Palais abbatial d'une ancienne abbaye bénédictine et ses dépendances
en Anjou ancien, aujourd'hui Touraine, inscrit MH

Situation

En vallée d'Anjou, face à une ville de quatre mille habitants, dans le Parc Naturel Régional de Loire-Anjou-Touraine, sur la route des vins de Touraine, à trois quarts d'heure de Tours et à une heure d'Angers. Liaisons, par route : sortie de L'autoroute A85 Nantes Bourges à 3km ; par chemin de fer : gares TGV à Tours et Angers ; par voie aérienne : aéroports de Tours et Angers avec vols réguliers vers plusieurs capitales européennes.

Description

L'abbaye fortifiée fut bâtie à la cassure de la terrasse alluviale ancienne séparant les terres inondables qui rejoignent la Loire au sud et le coteau de tuf creusé de caves, au nord.
L'ensemble constitue un site privilégié, tranquille et bucolique, fortement marqué par le jeu des terrains réglés en niveaux horizontaux, séparé du bourg, au nord, par un haut mur de clôture, protégé à l'est par le parc d'un château contigu et au sud, par les anciens potagers inscrits.
Les éléments à vendre sont des parties de la maison abbatiale (repérage MA) tel qu’on l’entendait au 17ème siècle.
Ils sont accessibles en traversant une esplanade dominant les remparts.

Histoire

Fondée en 990, par Emma, épouse de Guillaume Comte de Poitou, à partir d'un petit prieuré qu'elle dota largement, elle devint l'une des plus importantes abbaye de l'Anjou, avec rang de baronnie et châtellenie.
Après le Concordat entre Léon X et François Ier elle devint abbaye à commende, adopta la règle de Saint Maur en 1630 sous l'influence de Richelieu, fut vendue comme bien national à la Révolution, puis reprise en 1830 par une congrégation apostolique de femmes qui lui assura le calme jusqu'à nos jours.
Son histoire est liée à des personnages célèbres.
Baudri, 8ème abbé en 1089 qui laisse un poème de 1100 vers à Adèle, fille de Guillaume le Conquérant ; Charles IX, « Le 14 novembre 1565 le Roi arriva pour Dîner ; les richesses bibliographiques de cette abbaye captivèrent tellement le monarque qu'il y resta cinq jours. » ;
Rabelais qui y venait en voisin et s'en inspira pour décrire l'abbaye de Thélème ; Ronsard qui « quittant son Loir et sa Gastine, en ce lieu fut épris d'une belle Angevine. »
Les bâtiments ont subi : l'incendie au passage des grandes compagnies le 30 avril 1361, l'occupation par Pierre de Culant et deux-cents cavaliers en 1425, la foudre, la mégalomanie des seigneurs bénéficiaires sous lesquels elle fut, d'après un contemporain, « un perpétuel chantier de démolitions et de constructions » et, pour clore, le rôle de carrière de pierre dans les années 1800.

Le logis (MA)

C'est en fait le seul et dernier bâtiment du logis abbatial, dit pavillon sud. Construit en 1630, de trois niveaux sous combles, accolé aux grands greniers et constitué d'un bâtiment de 18 m x 9,90 m intérieur et d'une aile en saillie de 2,40 m pour une longueur de 7,00 m côté cour, couverts de deux combles à quatre eaux.
En 1830 il a été doublé en symétrie et à l'identique, dans le respect des matériaux et des proportions, de telle sorte qu'il donne l'impression d'être d’une seule époque de construction, ce qui porte la longueur totale intérieure à 35,60 m.
Maçonnerie de pierre de taille à rangs réguliers, légers bandeaux reliant les appuis et les linteaux, jeu vertical d'alternance de baies, demi-baies et niches qui était terminé par une alternance de lucarnes demi-rondes à œil-de-bœuf, et de lucarnes rectangulaires à fronton aujourd'hui disparues.
Combles couverts par une charpente à couples pour la partie du 17ème siècle et charpente à fermes sur la partie du 19ème siècle, sous une couverture d'ardoises. Hauteur sous faîtage de 8,60 m.
A chaque niveau, un couloir côté cour, délimité par un mur de refend longitudinal, distribue les différents locaux.
Quelques pièces en entresol au niveau des avant-corps.
Au niveau de l'aile du 17ème siècle, escalier à deux volées droite séparées par un mur d'échiffre central et à palier intermédiaire sous voûtes.
Dans différentes pièces du 17ème siècle, plafonds peints à la française ou à caissons, lambris et portes peintes, murs peints, quelques cheminées, certains éléments étant cachés par des faux-plafonds ou des tentures.
Sont cités : le maçon Glagan, les sculpteurs Noël Dalivon et Lalmant, le peintre Jean Mosnier, comme artisans ayant participé aux travaux.
Hauteurs sous-plafond de 4,50 environ aux trois niveaux.
Des étages vue panoramique sur le clos et la vallée de la Loire.
L'ensemble était utilisé et aménagé en maison de retraite, avec tous les services nécessaires, cuisine de collectivité, salons, vingt-deux chambres avec salle d'eau et toilettes.
Un deuxième escalier ainsi qu’un ascenseur desservent les différents niveaux.
Surface utile 1000m2 env. + combles

les jardins en terrasse et le canal (MA)

