A 2h30 de Paris, dans la vallée de l'Ornain,
une ancienne forteresse du Moyen Age transformée en gîte et chambres d'hôtes
Bar-le-Duc, MEUSE lorraine 55000 FR

Situation

A 3h30 de Bruxelles par l'A26 et 2h du Luxembourg.
A 2h30 de Paris par l'A4 et à 30 min de la gare Meuse TGV d'où la capitale peut être gagnée en seulement 58 min.
A 17 km de Bar-le-Duc, labellisée "ville d'art et d'histoire" qui constitue l'un des ensembles urbains les plus remarquables de France. L'art unique au monde de l'épépinage de la groseille à la plume d'oie pour l'élaboration d'une confiture exquise, le "caviar de Bar", y est pratiqué depuis des siècles.
C'est ici également que se trouve la dernière filature industrielle de fil à tricoter française, Bergère de France, entreprise familiale qui produit une laine de grande qualité.

Description

La propriété, ceinte de murs, se trouve au calme, en retrait de la circulation, sur une petite place de Revigny-sur-Ornain. Cet agréable bourg de 3000 habitants dispose de toutes les commodités, écoles, collège et commerces.
La forteresse changea souvent de mains. Vers 1270, c'est Jean Lietaut de Revigny qui en est le seigneur. Le duc Robert de Bar la possède à la fin du 14e s.
Victime de plusieurs attaques au 15e s., elle fut notamment prise vers 1424 par le gascon Etienne de Vignolles, capitaine de Vitry, surnommé "la Hire". A cette époque, il n'est pas encore le fidèle compagnon d'armes de Jeanne d'Arc qu'il rejoindra plus tard et qui le fera connaître.
Il s'empare de la forteresse d'où il conduit une dévastation incendiaire du Barrois.
Libérée en 1427 par Georges de Nettancourt, elle est restaurée en 1559 pour le passage du roi de France et en partie détruite en 1636 par Louis XIII en guerre contre le duc Charles IV. Ce dernier la cède ensuite au "sieur Saurin", lieutenant des chevau-légers.
À nouveau assaillie au 17e s. lors de la guerre de Trente Ans, elle passe en 1749 à Bernard II de Marne, conseiller au bailliage de Bar puis aux héritiers de la princesse d'Epinois.
Les propriétaires successifs la modifient peu à peu, notamment en supprimant les douves et le pont-levis.
Depuis 15 ans, une activité hautement renommée de chambres d'hôtes et gîte y est développée dans les dépendances.
A l'origine, la forteresse était un quadrilatère totalement fermé par des bâtiments, cernée de fossés remplis d'eau vive délimitant une cour à laquelle un pont-levis protégé par deux tours donnait accès.
Le pont-levis est aujourd'hui remplacé par un pont dormant et l'ensemble est plus aéré. Il subsiste néanmoins le corps de logis principal en fond de cour, précédé d'un corps bas qui prolonge les deux tours toujours présentes. Les fossés sont engazonnés et le parc, théâtralisé par "Le jardin plume" et sa démarche impressionniste s'associe aux fruitiers en espalier et à la délicieuse mise en scène d'un petit potager.

Le logis principal

Précédée d'un majestueux hêtre pleureur de plus de 200 ans qui fournit aux heures chaudes de l'été un ombrage épais, la demeure domine l'ensemble, posée sur une terrasse accessible depuis un bel escalier semi-circulaire.
Edifiée en cette pierre blonde de Savonnières que le moindre rayon de soleil suffit à illuminer, le corps de bâtiment principal se prolonge à gauche par une aile plus basse.
Ses deux niveaux sur cave voûtée, simplement soulignés par un cordon de pierre, sont coiffés de hauts combles couverts d'ardoise et légèrement coyautés.
Les fenêtres à petits carreaux sont à double vitrage blindé avec volets intérieurs en bois.
La façade est d'une élégance presque austère, les seuls ornements, d'une grande discrétion, étant un cadran solaire gravé sur le mur et les pilastres ouvragés qui encadrent la porte d'entrée principale.


