Château Renaissance en Côte d'Or,
classé Monument Historique

Situation

A équidistance de Paris et Genève, à 3 heures de route des deux métropoles par l'A6 et 1h30 à peine par le TGV (Gare de Montbard). Le château est au coeur du pays Châtillonnais, à la sortie d'un petit village de quelques âmes. La valeur du patrimoine local est sans équivalent : château de Bussy-Rabutin, abbaye de Fontenay, parc Buffon de Montbard et son ancien château, fontaines du Duesmois, château ducal capétien de Villaines-en-Duesmois, le tout dans des forêts fort giboyeuses.

Description

La propriété est au bout du village, entre le lavoir et l'église, entourée de prairies herbeuses, de terres agricoles et de forêts. Son portail ouvre sur la petite route communale. Un petit ru la traverse, qui sépare le château d'une petite longère de pierre.
Des dépendances formant un L, dont un atelier, un hangar et des écuries, font face au château.
L'ouvrage, édifié en 1538 pour le Baron Claude d'Anglure, est attribué à l'italien Sébastien Serlio, nommé en 1541 architecte de Fontainebleau et Surintendant des Bâtiments de la Couronne. On lui doit aussi le très réputé Château d'Ancy-le-Franc. Le Baron d'Anglure est issu d'une famille de chevaliers dont l'un des ancêtres fut fait prisonnier avec un de ses compagnons par Saladin au cours de la troisième croisade (1189-1193). Il est dit que, remis en liberté sous promesse de rançon, le baron revint se constituer prisonnier faute d'avoir pu en rassembler le montant. L'Ottoman, grand seigneur, apprécia le geste et lui rendit la liberté, ainsi qu'à son ami. L'épisode est repris dans le blason de la famille d'Anglure, dont un quartier arbore le croissant de l'Islam Jusqu'en 1717, le château appartient à la famille d'Anglure, qui finit par le céder par héritage ou par acquisition à différents conseillers du Parlement de Bourgogne. Après la Révolution, le château est transformé en ferme, état où il restera jusqu'en 1962. Le fameux chanoine Kir, inamovible maire de Dijon, qui a associé son nom à un apéritif au cassis, a proposé dans les années cinquante un projet grandiose consistant à démonter pierre par pierre le château pour le remonter au bord du lac qui porte aujourd'hui son nom. La commission des Beaux-Arts s'est opposée à ce projet. Des travaux de restauration n'en furent pas moins entrepris sur une période de quarante ans, dont le fruit apparaît aujourd'hui remarquable.

Le château

Le grand corps de logis rectangulaire est flanqué au nord-est d'une tour ronde appelée "Tour Joyeuse", du nom d' Isabeau de Joyeuse, seconde épouse de Claude d'Anglure. L'ensemble était entouré de douves aujourd'hui asséchées et recouvertes de gravier.
Il est édifié sur deux niveaux d'élévations, dont un étage de combles sur toute la longueur du bâtiment. Initialement, le château devait comporter deux ailes en retour entourant la cour en forme de U. On en perçoit encore les traces: une ancienne porte au rez-de-chaussée, une ouverture au premier étage formant une porte qui devait permettre de se rendre dans l'aile en retour, et des pierres de taille évoquant un assemblage avec le bâtiment en retour. La façade sur l'avant-cour est décorée d'un avant corps en légère saillie. On peut encore voir les entailles de l'ancien pont levis qui encadrent les restes d'un bas-relief aux armes de la famille d'Anglure et Joyeuse, martelées en 1789.
Disposées entre les fenêtres du rez-de-chaussée, des canonnières dominaient les anciennes douves.
Les fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage sont entourées de motifs sculptés de feuilles et de fleurs. Au-dessus des lucarnes du dernier étage, des frontons simples confortent la sobriété décorative de la façade.
La façade nord-est donnant sur la cour et le parc est rythmée par une série d'arcades au rez-de-chaussée, avec des pilastres à chapiteaux corinthiens encadrant par paires cinq portes inscrites dans l'embrasure des arcades. Une sixième donne accès à l'intérieur du château et à son grand escalier principal. Au premier étage, les six fenêtres rectangulaires sont ornées de de guirlandes et de fruits, qui se retrouvent aux frontons des lucarnes du 2ème étage. Les lucarnes des combles sont rehaussées de grelot sculptés extraits du blason de la famille d'Anglure. Des niches sur la façade ont dû autrefois être peintes, comme le suggère la 4ème niche à partir de la droite qui porte encore la devise du maître des lieux. Des portes-fenêtres ont été ajoutées au 18ème siècle. A l'intérieur, les grandes fenêtres sont toutes munies de volets intérieurs;