Il est difficile de se rendre compte de ce que furent ces jardins en terrasses vantés à différentes époques par des visiteurs célèbres, tant les modifications ont été nombreuses en emprise et en genre : galeries couvertes, vasques... disparues. Malgré cela, ce qui reste dégage un charme certain : les terrasses et leurs murs de soutènement, dominant le canal réalisé au 17ème siècle avec les démolitions de l'église romane pour ordonner le cours d'eau sinueux, le pont et les portes du 17ème siècle, et quelques éléments rebâtis au 19ème siècle.
9000 m2 + 17.000m2 en prairie actuellement

La cour du logis (MA)

Elle est délimitée : à l'ouest, côté bourg, par une esplanade et deux bâtiments l’encadrant, ensemble auquel on accède par une porte cochère monumentale du 17ème ; au sud, par de grands greniers et un corps de logis ; au nord par des dépendances. La cour est aussi prolongée, à l'est, par des jardins.
Elle constitue un niveau intermédiaire réglé entre la terrasse alluvionnaire et la rive du cours d'eau.
Un cèdre y est planté.
3000 m2 env.

Bâtiments à gauche de l'entrée (MA)

Bâtiment du 18ème siècle, en maçonnerie de pierre de taille à bandeau et corniche, de deux niveaux sous combles perdus, à charpente à fermes, couvert en ardoises.
Au rez-de-chaussée : entrée, cage d'escalier, cuisine, deux salons, une chambre avec salle de bain, toilettes. Au premier étage : palier de desserte, quatre chambres, salle de bain, toilettes.
Hauteurs 2,40 et 2,58m.
A usage actuel de logement du personnel
Surface utile 110 m2 environ.

Bâtiment à droite de l'entrée (MA)

Bâtiment du 19ème siècle à un niveau de 4,70 m x 24 m, en maçonnerie de moellon enduit avec encadrements et chaînes d'angle en pierre de taille, sous combles perdus, couverture en ardoises.
A usage d'accueil, il comprend un accueil, un couloir de distribution, quatre bureaux ainsi qu’une entrée joignant les grands greniers, entrée par laquelle un jeu d'escalier et de plan incliné accède au niveau bas des greniers.
Surface utile 120m2 environ.

les petites dépendances (MA)

Bâtiments du 19ème siècle en maçonnerie de moellon enduit, couverts de charpentes à ferme, sous couverture d'ardoise.
A usage de buanderie, garage, atelier, stockage.
Surface utile de 200 m2 environ.

Les grands greniers (MA)

Ce bâtiment de stockage datant du 13ème siècle, de deux niveaux sous combles, de 58 m x 9,40 m, aux murs d'un mètre d'épaisseur, terminé côté bourg par un pignon flanqué de deux tourelles, est un bel et rare exemple des bâtiments fonctionnels construits à cette époque. Son long pan sud participait aux murailles.
Le niveau bas est constitué par neuf travées de voûtes de style gothique Plantagenet à plan barlong, sur colonnes accolées intérieures et contreforts extérieurs. Départ des voûtes à 2,40m de hauteur et clefs à 7,80m de hauteur.
Le niveau haut sur l'extrados des voûtes, est accessible par un escalier extérieur traversant certains contreforts.
Les combles sont couverts par une charpente mixte à chevrons portant ferme avec une panne intermédiaire de raidissement et des contre-fiches de liaison entre le poinçon et cette panne, supportant une couverture en ardoise.
Usage actuel :
Au niveau bas les cinq premières travées côté bourg ont été aménagées en chapelle en 1830. Les habitants peuvent y accéder par une porte percée dans le pignon et accessible par un escalier extérieur. Au sol, carreaux et céramiques du 19ème siècle ; dans les jours, vitraux de l'atelier tourangeau Lobin.
Dans les quatre autres travées, un plancher intermédiaire en bois a été passé à une époque indéterminée. La partie basse comporte une cuisine de collectivité et ses annexes, la partie haute formant un rez-de-jardin surélevé, quatre pièces desservies par un couloir côté cour. Hauteurs 3m et 3,40m.
Le niveau haut est aménagé en chambres et pièces communautaires autour d'un couloir central. Hauteur 2,60m.
Soit vingt-et-une chambres dans l'ensemble.
Liaison à chaque niveau avec l'escalier du logis.
Un ascenseur dessert les trois niveaux.
Surface utile 1300m2 environ + combles

La grange du moulin (MA)

Dépendant actuellement du moulin, accessible de puis sa cour, bâtie au 19ème siècle, de 6 m x 12 m, à un niveau et mezzanine, en maçonnerie de moellon enduit à pierre vue, à angles et encadrements d'ouverture en pierre de taille, sous charpente à fermes couverte en ardoise,
Elle sera rattachée à cet ensemble car elle en contient la chaufferie au gaz de ville.
Surface utile 110 m2 environ

Ce que nous en pensons

Excellente situation sur les circuits touristiques.
L'ensemble étant toujours occupé, est régulièrement entretenu.
Tous les bâtiments sont habitables et utilisables. Ils peuvent recevoir en continuité des hébergements de classements différents, ce qui donne une grande souplesse de gestion, pour une capacité actuelle de quelques cinquante chambres.
Les terrasses des jardins ne demandent qu'à retrouver leur lustre d'antan et deviendraient alors, tel qu'à l’origine, de somptueux jardins.
Possibilité d'acquérir d'autres éléments, consulter l'annonce 233360

1 260 000 €
Les prix indiqués incluent nos honoraires de négociation.

Référence 505740

Surface cadastrale 3 ha 28 a 94 ca
Surface du bâtiment principal 1000 m2
Surface des dépendances 1700 m2

 

 Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Responsable régional
Ouest Indre & Loire

Richard Heinrich       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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