Rez-de-chaussée
L'imposante porte en chêne, vitrée en damier, s'ouvre sur un hall qui occupe toute la hauteur de l'édifice. Son sol est en splendides dalles de pierre inégales. Immédiatement à droite, la salle à manger, côté cour, profite largement de l'ensoleillement qui vient notamment caresser son plancher de chêne à points-de-Hongrie et sa cheminée en marbre à trumeau de pierre du 18e s.
A l'arrière du hall d'entrée, un salon de télévision, sur un plancher de chêne en échelle particulièrement gracieux, communique à droite avec une grande salle d'eau avec deux toilettes et lave-mains sur un sol pavé de tomettes. Insonorisé de la sorte, il s'ouvre de l'autre côté par une large cloison en bois vitrée de petits carreaux vers le grand salon. Tout comme les pièces précédentes, le grand salon possède des boiseries d'appui, des volets intérieurs en bois, et les lourdes poutres apparentes de son plafond reposent sur des corbeaux. Une douce lumière filtrée par la présence protectrice du hêtre pleureur côté cour, une baie vitrée, tel un tableau, ouverte sur la façade arrière, les tomettes, la cheminée en pierre monumentale : l'endroit est délicieux, intime, malgré ses 50 m2.
Une porte à ouverture automatique s'inscrit dans la bibliothèque qui habille l'un des murs. Elle permet de pénétrer dans un vestibule qui donne accès à la cave, à l'extérieur par une seconde porte, à un escalier de service qui monte à l'étage et à la cuisine.
Dans les années 1990, la propriété abritait un restaurant étoilé. Elle en a conservé la vaste cuisine professionnelle de 65 m2 avec deux réfrigérateurs, deux fours à gaz, deux chauffe-plats, une plaque coupe-feu, et une hotte qui couvre l'ensemble.
Premier étage
L'escalier qui monte à l'étage depuis le hall d'entrée est en bois et inox. Un petit palier s'ouvre sur une pièce centrale tapissée de placards aménagés en garde-robe sur toute la hauteur. A droite, une salle de bain monumentale de 50 m2, particulièrement lumineuse avec une baignoire centrale, une vaste douche et une cheminée à gaz pour parfaire le décor. Les lignes sont épurées, le mobilier et l'ensemble des éléments sanitaires sont en corian, matériau réputé, très facile d'entretien.
A l'opposé, une grande chambre de 50 m2, bénéficiant d'une double exposition et, elle aussi, d'importants espaces de rangement. Ces trois pièces ont un sol en résine claire de qualité professionnelle. Les très hauts plafonds sont en poutres apparentes.
Les volumes sont beaux, l'alliance du moderne et de l'ancien exceptionnelle.
La chambre communique avec un second petit palier qui descend ensuite par quelques marches en marbre à un grand bureau ou chambre d'amis. Se trouvent là des toilettes, deux espaces de rangement ainsi qu'une lingerie.
Une trappe permet d'accéder aux combles potentiellement aménageables.
Les caves
Elles occupent toute la surface de la demeure. Elles comprennent, sous la cuisine, une réserve et une salle de préparation carrelée avec une chambre froide. Sous le corps de logis principal, un splendide espace entièrement voûté sur un lit de tomettes avec chauffage au sol.

L'aile droite

Construite également en pierre de Savonnières, sous une toiture de tuiles plates, elle se compose d'une tour carrée, percée de petites archères, qui se prolonge par un corps de logis plus bas largement ouvert par des baies vitrées de petits carreaux sur la cour d'honneur.
Trois chambres d'hôtes avec salle de douche, lavabo en corian et toilettes, une lingerie et une grande pièce avec cuisine intégrée pour les petits-déjeuners se répartissent sur les 90 m2.
La décoration est chaleureuse, mise en valeur par les éléments architecturaux d'origine et la pierre brut.

L'aile gauche

En symétrie avec la première, elle s'organise avec, dans la tour, une première chambre avec salle de douche et toilettes, et petit salon privé pavé de tomettes au rez-de chaussée.
Le corps de logis qui la prolonge abrite la lingerie puis une seconde chambre avec les mêmes éléments sanitaires que la précédente. Plus petite, celle-ci se distingue par ses murs tendus de tissus en laine pour un effet cocon apaisant très réussi.
Enfin, à l'extrémité, un petit gîte en duplex avec cuisine intégrée.

Ce que nous en pensons

Vassaux et paysans fuyaient le danger dans son enceinte. Au fil des siècles l'ancienne forteresse du Barrois s'est ouverte sur une vie apaisée. L'appareil régulier des murs épais, la symétrie qui en impose, les hautes toitures à la française ont laissé éclore la bonhomie d'un manoir. Parées de la souveraine noblesse de la pierre nue, les chambres racontent aux hôtes de passage des histoires qui finissent bien. A l'image du hêtre pleureur bicentenaire de la cour, il flotte ici un petit air d'éternité heureuse.

Vente en exclusivité

1 277 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 802484

Surface cadastrale 5932 m2
Surface du bâtiment principal 400 m2
Surface des dépendances 180 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Responsable régional
Aube, Marne


Florence Fornara       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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