manoir à vendre orne forêt d'andaine

Dans l'Orne, le manoir de la Sausserie classé MH,
un châtelet des 15ème et 16ème siècles et ses dépendances sur un terrain de plus de 6 ha
Domfront, ORNE basse-normandie 61700 FR

Situation

Le manoir de la Sausserie se situe à 255 km de Paris, à deux heures quarante de train. Caen, Laval et le Mont-Saint-Michel sont à 70 km. La station thermale de Bagnoles-de-l'Orne au cœur de la forêt d'Andaine est à 25 km ; Domfront-en-Poiraie, sa gare et tous les commerces et infrastructures utiles, à 5 km. Ce site seigneurial est situé au sein du terroir domfrontais et de ses poiréculteurs.

Description

Le manoir de la Sausserie est environné par les champs et prairies et se rejoint par une petite route, puis un chemin d’accès qui serpente entre les fermes. Deux plans d’eau, vestiges de douves, bordent la façade extérieure de la porte-châtelet. Dans ce qui était la cour intérieure, subsistent un fournil, un puits, un tour à piler, des ruines et la maison d’habitation du 19ème siècle. Le pigeonnier et les ruines d’une grange, tous deux du 16ème siècle, se situent à l’extérieur du tracé des douves. Cinq tranches de travaux de restauration portant sur la charpente, la toiture et le gros œuvre ont été réalisées. Son classement lui permet de bénéficier d'une protection environnementale dans un périmètre de 500 m.

Le manoir de la Sausserie

Ce site seigneurial, dont l’origine remonte à Robert le Saucier, vassal d’Aliénor d’Aquitaine, a connu plusieurs vies depuis 1195 en appartenant à une seule famille.
Il constitue la première résidence des Saucier et marque le début de la constitution du domaine seigneurial au milieu des marais. Les périodes de prospérité et de doute se succèdent. Avec la fin de la Guerre de Cent Ans, les descendants entament la construction d’une tour-porche, à vocation défensive, entourée de douves, puis d’un manoir dans la cour intérieure. La porte-châtelet est une véritable petite forteresse et contenait certainement la résidence principale à l’origine.
Vers 1860, le manoir est détruit, les bâtiments qui l’entourent périclitent, les fossés sont comblés. Une nouvelle habitation est construite sur les ruines du manoir. Seul subsiste le châtelet.

Le châtelet
Cette tour-porche est construite en grès armoricain et est parée de granit. La charpente et les colombes sont en chêne. L'ensemble des toitures est en essente de châtaignier. La tour-porche se compose d’un pavillon carré central et de deux tours rondes trapues accolées dans deux angles. Entre les deux tours, un passage dans le pavillon central est fermé par un pont-levis de chaque côté. La porte fortifiée était donc, à l’origine, entièrement entourée d’eau. Sur les tours rondes, deux pavillons sont bizarrement posés de travers en encorbellement en s’appuyant sur des corbeaux de bois.
À l’intérieur des douves, le pavillon central forme un avant-corps carré. Il est flanqué d’une échauguette (sa sœur jumelle ayant disparu dans les années 1980) construite en bois et brique et couverte d'essentes. La couverture du pavillon, dite à l'impériale, est coiffée d’un élégant clocheton. La couverture des deux pavillons qui coiffent les tours de défense dessine une carène de navire renversé.

Les tours rondes
Les tours sont hautes d’environ treize mètres et leurs murs ont une épaisseur moyenne de un mètre. Elles ont quatre niveaux qui communiquent entre eux par de petits escaliers à vis intérieurs. Les murs des deux premiers niveaux de ces tours sont percés de nombreuses meurtrières de dimensions diverses. On accède à l'entrée du châtelet par un escalier en pierre directement au second niveau de l'une des tours. En effet, les pièces du premier niveau, de faible hauteur, desservent uniquement des meurtrières destinées à battre les douves. Les tours sont surmontées chacune par un pavillon carré posé en encorbellement. À chaque niveau, les escaliers en colimaçon débouchent dans des pièces rondes ou carrées, éclairées par une ou deux ouvertures et nanties de cheminées aux deux derniers niveaux. Les cheminées, avec leurs linteaux et piédroits en granit, agrémentés d’une moulure en forme de boudin, sont typiques de la fin du 16ème siècle. Les sols de certaines pièces des tours sont couverts de tomette carrée ancienne.

