Près d'un village du Poitou, sur 65 ha de bois et prairies,
château du 18è S. et vestiges d’une abbaye cistercienne inscrits MH

Situation

À seulement une vingtaine de minutes de voiture de Poitiers. L'aéroport de Poitiers Biard assure des vols vers les îles Britanniques, le TGV rallie la capitale en 1 h1/2 et l’autoroute A10 mène à Paris en un peu plus de 3 heures.
À l’orée d’un village paisible dressé au milieu des bois et des ruisseaux. Les collines ondulées qui l'environnent sont couvertes de bois denses et d'espaces agricoles modestes formant un paysage inaltéré depuis plus d'un siècle. La région est fort réputée pour son architecture romane de ses nombreuses chapelles et abbayes.

Description

Une petite route prenant à la sortie du village monte vers le domaine. Au bout de deux kilomètres apparaît la maison de gardien marquant l’entrée de la propriété, qui s'étend sur 65 hectares. La voie bordée de grands arbres et de haies sauvages s’enfonce alors jusqu'à une croisée de chemins où une indéfinissable aura bucolique s'empare du visiteur étonné. Il faut alors abandonner la voiture et continuer à pied pour aborder la verte petite vallée où s'inscrivent l’ensemble des bâtiments :
- au sud se dresse le château, qui semble posé devant son grand étang scintillant de lumière
- à l’est se trouve la chapelle
- à l’ouest, partiellement masquées par d’immenses platanes, s'élèvent les anciennes écuries et la grange, prolongées par une succession d’autres bâtiments : porcherie, poulailler, remises
- au nord, le jardin est contenu d’un côté par le flanc de la colline, de l’autre par une petite rivière.

Le château

Il a été édifié selon un plan en H, avec un corps de bâtiment central datant de la fin du 18ème siècle flanqué aux extrémités de deux ailes saillantes. Ces deux ailes sont antérieures au corps central, comme en attestent leurs salles voûtées et leurs cheminées médiévales.
Des documents et archives établissent qu'une abbaye affiliée à l’ordre de Cîteaux fut bâtie ici en 1201. Aujourd’hui disparue, il n'en subsiste qu'une petite salle et la superbe galerie de son ancien cloître, classée monument historique, qui court le long de la façade nord. Le côté sud profite largement de la vue sur l’étang. Un marronnier blanc de taille exceptionnelle, judicieusement planté à cet effet il y a des siècles, protège la façade des chaleurs estivales.
Cette grande demeure à deux niveaux est d'une architecture sobre et équilibrée, avec des façades percées d’ouvertures régulières. Le bâtiment s'ouvre par de nombreux accès extérieurs. Un grand escalier et trois escaliers secondaires montent au premier étage.
Le bâtiment est en bon état structurel et sa couverture d’ardoise a été entièrement restaurée.


