Entre Nantes et Angers, surplombant la Loire, au coeur d'un parc de 18 ha,
un château du dix-neuvième siècle inspiré des œuvres de Palladio
Varades, LOIRE-ATLANTIQUE pays-de-loire 44370 FR

Situation

Le domaine est situé en Loire-Atlantique, dans un cadre champêtre, à mi-chemin entre Nantes et Angers, à l'orée d'une petite ville avec toutes les commodités.

Description

François Briau, ingénieur des chemins de fer, très influencé par ses nombreux voyages, en particulier en Italie, confie la réalisation d'une demeure d'inspiration palladienne à l'architecte Edouard Moll en 1854. Andrea Palladio a réalisé la symbiose d'un style architectural et d'un paysage qui se rencontre dans nombre de villas italiennes ; s'inspirant de ces réalisations, le bâti s'inscrit au milieu d'un parc en terrasse qui surplombe la Loire en aménageant une perspective sur l'abbatiale Saint-Florent du Mont-Glonne. Depuis la route départementale, délaissant l'ancienne allée d'honneur, un portail ouvre sur le domaine par un chemin qui serpente entre les communs. Une chapelle s'élève aux confins de la propriété, à l'orée d'une prairie. Accessible depuis le parc, un ancien pont enjambait un bras de la Loire et permettait de rejoindre la gare du village par une longue allée fermée par une grille.
L'ensemble du domaine bâti et paysager est inscrit au titre des Monuments Historiques.

Le palais

Il s'agit d'une demeure sur trois niveaux regroupant les services dans son soubassement. Le plan rectangulaire, la symétrie autour d'un axe médian, l'alignement des baies à un même niveau et la régularité dans le rythme des ouvertures sont autant de signes qu'Edouard Moll a puisés son inspiration dans l'œuvre de Palladio. Les baies serliennes au deuxième niveau renforcent encore l'apport de cet héritage.
Les travées centrales forment avant-corps sur une façade et arrière-corps sur l'autre. Ce décrochement donne plus de légèreté au bâtiment en créant en apparence différents corps de logis tout en multipliant les toitures d'ardoise à faible pente.
Les deux façades principales sont sensiblement identiques, habillées de pierre de tuffeau et de brique rose. Des pilastres nichés encadrent les trois travées centrales. Les fenêtres vont par paire, comportent des linteaux carrés et sont, pour certaines, surmontées d'un fronton triangulaire. Des moulages en saillie bordent les fenêtres. Les angles du château sont soulignés de pilastres corniers.


Sous-sol
Ce niveau de près de 400 m2 était en partie le domaine du personnel : salle à manger, cuisine, lingerie et, curieusement, une salle de bain destinée à l'usage du maître des lieux. C'est également à ce niveau que se situent les caves et une partie du travail d'ingénierie de François Briau, notamment un tableau électrique primé à l'exposition universelle de 1865.
Rez-de-chaussée
Une imposante marquise en fer, fonte et verre occupe le centre de la façade nord et protège l'entrée qui accède à la galerie. Celle-ci traverse de part en part le bâtiment et mène à un oriel montant de fond couvert en terrasse et ouvrant sur le parc. Au sol, une marqueterie de marbre et de comblanchien rehausse les décors en stuc des murs et les trompe-l'œil des boiseries. De part et d'autre, les pièces de réception - grand et petit salon, salle à manger - ont conservé les parquets à points-de-Hongrie, les décors muraux et des meubles enchâssés dans les boiseries. Les pièces de détente - fumoir, bibliothèque, salle de billard - renferment également, meubles, décors et tissus de l'époque de la construction du palais. Un escalier monumental, décoré de fresques de Jules-Etienne Lenepveu et Jules-Joseph Dauban, enrichi de bustes d'empereurs romains sur corbeaux, aboutit à un palier au premier étage ouvert sur le rez-de-chaussée.
Premier étage
Le palier ouvre sur un couloir distribuant quatre chambres principales, avec salle de bain et toilettes, restaurées dans l'esprit du domaine, ainsi qu'un salon de plus de quatre-vingt-dix mètres carrés ouvrant une perspective sur la Loire.
Deuxième étage
Un escalier en bois y accède et mène à un couloir desservant douze chambres très peu remaniées depuis la construction du château. Une salle de douche a été installée plus récemment.

Les communs

Deux bâtiments sont exploités actuellement : la maison de gardien près de l'ancienne entrée d'honneur de la propriété, le pressoir à l'entrée des communs. L'un sert de gîte, l'autre de maison d'accueil pour les visiteurs. La chapelle, construite sur un promontoire, dans laquelle repose François Briau, est en bon état de conservation. L'orangerie, dont le toit sert de terrasse dans le parc, est remarquable par l'utilisation du béton armé, matériau totalement innovant à l'époque. Boulangerie, buanderie, volière, ferme et chenil circulaire sont à restaurer en totalité.

Le parc

Un belvédère de dix-huit hectares sur la vallée de la Loire. Sur trois niveaux, les jardins en terrasse ont été conçus pour déployer une vue panoramique sur l’abbatiale de Montglonne, blottie sur la rive opposée du fleuve. Ce parc paysager, à l'anglaise et à l'italienne, mène, par un labyrinthe d'allées de buis et de lauriers-thym à la découverte de nombreuses fabriques ainsi que de ruines d'un château médiéval.

Ce que nous en pensons

Les paysages et l'ancien château ont inspiré Joseph Turner qui les immortalisa dans ses carnets de voyage. François Briau en est tombé amoureux et a concrétisé ses rêves en y édifiant un palais. Cette résidence est tout à la fois une œuvre architecturale remarquable et un chef-d'œuvre d'ingéniosité et de modernité du 19ème siècle. Les propriétaires actuels ont réveillé château et parc et permis à de nombreux visiteurs de partager les émotions liées à ce palais envoûtant.

2 100 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 953707

Surface cadastrale 20 ha 68 a 64 ca
Surface du bâtiment principal 1200 m2
Nombre de chambres 18

Responsable régional
Pays de Nantes et nord du Pays de Retz


Nadine Riant +33 1 42 84 80 85

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