Dans une cité de l'Yonne, la «Maison des Sept têtes»,
hôtel de poste du 18ème siècle partiellement classé MH

Situation

En Bourgogne, dans le centre historique d'une charmante ville de l'Yonne. Cette cité vivante de 5000 habitants est traversée par une large rivière et regroupe tous commerces et services, dont un groupe médical, une pharmacie, des écoles et une gare. La ville de Sens, à une quinzaine de kilomètres, est facilement accessible par la nationale 6.
Une sortie de l'autoroute A6 se trouve à 15 minutes. Paris est à 140 km.

Description

Une fois les portes fortifiées de la ville franchies, la grande avenue principale mène jusqu'au pied de la façade du bâtiment. Il fut à l'origine construit à un emplacement stratégique, face à la rue la plus commerçante et à quelques pas seulement de la rivière. Il voisine avec l'imposante église, et sa façade étonnante lui donne un aspect très particulier qui le distingue des bâtiments environnants. Placé au beau milieu du centre historique, l'hôtel est proche de tous les bons commerces de bouche de la ville : charcutier, boucher, boulanger-pâtissier-chocolatier, etc. Sur l'arrière se déploient deux cours d'une superficie totale d'environ 350 m². On y accède par une rue adjacente, y compris en voiture, un portail sécurisé fermant le porche. Au-dessus du portail se trouve un appartement indépendant.
La toiture et la singulière façade du bâtiment ont été inscrites aux Monuments historiques dès 1932.

L'hôtel de poste

Cet édifice datant du 18ème siècle abritait à l'origine l'administration du service postal et celle des transports par bateau sur l'Yonne. Au siècle suivant, avec l'essor du transport ferroviaire et après la fermeture officielle en 1873 de tous les relais de poste, il fut converti en entrepôt pour denrées et épices. Un monte-charge fut alors installé dans la cour afin de remonter les produits des caves.
L'hôtel de poste est très connu dans la région sous le nom de "Maison des sept têtes", appellation due à son étonnante façade ornée de masques mythologiques en bas-relief représentant les visages de sept dieux de l'Olympe. On prête beaucoup d'esprit à son concepteur, dont les mascarons composent un rébus de pierre qui pourrait se traduire ainsi :
"Ici, en toutes saisons et par tous les temps, que Jupiter règne ou que ce soit Pluton, roi des jours sombres, Mercure se charge de faire transporter tous les messages, tant par terre que par eau, ainsi que les denrées et produits des champs (Cérès), des coteaux (Bacchus), des eaux (Neptune), et des forêts (Diane)."
Le bâtiment de trois niveaux s'élève sur un labyrinthe de caves qui servaient à entreposer les denrées et le vin. Il est fait d'un appareillage en pierre, matériau coûteux et rare réservé à l'époque aux bâtiments importants de la ville. Sa toiture est recouverte de tuiles plates de Bourgogne. Tout en équilibre et symétrie, la maison semble partagée en trois par ses piliers à chapiteau. Les baies, toutes en plein cintre, encadrent des fenêtres à petits carreaux rehaussées de balcons du 18ème siècle en fer forgé. Ce sont les clés de ces ouvertures qui portent les têtes sculptées. Au rez de chaussée, le grand portail en anse de panier s'ouvre par une lourde porte en bois sculpté. Au centre de la toiture, l'imposant fronton triangulaire de style dorique est flanqué de deux lucarnes de pierre aux ouvertures en plein cintre.
Du haut des fenêtres, on aperçoit au loin les champs et collines qui s'étendent au-delà de l'enceinte de l'ancienne ville fortifiée.


Rez-de-chaussée
Le niveau occupe une superficie d'environ 146 m².
La lourde porte moulurée donnant sur la rue principale ouvre sur une large entrée carrelée de pierre qui dessert à gauche une grande salle au plafond mouluré. Une porte de garage aménagée dans le fond de la pièce permet de mettre les voitures à l'abri depuis la cour. Un deuxième garage plus petit se trouve sur le côté.
A droite de l'entrée, un petit escalier mène au vestibule surélevé. Une porte ouvre sur deux autres pièces en contrebas. Le vestibule abrite le départ du grand escalier en bois qui dessert tous les étages. Sa rampe en fer est sans fioriture.
Premier étage
Ce niveau est d'une superficie d'environ 130 m².
L'escalier éclairé par de hautes fenêtres débouche sur un palier qui permet d’accéder au premier appartement. Les plafonds à cet étage sont en plâtre mouluré, les sols de la plupart des pièces sont parquetés de chêne recouvert récemment d'une moquette. La quasi-totalité des pièces a une cheminée de marbre.
L'ensemble forme un appartement traversé par un grand couloir. Il dessert sur la gauche côté rue un bureau et un salon communiquant par une double porte en bois mouluré, et dans le fond une salle de douche. Côté cour à droite, il mène à deux chambres et une cuisine. A l'arrière du couloir se trouvent une salle de bain et un dressing ouvert sur une des deux chambres.

