châteaux à vendre - gers - en pays gascon

En pays gascon, un château de village inscrit MH
dans un domaine de trois hectares d'un seul tenant

Situation

Dans le nord du Gers, à environ 40 mn d’Agen (gare TGV, autoroute A 62-E 72) et 10 mn d’une ancienne ville-bastide possédant tous commerces, écoles et collèges. Ce château gascon, dressé en bordure d’un hameau, surplombe les champs, bois, haies et bosquets qui forment la campagne vallonnée de la Lomagne. Toulouse est à 1h10 (gare TGV, aéroport international).

Description

Le château est perché sur une colline en surplomb d’une vallée. Situé par sa face sud-est en bordure du village, il dispose d’un terrain de près de trois hectares réparti sur ses faces nord-ouest et nord-est, la face sud-ouest donnant sur l’à-pic. Au sud-est, une annexe d’une surface de 75 m² et un auvent de 40 m² séparent le château du village. La vue est donc dégagée dès le rez-de-chaussée dans trois directions et s’ouvre largement sur la campagne, sans aucun désagrément.
Construit au début du 13ème siècle l’édifice est très représentatif du style régional gascon. Il se limitait alors essentiellement à un donjon, ou « sala », aux murs très épais élevé sur cave voûtée. Sa vocation défensive était ainsi posée. Les vicomtes de Lomagne furent parmi les propriétaires du château, ainsi que la famille de Larroquan. À la Révolution, la demeure fut acquise par les métayers.
L’architecture, à l’origine austère par la fonction militaire de l’édifice, perd un peu de sa rigueur au 16ème siècle grâce au percement de plusieurs ouvertures, et sa structure ne sera fortement remaniée qu’au début du 17ème siècle : aménagement en extension du massif occidental, avec ses appartements, une grande salle – dite de justice - aux hautes et larges baies et comportant des boiseries peintes. On peut encore apprécier d’importants restes de décoration murale à rinceaux dans une des salles du troisième niveau.

Le château

Le château est bâti sur quatre niveaux incluant un entresol et des combles. Son architecture se caractérise notamment par la présence de deux axes de symétrie : l’un correspondant à l’axe médian des façades sud-ouest et nord-est ; l’autre à la diagonale nord-ouest/ sud-est rythmé par la présence d’une tour à chacune de ses extrémités. Ces tours abritent les chambres à coucher à chaque niveau. Celles-ci sont de dimension intimiste, chacune possède une cheminée en état de fonctionnement et toutes sont très agréablement éclairées par la lumière du jour, celui-ci entrant de deux directions différentes.
Deux entrées accèdent aux intérieurs : l’une, la plus ancienne, par le soubassement accédant à ce qui fut au Moyen-Âge la salle des gardes ; l’autre par la façade sud-ouest, face à la vallée.
Le premier étage, situé à quelques degrés au-dessus de l’esplanade sud-ouest, correspond à ce qu’on nommait au 18ème siècle le bel étage. C’est à ce niveau que se situe la grande salle dont les lambris d’appui et les portes sont aujourd’hui peints en camaïeu. Les cartouches situés au-dessus des portes sont des restitutions modernes, tout comme la polychromie des poutres.
Le premier et le deuxième étage sont de configuration similaire et parfaitement superposable, seul leur style plus ou moins apparenté au dix-septième ou au dix-huitième siècle les distingue.
Le troisième étage, probablement arasé à la Révolution, a été largement reconstruit à notre époque dans les règles de l’art ancien de la maçonnerie et de la charpente. Le parti-pris a été celui de la restitution du dernier niveau d’un château du Moyen-Âge : hourds sur chemin de ronde. La configuration est donc celle d’un comble divisé dans le sens médian par une cloison de poteaux, croix de Saint-André et hourdis enduit.
Une bibliothèque a été aménagée dans la partie supérieure du donjon. Pourvue d’une cheminée, d’une charpente à enrayure à simple entrai et gousset, la lumière y pénètre par trois faces. Des cousièges ont été aménagés dans l’épaisseur des murs.


