure formée d’ifs taillés en feston est centrée sur un bassin, évoquant les pavillons d’amour de Versailles.
Un deuxième escalier descend de la terrasse longeant l’aile est/ouest vers le jardin "Grand-siècle" planté de topiaires et ponctué de cyprès florentins, dont les parterres de broderies Richelieu sont rehaussés par un jeu de graviers rouges et blancs.
Le jardin descend en pente douce vers la petite route, invisible, et la perspective d’une forêt de peupliers. En surplomb, vers l’est, sur une terrasse, la piscine. De grande dimension, elle est entourée d’une haie touffue d’ifs et son accès est protégé par une grille en ferronnerie. Les deux ailes du château, une petite terrasse en surplomb et un haut talus planté d’arbres délimitent une cour intérieure centrée sur un bassin de pierre. Des fruitiers ont été plantés dans la parcelle située au-dessus du château, près d'un enclos à moutons avec son bâti. Une mare apporte l’eau nécessaire. En outre, cinq puits sont répartis dans les jardins.

Ce que nous en pensons

Agrippa d'Aubigné, ce belliqueux poète de la Renaissance dont le souvenir semble hanter le château, proclamait que "se résoudre à demi, c'est se perdre tout entier". La profession de foi s'applique à merveille à cette demeure historique sauvée grâce à la détermination de deux amoureux fous du patrimoine. Sans transiger, ils ont fait parfaitement restaurer le gros œuvre, de même que les revêtements extérieurs et la toiture, aujourd'hui en très bon état. Le parc et les superbes jardins sont remarquablement entretenus. Quant au projet professionnel qui était le leur, consacré à l'accueil, aux grands mariages et aux manifestations artistiques ou culturelles, il est à présent achevé.
Pourtant, les possibilités de développement ne manquent pas. Cette conjonction d'espace et de beauté permettrait par exemple une montée en gamme de l'activité hôtelière associée à un art de vivre à la française susceptible de séduire une clientèle étrangère. On peut aussi imaginer d'y créer un festival autour de la musique baroque : le cadre s’y prête on ne peut mieux.

2 756 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Barème d'honoraires
au 1er Avril 2017

Ventes d'immeubles

À Paris et en Ile-de-France
Prix de vente au-delà de 600 000 euros       5% TTC*
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En Province
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Expertise

Avis de valeur argumenté : 1 800 Euros TTC*
Expertise à partir de 2 400 Euros TTC*
Les tarifs des expertises sont communiqués sur devis personnalisé établi sur la base d’un taux horaire moyen de 120 Euros TTC*

   

*TTC : TVA incluse au taux de 20 %

Référence 716273

Surface cadastrale 23 ha 6 a 30 ca
Surface du bâtiment principal 900 m2
Surface des dépendances 600 m2

Responsable régional
Lot-et-garonne

Armelle Chiberry du Vignau    +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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