Rez-de-chaussée
Il abrite des pièces d'aspect impressionnant, soit une grande salle à manger avec deux cheminées monumentales, un hall d'accueil tout aussi imposant, et un grand salon ouvrant sur une cuisine dont les badigeons à la chaux colorés sont sans décor ni fioriture.
Les pièces sont en enfilades et leurs murs en pierre de taille recouverts de badigeons à la chaux. La cheminées située dans le salon est d'époque Renaissance.
Les sols sont en larges dalles losangées en pierre de Bourgogne. L'ensemble des pièces est voûté.
Dans la grande salle à manger, les voûtes sont en anse de panier aux supports sculpté de manière épurée. Les murs portent les traces d'un ancien décor stuqué du 18ème siècle. Les portes d'accès à cette salle sont en chêne clair. Deux cheminées 18ème siècle ont été rapportées. Les modifications du décor de cette grande pièce de réception datent sans doute de la même époque sans doute que les grandes baies vitrées de la façade extérieure. La cette pièce était sans doute à l'origine une galerie ouverte à l'italienne.
La cuisine est petite, à voûte plus étroite, avec sol est un damier de carreaux de terre cuite. L'arrière-cuisine occupe le au rez-de-chaussée de la "Tour Joyeuse".
Premier étage
Un couloir longeant toute la surface du château donne accès à six chambres qui ont toutes vue sur la cour intérieure. La plus petite est logée dans la Tour Joyeuse.
Le couloir est dallée de tomettes colorées, comme les chambres. Les plafonds peints sont soutenus par des corbeaux sculptés à motifs floraux. Les murs sont enduits à la chaux. Egalement deux salles de bain, dont l'une est installée dans l'ancienne entrée de la chapelle. Au-dessus d'un miroir se distinguent les traces d'un fronton sculpté représentant un ange portant la croix entouré de deux angelots au milieu de leurs nuages vaporeux, eux-même surmontés d'une fleur sculptée.
Combles
L'ensemble de la charpente est en châtaignier, assemblage sur lequel repose une couverture en tuiles plates bourguignonnes - à l'exception de la tour qui est en ardoise.

Les dépendances

Construites en moellons apparent selon un plan en L, leurs encadrements de fenêtres, portes et grande porte charretière, sont en pierre de taille. Le tout est recouvert de tuiles plates bourguignonnes sur charpente en chêne.
A l'intérieur, un hangar, un atelier et des anciennes écuries.

La longère

De plain-pied, avec une couverture entièrement rénovée en tuiles mécaniques. Anciennement maison de gardien, compremant une grange et une écurie, sa charpente a été restaurée.


Maison de gardien
Le sol est en grandes dalles de bourgogne. Une cheminée et une vieille pierre d'évier sont les deux éléments restants à l'intérieur de cette longère datant peut-être du 17ème siècle.
Il s'agit d'un lieu à rénover entièrement, toutefois la charpente et la couverture ne nécessitent aucuns travaux.
Grange

Ecuries

Le grand escalier Renaissance

Unique en son genre en Bourgogne, il s'agit d'une construction en pierre de taille-rampe sur rampe avec un palier à chaque étage. Voûté à deux volées à chaque niveau, il est orné de bas-reliefs en stuc représentant des figures de la mythologie grecque et des motifs de la Renaissance italienne, entremêlant des chevaux ailés, des faunes et des puttis. Une partie évoque les douze travaux d'Hercule.
Au premier étage, un Hercule posant avec le bouclier de la reine des Amazones.En face, le même siégeant au milieu des dieux de l'Olympe sous la devise du châtelain : De Die in Diem.

Ce que nous en pensons

Le château, front bas mais tête haute, est tout ce qu'il y a de plus historique. Il cache surtout en son sein ce pur trésor qu'est son escalier au décor herculéen, fascinante oeuvre d'art d'une complexité artistique et esthétique qui contraste subtilement avec les façades efficacement simples du château d'origine.
L'ensemble est en prise directe avec l'histoire de France : par sa restauration exemplaire, l'édifice en est un des plus remarquables témoins.

1 280 000 € Honoraires de négociation inclus
1 219 050 € Honoraires exclus
Honoraires de 5% TTC à la charge de l'acquéreur


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Barème d'honoraires
au 1er Avril 2017

Ventes d'immeubles

À Paris et en Ile-de-France
Prix de vente au-delà de 600 000 euros       5% TTC*
Prix de vente de 400 000 à 600 000 euros   6% TTC*
Prix de vente de 200 000 À 400 000 euros   7% TTC*
Prix de vente jusqu'à 200 000 euros             9% TTC*
Honoraires à la charge du Vendeur

En Province
Prix de vente au-delà de 500 000 euros       6% TTC*
Prix de vente jusqu'à 500 000 euros   30 000 Euros TTC* (forfait)
Honoraires à la charge du Vendeur

Expertise

Avis de valeur simple : 1 500 Euros TTC*
Avis de valeur argumenté à partir de 2 500 Euros TTC*
Expertise à partir de 3000 Euros TTC*
Les tarifs des avis de valeurs argumentés et des expertises sont communiqués sur devis personnalisé établis respectivement sur la base d’un taux horaire moyen de :
Avis de valeur argumenté : 60 Euros TTC*
Expertise : 80 Euros TTC*

   

*TTC : TVA incluse au taux de 20 %

Référence 860312

Surface cadastrale 3 ha 80 a 19 ca
Surface du bâtiment principal 672.20 m2
Surface des dépendances 366 m2

Responsable régional
Côte-d’or

Céline Berrette       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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