Sous-sol
La disposition de ce niveau définit celle des deux suivants. Chacun répond à un même principe structurel caractérisé par deux axes : l'un médian, le second diagonal. L'axe médian est-ouest répartit deux grands espaces ; l'axe diagonal sud-est/nord-ouest est marqué par deux tours dont le donjon. Au niveau de l'entresol, la base des tours abrite deux caves, celle située sous le donjon, plus profonde, étant une cave à vin depuis toujours comme en attestent les supports en pierre pour les fûts, toujours présents.
La division médiane répartit ici, côté sud-est, d'abord une entrée avec départ d'une cage d'escalier. Celle-ci précède ce qui fut un garde-manger avec des silos à grain excavés en sous-sol dans la roche. Côté nord-est se trouve l'ancienne cuisine, dite salle des gardes, pourvue de deux cheminées : l'une contre le mur médian, l'autre à la perpendiculaire, contre la cloison nord-ouest, à côté de la base du donjon.
En outre, du côté nord-ouest, accolée à la structure primitive, une extension du château a été bâtie au 16ème siècle sur un axe sud-ouest/nord-est. Ici, une cave voûtée servant de bar donne sur la cave à vin en contrebas. Hormis la cave à vin, toutes les parties sont éclairées par des soupiraux, ou encore par la porte de l'entrée. Une seconde porte d'entrée ouvre sur une antichambre donnant directement sur l'ancienne cuisine.

Rez-de-chaussée
L'accès au rez-de-chaussée se fait de deux façons : soit par une porte à doubles-vantaux ouvrant sur une terrasse située sur la façade sud-ouest et faisant face à la vallée en contrebas, soit par un grand escalier intérieur. Dans les deux cas, on accède à une grande pièce de réception (41 m² et 48 m²) dont la plus grande, située sur la façade nord-est, fut percée de grandes baies au début du 17ème siècle. Les lambris d'appui y sont peints en camaïeu, avec des trumeaux de porte et des poutres polychromes. Ces deux pièces communiquent par une porte dérobée. Celle qui est décorée donne sur une chambre située dans le donjon (22m²) avec toilettes aménagés dans une échauguette. Cette chambre communique avec une salle (41m²) aménagée dans l'extension nord-ouest ajoutée au 16ème siècle. Une cuisine récente (23 m²) communique avec la salle donnant au sud-ouest. Des douche avec toilettes ont été aménagées dans une échauguette (6 m²).
L'éclairage est contrasté suivant les façades. Les ouvertures les plus grandes sont réservées au nord-est, les plus petites au sud-ouest sont protégées extérieurement par l'ombre de contreforts ayant fonction d'échauguette. Alors qu'on pourrait s'attendre ici à de la pénombre, la lumière est en fait remarquablement agréable.
Une chambre avec cheminée, située dans l'angle nord-est (22 m²) prend la lumière du sud-ouest et du nord-est.
Premier étage
Le premier niveau répond à l'ordonnancement du rez-de-chaussée à quelques détails près. Ainsi, une grande salle ayant conservé une décoration en rinceaux datant du début du début du 17ème siècle côté nord-est (70 m²) est elle aussi percée de grandes baies cintrées. Il s'y trouve une cheminée dont la décoration n'a jamais été achevée (depuis le 17ème siècle). Des tracés à la pierre noire y sont encore visibles par endroit alors que des ébauches de faux-marbre demeurent ici-et-là. Cette salle donne dans une chambre avec toilettes située dans le donjon (21 m²). La chambre communique avec une salle (46 m²) située dans l'extension du 16ème siècle.
Du côté sud-ouest s'ouvre une salle (69 m²) autrefois cloisonnée comme c'est le cas au rez-de-chaussée entre la salle sud-ouest et la cuisine. Une cheminée supplémentaire témoigne de cette division supprimée. Là encore, une salle de douche avec toilettes (6 m²) a été aménagée de la même façon qu'au niveau inférieur.
Combles
Le dernier étage sous combles, ainsi que le haut du donjon, ont été en partie reconstitués, le donjon arasé à son dernier niveau durant la Révolution ne devant pas dépasser la hauteur du faîte du toit du corps de logis. Une toiture a été reconstruite entièrement, celle-ci reposant non pas sur les murs porteurs mais sur une charpente s'appuyant verticalement sur la maçonnerie afin d'éviter l'apparition de ventre sur les murs de façade. L'ensemble du bâtiment se trouve ainsi remarquablement bien consolidé.
Le dernier niveau du donjon a été aménagé en une vaste partie centrale, elle aussi divisée dans sa médiane en deux surfaces (71 m² et 66 m²), et entourée d'un chemin de ronde rythmé par des ouvertures pouvant être obstruées par des volets à glissière. Une salle en contrebas au dernier niveau de l'extension (48 m²), deux chambres (21 m² et 19 m²) ainsi qu'une confortable bibliothèque ( 25 m²) avec des ouvertures sur trois côtés complètent le niveau. Chaque pièce possède une cheminée.
Alors que la vue de la bibliothèque ouvre vers le sud-ouest, le nord-ouest et le nord-est, celle de la partie entourée par le chemin de ronde donne au nord-est, sud-est et sud-ouest.
La toiture en tuile canal est entièrement neuve et également en parfait état.
La hauteur sous poutre de la salle (48 m²) et de la chambre n°5 est de 2,35 m, alors que celle de la bibliothèque avec sa charpente à enrayure est de 5,96 m.
La hauteur des salles hautes, combles sous faîtage, est de 4,90 m.

