manoirs à vendre - deux-sèvres - poitou-charentes

Dans le Poitou, entre la plaine de Niort et le petit massif de la Gâtine,
un manoir du 18ème s. sur un noyau plus ancien, et ses communs

Saint-Maixent-l'École, DEUX-SEVRES poitou-charentes 79400 FR
Poitou-Charentes

Situation

La propriété est dans les Deux-Sèvres, un département où le bocage a résisté à l'agriculture industrielle et dont les richesses patrimoniales ou naturelles -comme le Marais poitevin-, ne sont pas gâchées par le tourisme de masse. Entre le haut cours de la Sèvre niortaise -petit fleuve qui serpente jusqu'à l'anse de l'Aiguillon, au nord de La Rochelle-, et le relief de la Gâtine -extrême pointe du Massif armoricain-, le manoir est à 10 km d'une petite ville dont la gare est desservie par des TGV qui rejoignent Paris en moins de 2 h.

Description

Pendant trois siècles -jusqu'à la deuxième moitié du 19ème s.-, le manoir a été la demeure de seigneurs qui appartenaient à un lignage de petits gentilshommes poitevins. Son statut de l'époque reste matérialisé dans l'architecture par deux corps de logis, une tour ronde, une tour carrée, des communs. En 1886, il est vendu, ainsi que les 173 ha des terres de la reconstitution post-révolutionnaire, à plusieurs agriculteurs. Commence alors pour la demeure une longue période de décrépitude à laquelle l'actuel occupant mettra fin en 1973 en menant à bien une restauration informée, suivie, finalement à peu près complète. Le logis épouse, en la remontant d'ouest en est sur 50 m environ, la légère pente du terrain, si bien que la partie occidentale comporte trois niveaux tandis que l'orientale n'en présente qu'un seul, sur cave. Le bâti le plus élevé est couvert d'un toit à la Mansart associant la tuile canal à l'ardoise angevine sur le brisis. A chaque extrémité du logis, il y avait une tour carrée. Celle de l'ouest a été supprimée, ce qui a mis en évidence une troisième tour, ronde et engagée, qui se trouvait derrière, au nord-ouest, et est maintenant bien visible, contribuant à l'élégance de l'ensemble. Les communs, en retour d'équerre par rapport au logis, lui étaient jadis contigus : un passage les sépare maintenant de la tour carrée. Ils avaient autrefois leur pendant, en face, à l'ouest : l'ensemble formait un U. Une autre dépendance, qu'une restauration du 19ème s. fait ressembler à une chapelle, regarde le logis au sud.

Le logis occidental

Il est construit en moellons calcaires. La pierre de taille de la même roche a été utilisée pour l'encadrement des huisseries du 18ème s. à petits carreaux -hautes avec leurs impostes, régulièrement implantées, refaites à l'identique pour beaucoup-, et pour les chaînes d'angle. Volets de bois au rez-de-chaussée, volets intérieurs au 1er étage. Les lucarnes du toit de la partie ouest sont surmontées de frontons moulurés triangulaires dont les rampants sont ornés de pots à feu. Ce décor extérieur signe à la fois la noblesse et l'époque de cette façade : elle a été commencé sous les règnes de Louis XIII ou de Louis XIV. La tour ronde a été couronnée au 18ème s. d'un garde-corps à balustres. L'aile orientale, en retrait derrière une terrasse, est percée des mêmes grandes croisées à la française, sans imposte : elles éclairent les salons. A l'extrémité est, la tour carrée est venue remplacer partiellement vers 1830 la jonction avec les communs qui se voit dans le cadastre napoléonien. Son toit d'ardoise est à quatre pans.


