À deux heures de Paris, un élégant manoir Renaissance,
dominé par son imposante Forge Royale du 18ème siècle
Charité-sur-Loire, NIEVRE bourgogne 58400 FR

Situation

À quelques kilomètres d'une cité médiévale et d'une gare SNCF qui dessert celle de Paris-Bercy, se situe un hameau historique composé d'un manoir, de plusieurs maisons et d'une forge royale. La propriété se tient à proximité d'une petite ville avec tous commerces, sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le bourg tire son prestige de son prieuré fondé au 11ème siècle par l'ordre de Cluny. Non loin du domaine, les Forges Royales de Guérigny témoignent du riche passé industriel du territoire, sans oublier la forêt des Bertranges, l'une des plus riches et célèbres d'Europe grâce à ses nombreux chênes centenaires étonnamment conservés.

Description

Après avoir traversé une partie de la forêt des Bertranges et rencontré quelques fontaines qui servent encore aujourd'hui à rafraîchir des pèlerins, un chemin de campagne bien entretenu dessert la propriété. Apparaissent alors de grands bâtiments qui attestent du passé sidérurgique de la forêt. Un passage recouvert de gravier permet de stationner devant les écuries de la grande époque. Une serre horticole est située à côté d'une élégante maison d'hôte. Des arbres assez remarquables pour leur rareté et majesté, tel le ginkgo biloba, des hêtres pourpres ou encore, un magnolia blanc, mettent en valeur le manoir Renaissance qui fait face à un parc à l'anglaise où coule un cours d'eau poissonneux. Un peu plus loin, apparaissent deux petites collines tapissées de cailloux noirs, parfois brillants, ou mats, qui éveillent la curiosité. Du haut des ces terrils, surgissent le haut-fourneau, vestige de grande qualité, agrémenté du château d'eau d'origine dont l'eau tombe en cascade. Des œuvres d'art placées cà et là rappellent notre époque. Un long bâtiment ancien consiste en une vaste salle de réception, elle-même suivie d'un autre bâti qui abrite aujourd'hui un restaurant. Le tout demeure harmonieux dans l'omniprésence d'une végétation luxuriante. Des cabanes perchées dans les arbres, un ancien four à pain déguisé en maison d'habitation ainsi que le logis du gardien restauré marquent le lieu d'une certaine originalité.

Le manoir

L'architecture est rendue particulièrement élégante par sa sobriété. Le manoir est flanqué de deux tours ponctuées de fenêtres à meneaux. Le premier corps du bâti est construit en moellon de ton ocre qui fait ressortir la blancheur des linteaux monolithiques en pierre et les chaînages en harpage. Le toit à deux pans s'orne de tuile plate, artisanale, bourguignonne. Entre les deux tours, le corps central est agrémenté d'une véranda. La deuxième tour a un toit couvert d'ardoise et des chaînages d'angle.


Rez-de-chaussée
Une entrée spacieuse précède un palier ornementé d'un dallage en damier noir et blanc souligné d'une frise. Les murs laissent apparaître de gros blocs de pierre qui rappellent le passé du logis. Cette mosaïque ornementale conduit à une salle à manger très lumineuse, ouverte sur une véranda intégralement en verre qui ouvre une perspective sur le parc et la Forge Royale. La pièce est ponctuée d'une niche, de placards moulurés et d'une rosace centrale au plafond. Des volets intérieurs accompagnent les hautes fenêtres à la française. Une cuisine toute équipée ouvre sur la salle à manger. Une porte à double battant ouvre sur une première chambre avec cheminée en marbre à foyer ouvert. Une grande baie donne sur le parc. Le sol est un parquet ancien, en chêne. Attenant à la chambre, une salle de bain d'un blanc immaculé entièrement carrelée. Un escalier logé dans la tour Renaissance, en bois puis en pierre de Bourgogne, mène aux autres chambres. Une décoration au motif de roses, d'un ton ocre patiné, a été restaurée par une ancienne élève de l'Ecole de Florence.
Premier étage
Le premier étage s'articule autour de trois chambres au volume généreux et lumineux. Les anciens parquets de chêne ou merisier y ont été restaurés. Les teintes de la décoration d'ensemble sont douces, tel le blanc cassé, le beige, soulignées aussi par la sobriété des meubles, des coupons d'étoffes fleuries. Chaque chambre a sa propre salle de bain ornée de linge blanc comme autrefois. Certaines pièces comportent des pans de bois, et des cheminées en marbre à foyer ouvert y sont généralement présentes. Elles dominent toutes le parc, sauf une qui donne sur le grand étang situé à l'arrière de la maison.
Deuxième étage
De larges marches en pierre massive mène au dernier étage de la demeure. L'encadrement de l'ouverture qui donne sur le palier rappelle le revêtement de l'escalier. Une grande salle de lecture s'affirme par sa charpente en chêne et ses tomettes anciennes au sol. Une porte en bois à double battant dévoile une lingerie bien cachée. Trois chambres dont deux dotées de salles de bains, sont marquées d'une atmosphère rustique, effet du bois avec la pierre. Elles restent élégantes par leur taille et leur sobriété.