Rez-de-chaussée
La première des trois portes fenêtres côté sud ouvre sur un vestibule. À gauche se trouve un douillet petit salon ou bureau avec une cheminée, parfait pour recevoir au quotidien. La pièce est lambrissée jusqu'à mi-hauteur, des toilettes sont de l'autre côté du vestibule. Vers la droite, des doubles portes mènent à la salle à manger, pièce à l'atmosphère feutrée grâce à ses boiseries et tentures aux murs. Une cheminée de style Renaissance en bois montre un beau tableau en médaillon. Le sol est dallé de pierres calcaires à cabochons noirs. La salle à manger conduit au grand salon qui occupe la partie centrale du château, où les visiteurs accèdent via le grand perron par une porte-fenêtre à deux vantaux. Cette grande pièce est entièrement tendue de délicieuses boiseries du 18ème siècle où se détache une cheminée Louis XV en brèche rouge surmontée d'un trumeau avec miroir et tableau sous presque 4m de hauteur sous plafond. Les moulures sont en gypse et le sol en parquet à bâtons-rompus. Toutes les pièces de réception profitent d’une grande clarté grâce à de nombreuses et hautes ouvertures orientées au sud, qui offrent également une vue magique sur l’étang et la forêt en arrière-plan. En traversant le salon vers l’est, des double-portes s’ouvrent sur un grand vestibule parqueté à l’anglaise, dont l’escalier massif occupe un bon quart de l’espace. Cet escalier à deux volées droites et tournant à gauche a été fabriqué avec du bois de chênes de la propriété. Quatre poteaux chanfreinés supportent le palier du premier étage.
À l’est du vestibule, quelques marches mènent dans l’aile orientale, occupée par l’ancienne cuisine, des caves et des celliers. La cuisine est voûtée en plein-cintre et divisée en deux parties avec sa cave attenante, disposition qui remonte à une lointaine époque. Elle a gardé son immense cheminée et son dallage pavé. Au nord de cette aile, un charmant petit escalier de service monte à l’étage. Une très belle petite pièce de facture similaire à celle de la galerie du cloître, pour l'heure inutilisée, est adjacente à la cuisine.
Au nord, de hautes portes-fenêtres en vitraux réalisés dans les ateliers des frères Guérithault à Poitiers s’ouvrent sur la galerie du cloître. Longue de 35 mètres, celle-ci compte sept travées d’arcatures en plein-cintre groupées par deux ou trois et reposant sur des colonnes jumelées à piliers carrés. Les chapiteaux sont décorés de feuilles d’eau, certains sont nus. Leurs tailloirs sont ornés de dents-de-loup, damiers et autres dents de scie. La toiture-terrasse de la galerie est supportée par des voûtes d’ogive nervurées dont les clés sont en disques blasonnés.
La cuisine actuelle, située dans l’aile ouest, est accessible par deux portes extérieures. Elle communique avec la salle à manger et les pièces de service. Deux escaliers sont à proximité, dont l'un à vis en pierre. Sa belle cheminée indique que la pièce et l'aile entière datent du Moyen-Âge.
À gauche de la cheminée se trouve un four à pain. Nombre de ses portes de communication sont du 17ème siècle. Un grand office et une buanderie adjacents sont directement accessibles à l’arrière de la cuisine.

Premier étage
Quatre escaliers différents mènent à ce premier niveau d'environ 440 m² habitables. Quinze chambres de toutes formes et de tailles diverses se disputent la plus belle vue sur la campagne alentour. Celles orientées à l’est contemplent en premier plan la petite rivière qui longe le château sur ce côté, la chapelle et un petit pont romain puis en arrière-plan un jardin sauvage. Les chambres du sud donnent sur l’étang où s'ébattent des canards sauvages, des poissons et des ragondins albinos à l'ombre du majestueux marronnier blanc. Enfin, celles situées dans l’aile ouest ont une vue sur les superbes écuries au travers d’un bosquet de platanes multi-centenaire. À cet ensemble s'ajoutent une salle de billard, un salon, un bureau, trois salles de bain et une salle de douche. Le couloir qui relie les deux ailes longe le côté nord du logis central sur 30 mètres environ, livrant une vue dégagée au-dessus de la galerie.
Combles
Les greniers, qui épousent la forme du bâtiment, ont conservé diverses pièces anciennement occupées par le personnel. L’espace pourrait être éventuellement réaménagé car la charpente est assez haute et percée de deux lucarnes.
Chapelle
Dressée a 30 mètres du château, la chapelle de 70 m² environ a été érigée vers le milieu du 19ème siècle dans un style néo-Roman. En bon état, elle a acquis en 150 ans une jolie patine. La couverture est en ardoise et ses voûtes évoquent celles de la galerie du cloître. Les vitraux ont été créés par L. Lobin à Tours en 1867.
Ecuries
Bâtie en 1897 en briques et moellons, cette construction de 44m x 16m à deux niveaux fait partie d'un ensemble de quatre bâtiments conçus à l'époque dans un même style. La bâtisse est coupée au centre par une ouverture traversante et deux portes en plein cintre hautes de 6 m environ. Cette partie centrale plus élevée forme une croisée perpendiculaire aux deux extrémités. Sa remarquable charpente est formée de deux croix de Saint-André. Les deux parties latérales sont occupées par des boxes à chevaux au rez-de-chaussée, l’étage servant à engranger le foin. A son extrémité sud se trouve un logement de 4 chambres avec cuisine, arrière-cuisine, salle à manger et salle de bain. L’ensemble est en bon état.
Grange
Également en bon état, ce bâtiment de 200 m² au sol avec un étage supporté par de solides poteaux en maçonnerie servait à l'origine à garer des véhicules et entreposer du foin et du grain.
Ensemble de bâtiments
- Un grand poulailler et une porcherie, tous les deux bâtis dans le même style que les écuries.
- Un peu à l’écart, un hangar, semi-ouvert.
- À l’entrée de la propriété, une maison de gardien avec deux chambres.
- Sur un petit escarpement, près d’une très ancienne source qui coule toujours, la maison du garde-chasse.

