ruines à vendre entre périgord - quercy

Entre Quercy, Périgord et Agenais, dissimulés dans la végétation,
les vestiges inscrits MH d'une localité fortifiée des 11e et 12e s.

Duravel, LOT midi-pyrenees 46700 FR
Midi-Pyrénées

Situation

A deux heures de Toulouse, et moins d'une heure d'Agen, Sarlat, Gourdon et Cahors. Duravel, Puy-l'Evèque et Fumel ne se trouvent qu'à une dizaine de minutes. En Bouriane, entre Quercy, Périgord et Agenais, un écrin vert, préservé, aux reliefs contrastés faits de forêts touffues où fleurent bon la noix et le cèpe, de causses plus arides, mais aussi de vallées parcourues par de multiples cours d’eau, et des collines offrant des vues panoramiques. Le Lot et la Dordogne ne coulent pas loin. La région est riche de sites historiques majeurs.

Description

Aujourd'hui en grande partie masqué par la végétation, l'ancien "castrum" -localité fortifiée -, occupe une haute colline rocheuse, et domine discrètement la belle vallée qui le sépare de la bastide qui lui fait face. Des éléments de fortification sont encore visibles, tels que des enceintes et des portes, plusieurs constructions aux lignes romanes - autrefois demeures des chevaliers assurant la défense du site -, et les ruines de deux imposants édifices religieux. Au sommet, une plate-forme un peu plus dégagée permet de découvrir quelques traces de l'ancienne résidence seigneuriale. Le point de vue sur les environs y est saisissant. La propriété, qui s'étend aujourd'hui sur un peu plus 1,3 hectares, se situe dans le prolongement d'un hameau de quelques maisons occupées.
Les localités fortifiées comme celle-là épousaient des reliefs difficilement accessibles et donc faciles à défendre. Elles regroupaient l'habitation du seigneur, des maisons paysannes, une église.
Le site était la propriété d'une importante seigneurie du Moyen Age dès la première moitié du 11e s. Pour être restée fidèle au comte de Toulouse durant la croisade contre les Albigeois (1209-1229), elle fut dépossédée par Simon de Montfort au profit de l’évêque de Cahors. Le fief eut beau lui être rendu en 1229, la seigneurie resta en mauvais termes avec le roi de France. Aussi, la guerre de Cent Ans une fois déclenchée, prit-elle le parti de l'Anglais. Déclarée rebelle en 1342, elle perdit son seigneur, décapité quelques année plus tard, et finira par être détruite.

Les maisons de chevaliers

Edifiées à flanc de colline aux 11e et 12e s. en contrebas de la résidence seigneuriale, elles étaient construites en moellons calcaires, et se caractérisent toutes par leurs angles arrondis. Deux d'entre elles présentaient un corps de logis rectangulaire accolé à une tour de plan carré alors qu'une autre n'était constituée que d'une salle de plan rectangulaire. Toutes les constructions sont très endommagées, voire pour certaines réduites à des pans de murs, ensevelies ou envahies par la végétation. Des portes en plein cintre, une autre pourvue d'un trou barrier -assurant le passage d'une barre de fermeture -, des fenêtres profondément ébrasées dans un arc roman, une baie à coussièges, des piédroits de cheminées se distinguent toutefois ça et là.

La chapelle primitive

La plus ancienne des deux chapelles aurait été édifiée dans la seconde moitié du 11e s. Elle était considérée comme le chef-lieu de l'archiprêtré. Implantée au sud de l'éperon rocheux, bâtie en moellons calcaires grossièrement taillés, elle présente des dimensions modestes. L'abside semi-circulaire, voûtée en cul de four, clôt la nef rectangulaire autrefois surmontée d'une charpente. L'arc triomphal est soutenu par deux piliers massifs dénués de tout ornement. Trois ouvertures en plein cintre peuvent encore être distinguées. Des traces d'un décor peint subsistent dans la partie gauche de l'abside.

La seconde chapelle castrale

C'est probablement parce que la première chapelle était trop petite qu'il fut décidé d'en construire une seconde à ses côtés. Il était sans doute impossible de la bâtir ailleurs compte tenu de la place existante et de la configuration du lieu. Un intervalle d'une soixantaine de centimètre sépare les angles nord-ouest des deux édifices. La nouvelle construction est beaucoup plus imposante et présente un bel appareil de blocs calcaires très réguliers soulignés par des joints d'une grande finesse. Le chœur comporte une travée droite et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Cinq fenêtres en plein cintre s'ouvrent dans sept grandes arcatures soutenues par des colonnes et reposant sur une banquette. Les chapiteaux et les bases de chaque arcature encore en place sont décorés d'un motif distinct. La nef était uniquement éclairée par des ouvertures situées sur le mur nord-ouest, celui où se trouve le portail d'entrée, en vis-à-vis de l’accès à la chapelle primitive. Le portail en plein cintre adopte trois voussures. L'une d'elles présente un intrados décoré d'étoiles en creux, alors que l’archivolte est pour partie soulignée par un bandeau à damier. La partie ouest de la nef était occupée par la tribune seigneuriale accessible par un escalier en pierre, et surmontée par deux étages, dont le plus élevé, équipé d'une cheminée, était dévolu à la surveillance des lieux. Au rez-de-chaussée, une grande niche en plein cintre dans l'épaisseur du mur indique sans doute l'emplacement de l'enfeu. Sous la tribune un passage voûté assurait probablement la liaison avec la demeure seigneuriale.

Ce que nous en pensons

Ce joyau secret du patrimoine lotois est aujourd'hui entièrement dissimulé par une végétation aussi envahissante que protectrice. Les vestiges de la localité fortifiée, dont les origines remontent au 11e s., ne sont pas seulement envoûtants, comme souvent les ruines : ils sont une potentielle leçon d'histoire et leur enjeu archéologique est absolument majeur. Il est aujourd'hui impératif de trouver à ce lieu un « gardien », à même de parfaitement le comprendre, porteur d'un projet solide d'étude et de préservation. Il reste ici bien des secrets à dévoiler et à partager.

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au 1er Avril 2017

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Référence 645167

Surface cadastrale 13043 m2

Responsable régional
Périgord, Limousin, Quercy

Ilan Libert       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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