Deuxième étage
Ce niveau qui occupe une superficie d'environ 140 m² abrite un autre appartement. Resté plus dans son jus que le précédent, il traduit bien ce que devait être l'ensemble originel et rend plus évidente encore la nécessité de restaurer l'ensemble de l'édifice. Les plafonds dans la plupart des pièces sont à poutres apparentes, les sols sont pour la plupart recouverts de tomettes de terre cuite hexagonales.
Un palier dessert à droite une salle de bain, en face le couloir qui conduit aux pièces de l'appartement, et à gauche la porte qui mène aux combles.
De même qu'au premier étage, le couloir distribue deux chambres situées côté rue. Une d'entre elles est éclairée par l'une des larges fenêtres centrales que prolonge un balcon mouluré. La deuxième chambre, plus grande, est associée à une alcôve et une antichambre. En face côté cour sont réunis une troisième chambre, une cuisine et un salon. Le sol de cette dernière pièce est fait d'un parquet de pitchpin teinté; une élégante cheminée en pierre du 18ème siècle surmontée d'un trumeau mouluré donne à l'ensemble un fort cachet.
Combles
Ils s'étendent sur une surface totale de 155,3 m².
Accessibles par un escalier cloisonné, ils se déploient intégralement sous une étonnante charpente classée à juste titre aux Monuments historiques.
Ses vastes volumes sous une grande hauteur de faîtage permettraient l'aménagement de beaux espaces.

L'appartement annexe

Un peu excentré de la maison, un appartement entièrement indépendant a été aménagé hors de l'enceinte de la propriété. Placé au-dessus du porche mitoyen qui permet l'accès des voitures, il est accessible au moyen d'un escalier.
Sur une superficie d'environ 38,6 m², il réunit une pièce d'entrée, des toilettes, une salle de douche, une cuisine et une dernière grande pièce. L'ensemble est entièrement à refaire.

Les cours

Exposées au nord-est et séparées par un demi-mur, elles sont d'une surface d'environ 226 m² pour la plus grande et de 116 m² pour la plus petite.
La façade de ce versant de la propriété est traitée de manière plus simple que celle du côté rue. Elle est faite de blocs de pierre et de moellons de silex assemblés et enduits partiellement, l'encadrement des fenêtres étant marqué par une alternance de pierres et de briques.
Les deux cours ne sont pour l'instant pas mises en valeur. Il serait intéressant de les aménager en y créant un jardin protégé du vent par les murs des maisons voisines.

Les caves

Difficilement accessibles en l'état actuel, elles sont constitutives de l'âme et de l'histoire du bâtiment.
C'est là qu'on conservait à l'abri de la lumière les denrées et le vin qui permirent l'exploitation fructueuse de l'épicerie de gros. Elles forment un véritable labyrinthe souterrain sillonné de couloirs menant aux différentes salles voûtées. A une époque plus récente, un monte charge y a été installé pour faciliter le déplacement des produits.

Ce que nous en pensons

La façade de ce fascinant hôtel a de la conversation, cet art qu'on savait si bien soigner au 18ème siècle. Depuis plus de deux siècles, elle semble même toute bruissante de conciliabules tant ces visages tournés vers le passant sont expressifs, de sorte qu'on s'attend à les voir miraculeusement s'animer. On se surprendrait même à tendre l'oreille pour mieux entendre ce que racontent ces dieux antiques dont les traits accrocheront le regard du visiteur le plus blasé. Captivant, envoûtant même, ce spectacle pourrait à lui seul motiver un coup de coeur.
De lourds travaux sont à prévoir pour remettre le bâtiment aux normes. S'il est pour l'heure séparé en deux appartements, il recèle encore de vastes espaces libres de tout aménagement qui permettront de l'adapter à toutes sortes de projets. A cet égard, le dernier étage, resté dans un état largement préservé, dictera le ton et le sens des efforts à entreprendre.

Vente en exclusivité

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au 1er Avril 2017

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Avis de valeur argumenté : 60 Euros TTC*
Expertise : 80 Euros TTC*

   

*TTC : TVA incluse au taux de 20 %

Référence 390934

Surface cadastrale 535 m2
Surface du bâtiment principal 323 m2
Surface des dépendances 38.6 m2

 

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Responsable régional
Nord Yonne, Sénonais, Auxerrois

Hélène Barré       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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