Le jardin
Le petit pont roman qui traverse la rivière descend vers le jardin potager qui s'étend sur une parcelle de 3800 m². Il est bordé de deux côtés par un petit escarpement, le pont et la rivière fermant les deux autres. Au nord, le jardin est protégé des vents froids par un bois. Son emplacement idéal est validé par l'usage puisque les moines cisterciens l'utilisaient dès le 12ème siècle.
Futaie mélangée
La topographie et la diversité de ses terres qui s'étendent sur plus de 60 hectares apportent à la propriété des qualités majeures.
Elles épousent le relief d'une petite vallée traversée en son milieu par une rivière. Les bois, prés, pâturages et champs qui se partagent le terrain offrent une gamme de plaisirs variés aux amateurs de nature. Les bois sont bien gérés et formés principalement de beaux chênes qui y prospèrent car la vallée est assez abritée des vents. Les terres où pullule le petit gibier sont également fréquentées par des cerfs et des chevreuils. Si certains champs étaient cultivés il y a une vingtaine d’années, les terres de la propriété sont passées au bio avant l’heure puisqu'elles n’ont subi aucun traitement à base de produits phytosanitaires depuis cinquante ans.
La rivière traversant l’étang longe la vallée sur plus d'un kilomètre. La propriété est toutefois à l'abri des crus et inondation car les moines savaient y faire pour choisir l’emplacement de leurs abbayes. Peuplées de nombreux canards, hérons et autres volatiles, ses eaux poissonneuses sont d'excellente qualité à en juger par le nombre de truites qui y fraient.

Ce que nous en pensons

Une source, une rivière, un étang, un vieux potager, des arbres de haute futaie, une galerie de cloître inscrite monument historique, des vitraux, des cheminées médiévales, un petit pont roman et quelques ragondins albinos en guise de ratons-laveurs. Ce petit poème architectural célèbre dans une prose très personnelle la terre et ses beautés, ici fort vivaces et d'une grande variété. Quant à l'emplacement du domaine, il est sûr, foi de Cistercien...
L'ensemble est pourtant proche de Poitiers, capitale régionale.
Une bonne partie des volumes et des pièces intérieurs nécessiteront une restauration à divers degrés. Il faudra installer un système de chauffage et réparer l’électricité comme la plomberie. A ce prix, ce château polymorphe ouvrira de nombreuses possibilités d'aménagement, tant pour les vastes et charmants bâtiments qui le composent que pour les terres alentour, largement en jachère.

1 260 000 €
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.

Référence 671948

Surface cadastrale 65 ha 22 a 5 ca
Surface du bâtiment principal 1020 m2
Surface des dépendances 1000 m2

Responsable régional
Vienne

Henry Lewis       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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