La Forge Royale

L'histoire industrielle commence avec les Celtes et reprend après la Renaissance. Elle atteint son apogée sous Louis XVI avec les Forges de la Chaussade. Le domaine possède encore de nombreux vestiges témoins de son passé industriel, son four de forge, son alimentation en eau et l'imposante cheminée de la forge. Un édifice de grande qualité qui est répertorié dans l'inventaire Prosper Mérimée du Ministère de la Culture.
Le haut-fourneau du 18ème siècle et le château d'eau :
Il fallait fondre les barres qui étaient transformées à Guérigny pour la fabrication des ancres de la Marine Royale. Le dernier Maître de Forges a fermé le Haut fourneau en 1850. Le bâtiment est en parfait état de conservation, constitué d'épais murs en pierre de taille. L'édifice ressemble fortement à la forge à canon du célèbre architecte Ledoux, publié dans l'Encyclopédie Diderot d'Alembert. Le haut-fourneau est adossé à la grande halle. Il ouvre ses hautes voûtes vers ce qui fut l'aire de refroidissement et l'espace des martinets, tirant leur énergie du cours d'eau. Au 19ème siècle, afin d'améliorer la productivité, l'énergie hydraulique est complétée par celle du château d'eau dont la réserve chute en cascade. En partie haute du fourneau une salle de concert, pourvue d'un volume spacieux aux poutres anciennes où l'amalgame de pierre et de bois produit une acoustique de grande qualité. (La salle fait environ 72 m².)


Bâtiment de réception
La halle aux minerais et au charbon de bois du 18ème siècle : un long bâtiment, qui comporte de larges porches ouverts sur trois façades, ornementée d'une charpente en chêne du 18ème siècle. Les matières premières y étaient préparées et triées avant d'être jetées dans le haut-fourneau mitoyen. Aujourd'hui, l'édifice abrite un vaste espace de réception couvert pouvant accueillir une centaine de personnes, suivi d'un jardin intérieur. Dans le prolongement se situe une cuisine professionnelle qui communique avec un ancien bâti où se tient une salle de dégustation aux poutres apparentes et avec une cheminée à foyer ouvert qui donne sur une terrasse où se dresse un vieux platane plusieurs fois centenaire. Plusieurs cabanes perchées ont été créées pour recevoir des hôtes et notamment quelques marcheurs qui empruntent le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Elles sont nichées sous la charpente du 18ème siècle de la halle. Une conception architecturale qui préserve le passé et affirme le présent.

La première maison d'habitation

Il s'agit d'un petit patrimoine rural, sans remaniement.
Une maison de gardien a été restaurée dans les règles de l'art. Elle peut convenir à une petite famille.


Rez-de-chaussée
Une grande pièce de séjour très lumineuse ouvre sur une terrasse qui a une vue sur la nature environnante ainsi que sur une cuisine ouverte toute équipée et très fonctionnelle . Le sol est couvert d'un plancher en chêne, qui fait écho aux poutres anciennes du plafond. L'ensemble reste rustique tout en étant confortable. Une chambre d'e grandes dimensions.
Premier étage
Un escalier en bois mène à deux chambres au plancher très ancien, clouté, et à la charpente apparente.

