La «cathédrale à ciel ouvert» et la maison de Jean Linard,
ensemble insolite inscrit MH proche de La Borne et des vignobles du Centre-Loire
Henrichemont, CHER centre-val-de-loire 18250 FR

Situation

Dans le nord du département du Cher au paysage doucement vallonné et au riche patrimoine architectural et artistique, où la vigne est cultivée depuis plus de 2000 ans. L'ensemble se trouve juste à côté de La Borne, village de potiers isolé au cœur de la forêt parmi les vignobles, non loin de Sancerre et Menetou-Salon. A égale distance de l'océan et des Alpes, Paris est à 180 kilomètres environ (dont 160 par l'A77) et une gare proche permet de rallier Paris-Bercy en une heure quarante cinq.

Description

La cathédrale de Jean Linard est aménagée dans une ancienne carrière de silex. Dès son adolescence dans les années Soixante, celui-ci s'intéressa à la terre. Il rendait régulièrement visite aux artisans et artistes du village de la Borne où potiers et céramistes sont installés depuis le 15ème siècle. Avec la céramiste Anne Kjaersgaard, il finit par s'y établir comme potier. Tous deux construisent leur maison et un four à trois chambres selon un plan de Bernard Leach, dont l'école exerçait à l'époque une grande influence. Autre influence, celle du groupe de céramistes japonais Hamada, Kawai, Tomimoto fondateurs du mouvement Mingei sous la direction de Yanagi. En 1962, ils créent leur école de poterie, où Jean Linard accueillera des stagiaires - Anne Kjaersgaard enseignera plus tard aux Etat-Unis. Ses premiers création furent une vierge à l'enfant, des oiseaux... et une machine à écrire.
En 1975, Jean Linard conçut le projet de bâtir une chapelle, qui devint très vite une église puis une "cathédrale" dans les années 80. Il commença par le chœur et par une tour faite de briques issues de la démolition d'un four voisin. Il y consacrera une grande partie des vingt six dernières années de sa vie
A la fois potier, sculpteur, peintre et bâtisseur, l'artiste utilisa d'abord la terre pour créer des chats et oiseaux dont la queue symbolisait la paix et la fraternité. Peu à peu apparurent toute une variété d'autres animaux issus de la technique du "raku". Ce procédé d'émaillage développée par les Japonais au 16ème siècle est celui qui donne leur glaçure aux céramiques chinoises à trois couleurs. Jean Linard eut aussi recours au fer, à la mosaïque et au ciment, et parmi les créations de ses dix dernières années, certaines seront monumentales. Ainsi, ces personnages approchant les deux mètres de haut en fer et mosaïque, qu'il appellera les "gardiens du temple". Il remodèlera sa maison en créant de nouvelles pièces et refaisant les toitures qu'il rehaussera de tuiles de couleur, de sculptures, de cheminées et de "chat-pots de fleurs" au charme indéniable. De nombreux prénoms des membres de la famille y sont inscrits, mélangés à ceux des saints évangélistes. Il aura durant sa vie quatre épouses et huit enfants. Sa dernière femme, Anne-Marie, occupe toujours le lieu où l'artiste a été inhumé en 2010 en faisant perdurer son esprit et en contribuant à la sauvegarde du site.

Le logis

"Une maison c'est comme un homme, tu changes au fur à mesure que tu avances dans ta vie et la maison, elle doit faire pareil", disait Jean Linard. Son logis est ainsi la traduction d'un cheminement poursuivi durant une vie entière. Respectueux de l'environnement, il a été progressivement agrandi avec des matériaux de récupération glanés localement. L'artiste y ajouta d'autres bâtiments d'habitation et divers ateliers, ainsi que des salles d'exposition destinées à promouvoir son œuvre.

Ce que nous en pensons

La "cathédrale" est bâtie dans une ancienne carrière de silex et c'est l'esprit du vent qui règle sa mélodie. Comme la Sagrada Familia ou le Palais idéal du facteur Cheval, le lieu transporte le visiteur dans un tout autre univers, guidé par la créativité hors du commun de l'artiste qui mit les couleurs, la matière et les formes au service de sa quête de paix et de liberté. L'oeuvre est unique par définition, d'où l'intérêt de sauvegarder le creuset où elle fut conçue, la famille de Jean Linard restant attentive à sa préservation. L'ensemble formé par la maison et la cathédrale est inscrit depuis 2012 aux Monuments historiques. Les nombreux avantages fiscaux et autres qu'induit ce statut permettront aux nouveaux propriétaires de continuer à faire vivre cette oeuvre insolite, voire la valoriser mieux encore.

Vente en exclusivité

430 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 358236

Surface cadastrale 2 ha 85 a 25 ca
Surface du bâtiment principal 225 m2
Surface des dépendances 498 m2

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Responsable régional
Sancerrois et Champagne Berrichonne


Nelly Parisot       +33 1 42 84 80 85

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