Les deux pavillons en encorbellement
Ces pavillons sont en bois et brique, alternativement posées dans le sens de la largeur et de la hauteur. Des épis en terre cuite les couronnent. Entièrement bâtis en colombage, ils reposent sur deux poutres se croisant à angle droit. Leur base extérieure est entourée d’un auvent couvert d’essentes. Les pièces sont éclairées par deux fenêtres et chauffées par une cheminée avec linteau de bois, corbeaux en granit et des piédroits en grès ou granit formant une colonne à demi engagée.

Le pavillon central
Les deux premiers niveaux correspondent au passage voûté commandant l’accès à la cour. La voûte arrondie du passage est en plein cintre à l'entrée et présente un arc en anse de panier vers l'intérieur de la cour. Sur la façade extérieure, trois gaines pratiquées dans l'épaisseur du mur abritaient les chaînes des ponts-levis de la porte piétonnière et de la porte charretière. Ces gaines encadrent un cartouche en pierre de Caen représentant les armes de la famille. Deux baies verticales le surmontent, la seconde au niveau du toit du dôme, est couronnée par une petite toiture à deux pans. La façade arrière présente la même symétrie, mais avec deux gaines pour un pont-levis.
Les escaliers en colimaçon débouchent dans des pièces carrées au troisième niveau. Elles communiquent avec la pièce du pavillon carré central, d’une surface d’environ 37 m². Celle-ci est étonnamment lumineuse. Trois murs sont percés de trois ouvertures. Les moulures de leur appui de fenêtre en granit sont contemporaines des cheminées. Le quatrième panneau accueille une cheminée de granit. Ses corbeaux, sculptés de volutes, supportent un linteau monolithe, tandis que chaque piédroit se présente sous forme de colonne à demi engagée.
Au quatrième niveau, le toit du dôme descend jusqu’aux sablières qui sont simplement posées sur les murs ou sur des corbeaux. Il est plus élevé que ceux des deux pavillons voisins. Dans la pièce centrale, éclairée par deux ouvertures, en face l’une de l’autre, se dresse une cheminée, réplique plus simple de la précédente. De cette pièce, on accède à l’échauguette éclairée par une petite ouverture.


Maison
Construite sur l’emplacement du manoir renaissance détruit vers 1860, une modeste partie des matériaux du manoir a été réutilisée, notamment pour construire la porte d’entrée. Le toit d’ardoise est à deux pans. Une petite extension à l’arrière et un bâtiment en enfilade lui sont alors accolés.
D’une surface d’environ 110 m², la maison comporte une salle de séjour, une cuisine, une salle de bain, trois chambres et une chaufferie. De cette chaufferie, une ouverture conduit à l'extérieur et un escalier de meunier grimpe dans les combles qui sont aménageables. Le bâtiment, d'une surface égale à la maison et son prolongement, est à pans de bois surmontant un soubassement en grès. Il est percé d’une porte cochère et sert de garage et de remise.
Bâtiment de dépendances
Un fournil, les ruines d’une ancienne grange, un puits et un tour à piler sont les autres témoins des bâtiments qui se situaient à l’intérieur des douves.
Pigeonnier
À cent mètres de la porte-châtelet, il est octogonal, à colombages. Les huit pans de la toiture étaient originellement couverts d’ardoise. Poutres et colombes reposent sur un soubassement de grès. A mi-hauteur, une demi-toiture, en forme d’auvent, court tout autour du bâtiment. Sa charpente date du 16ème et il fut remanié au 17ème siècle.
Grange
La grange du 16ème siècle est partiellement couverte d’un toit. Comme le pigeonnier, elle se situe à l’extérieur des défenses.

Ce que nous en pensons

Le manoir est endormi, drapé dans ses écailles de châtaignier. Son élégance et sa beauté frappent dès le premier regard et suscitent le besoin de le protéger. C’est oublier qu’il reste le seul bâtiment toujours debout de cette seigneurie qui remonte au Moyen-Âge. Certainement grâce à sa robustesse, peut-être aussi à cause de la curiosité suscitée par ses formes rondes ou carrées, la raideur de ses cheminées et leur couronnement, et encore la grâce aérienne de ses toitures en carène et en dôme, il aura traversé les âges. Il est archaïque, original : il est rare. Il dispose absolument de tout ce qui est nécessaire pour mériter d’être sauvegardé et admiré.

Entourant le manoir, 40 ha de terres supplémentaires de vergers, champs et prairies, ainsi qu'une seconde maison d'habitation et des bâtiments de ferme, sont disponibles à la vente.

390 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barême d'Honoraires

Référence 234249

Surface cadastrale 6 ha 33 a 21 ca
Surface du bâtiment principal 200 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Responsable régional
Ouest Basse-normandie


Brune Boivieux       +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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