La seconde maison d'habitation

Un second logis a été aménagé et rénové dans l'ancien four à pain du 18ème siècle, un véritable puits de lumière.


Rez-de-chaussée
Il se compose d'un vaste salon agrémenté d'une cheminée en pierre à foyer ouvert, d'une cuisine au dallage en pierre de Bourgogne ouverte sur une salle à manger très lumineuse. Un four à pain ancien rappelle les origines de la maison.
Premier étage
Un escalier mène aux deux chambres qui occupent le niveau. L'une ouvre sur une petite terrasse d'où l'on aperçoit tout le domaine.

Les écuries

Face au manoir, un long bâtiment aux grandes ouvertures abrite à la fois une salle de réception et, dans son prolongement, des écuries. Un bâti qui s'apparente à une longère ornée d'une glycine. Des vases médicis en fonte placés devant l'une des grandes baies donnent le ton. De grands volets en bois couleur vert tendre rappelle l'origine du bâti. Le rez-de-chaussée consiste en une grande pièce divisée en deux par des colombages. Solives au plafond, murs en moellon, béton au sol. La salle a une surface d'environ 95 m². Quelques marches mènent à une porte en bois agrémentée d'un arc en plein cintre de pierre blanche qui ouvre sur les écurie. Elles datent de la Belle-Époque et ont eu leurs heures de gloire lors des fréquentes chasses à courre. Sont installés cinq boxes, quatre stalles, une sellerie et des sanitaires. Remarquablement bien conservé, l'ensemble est couvert de pavés anciens placés en épis, les reposes-selle ouvragés sont en châtaigniers. Au premier étage, un bureau (environ 50 m²) est éclairé par plusieurs baies et parqueté de chêne. Des combles non aménagés de 200 m² environ. La surface totale est d'environ 300 m².

Le parc

De grands arbres centenaires (marronniers, érables, noyers, acacias, tilleuls) bordent le parc au ruisseau poissonneux. Au fond du jardin, une pelouse sous un saule pleureur, proche de l'eau. Des allées ont été redessinées mettant en valeur des fleurs cultivées, et des buis. Un potager où de nombreux légumes se mélangent aux fleurs sauvages. Des herbes aromatiques dans les simples rappellent l'époque médiévale. Un désordre bien ordonné. Un peu plus en retrait, deux butes de laitier, de véritables terrils : c'est le résultat de la fusion du minerai de fer en fonte qui laissait couler un lait blanc et bouillant, et qui, en se refroidissant, devenait dur et noir comme de la silice. Des petites collines couvertes de cailloux noirs qui contiennent naturellement un engrais azoté propice à la végétation. C'est aussi un élément thérapeutique. Et pour parachever l'ensemble, de nombreuses sources naturelles coexistent dans ce milieu bucolique.

Ce que nous en pensons

Les futurs occupants seront charmés par un art de vivre en pleine nature, parmi champs et forêts où l'eau reste très présente. Un cadre historique qui réunit plusieurs époques aussi harmonieusement est peu commun. Un lieu unique où la rencontre avec les buttes de laitier invite à la méditation, à la paix, et aussi la joie des enfants qui y cachent leur cabane, sans oublier le plaisir des promeneurs en résidence. L'art surgit de partout, même des buissons comme un fil conducteur. Les lieux ont été recréés, transformés en une villégiature idéale où se mêlent des cercles superposables : sociétaux, culturels et touristiques. Le manoir aujourd'hui transformé en hôtel est en parfait état et a gardé tous ses éléments d'origine. Il en va de même pour les écuries, et les autres dépendances.

Vente en exclusivité

790 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 450897

Surface cadastrale 3 ha 7 a 38 ca
Surface du bâtiment principal 670 m2
Surface des dépendances 1000 m2
Nombre de chambres 17

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Responsable régional
Autour de Saint-Fargeau


Isabelle Ponelle +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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