Écurie

Une écurie de 79 m² et de 3,96 m sous voûte constitue la principale dépendance. Un grenier à usage d'atelier est accessible par un escalier extérieur. La surface utile de la partie supérieure est de 40 m².

Hangar sous auvent

Adossé contre un mur longeant une ruelle d'accès, il est ouvert sur trois côtés. Toiture en tuile canal (40 m²).

Ce que nous en pensons

La route est pentue qui mène au château. Un sentiment d'austérité domine à première vue : séparé du village par un long corps de bâtiment, l’édifice paraît comme isolé, en bordure de deux mondes. C'est alors que le charme opère, lié à la surprise de découvrir une scénographie quasi-baroque où la scène s’ouvrirait à trois cent soixante degrés sur la campagne vallonnée. On perçoit alors différemment l’intérieur de la maison qui vibre d'une lumière généreuse, très maîtrisée dans ses effets. Le siècle de la Raison aura su instiller à l’antique bâtisse une autre vision du monde, sans en dissiper l’essence. Rien de plus étonnant que les jeux d’ombre qui s'imposent dans un escalier ou au détour d’un bref corridor. Quant au siècle des Lumières, il y a déposé sa qualité propre : la grâce. Reste à nos contemporains de poursuivre l’œuvre entamée il y a huit cents ans, les possibilités d’aménagement laissant un vaste champ à l’exercice de leur imagination.

890 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Barème d'honoraires
au 1er Avril 2017

Ventes d'immeubles

À Paris et en Ile-de-France
Prix de vente au-delà de 600 000 euros       5% TTC*
Prix de vente de 400 000 à 600 000 euros   6% TTC*
Prix de vente de 200 000 À 400 000 euros   7% TTC*
Prix de vente jusqu'à 200 000 euros             9% TTC*
Honoraires à la charge du Vendeur

En Province
Prix de vente au-delà de 500 000 euros       6% TTC*
Prix de vente jusqu'à 500 000 euros   30 000 Euros TTC* (forfait)
Honoraires à la charge du Vendeur

Expertise

Avis de valeur argumenté : 1 800 Euros TTC*
Expertise à partir de 2 400 Euros TTC*
Les tarifs des expertises sont communiqués sur devis personnalisé établi sur la base d’un taux horaire moyen de 120 Euros TTC*

   

*TTC : TVA incluse au taux de 20 %

Référence 664674

Surface cadastrale 2 ha 76 a 9 ca
Surface du bâtiment principal 862 m2
Surface des dépendances 155 m2

Responsable régional
Gers

Philippe Fritsch       +33 1 42 84 80 85


contacter

Mes favoris

Partager

envoyer à un ami Pinterest twitter Facebook Google Plus

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


E-carte

Envoyer


En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. OK En savoir plus