Rez-de-chaussée
La porte d'entrée est de la fin du 18ème s. Son chambranle sobrement mouluré est surmonté d'un entablement simplifié : frise lisse et corniche saillante à denticules. Le bois de l'huisserie, sous une imposte à croisillons, présente six panneaux en légères pointes de diamant au sommet desquelles ont été placés des médaillons représentant un visage. Le vestibule au sol de dalles de calcaire du Haut-Poitou se prolonge par un escalier traversant aux marches de la même pierre. Etant donnée la pente du terrain, plus haut au nord, l'escalier monte à un 1er étage côté façade qui sera un rez-de chaussée au nord : la porte septentrionale à laquelle il conduit est ornée, à l'extérieur, d'un chambranle du même type que celui de l'entrée sud. Un escalier d'honneur, qui s'évase vers le bas, y aboutit à partir du chemin qui borde la propriété. Il ne correspond plus à la profondeur d'un jardin depuis le démembrement, au 19ème siècle, des terres du château. A droite du vestibule d'entrée : les caves voûtées, sous les salons de la partie orientale du logis, ont conservé les bacs à sable dans lesquels les bouteilles de vin étaient mises à vieillir. A gauche, la salle à manger, une pièce douillette l'hiver grâce à ses murs isolés et à sa cheminée Louis XV de calcaire où la chaleur d'un feu peut compléter le chauffage central. Dans la continuité, un petit couloir -où a été installée une bibliothèque- permet d'accéder à une vaste chambre exposée au sud par une des grandes ouvertures de la façade et ouvrant sur l'extérieur par une porte-fenêtre à l'ouest. Les murs sont isolés. Le sol est un parquet flottant. Le plafond, aux fermes et aux solives sablées, est insonorisé par des plaques de plâtre et de la laine de roche. La salle de bain avec toilettes -au lavabo et à la baignoire Belle Epoque-, est éclairée par une des fenêtres du côté occidental. Le double vitrage est général au rez-de-chaussée; la moitié des ouvertures du 1er étage en bénéficie ainsi que l'appartement secondaire de la tour carrée. Au nord de la salle à manger se trouve le noyau du château qui remonte au 15ème s. Cela est visible dès la porte de la cuisine franchie : l'arc en accolade, les hermines, les cannelures sont toujours là. Comme le dallage de calcaire rendu luisant par le temps et la cheminée de la même pierre, restaurée, elle, il y a un quart de siècle. Le potager est du 19ème. Les murs sont d'autant plus sains qu'il sont en pierres apparentes séparées par un mortier de chaux. Des poutres anciennes sont visibles au plafond. La cuisine reçoit elle aussi la lumière du jour par une porte-fenêtre à l'ouest, et a deux petites fenêtres. Chauffe-eau, adoucisseur et lave-vaisselle sont dissimilés dans un placard aux portes anciennes. Le rez-de-chaussée attenant de la tour ronde sert actuellement de cellier. Un escalier droit de service, perpendiculaire à l'escalier traversant, et le rejoignant à un repos, permettait aux domestiques de gagner la cuisine sans passer par les pièces nobles du rez-de-chaussée. Lequel comprend, pour finir, la chaufferie et une resserre.
Premier étage
L'escalier traversant et l'escalier d'honneur extérieur au nord aboutissent à un couloir éclairé par une grande fenêtre au nord et dont le parquet est 17ème. Il mène, une fois dépassée la porte d'une modeste salle d'eau à gauche, à une ancienne salle à manger Second Empire devenue un salon si vaste qu'il pourrait facilement être transformé en deux chambres. Son plancher en chêne date du 19ème s. La température peut y être d'autant plus agréable en hiver qu'aux trois radiateurs s'ajoute un calorifère alsacien en faïence avec chauffe-plat. La pièce, polygonale, est lumineuse grâce à des fenêtres à l'ouest et au nord. Des toilettes sont cachées dans le mur de refend. L'ancien office (il y avait un monte-plat), dans la tour ronde, est maintenant une chambre. Une autre chambre, plus étendue, est desservie par un dégagement perpendiculaire au couloir. Sur parquet 17ème, elle est pourvue d'une cheminée Louis XV de calcaire et ornée d'un plafond à moulures. Une alcôve surhaussée avec fenêtre fait un dressing très confortable. En face de la porte de la chambre : celle d'un grand bureau inondé de lumière par deux grandes baies au sud et une troisième au couchant. Sur parquet du 17ème s., il dispose d'une cheminée Louis XV de calcaire. Le dessin des portes d'un grand placard atteste qu'elles sont encore plus anciennes.
Combles
Eclairés par d'élégantes lucarnes ils conservent leur division en chambres pour les domestiques qui pourraient être rénovées. Une échelle de meunier permet d'accéder à la terrasse de la tour ronde dont le sol a été étanchéifié.

L'aile orientale et la tour carrée

A droite sur le palier de l'escalier traversant du logis occidental commence l'enfilade, dans la partie orientale du logis, de deux salons impressionnants par leurs dimensions et leurs décors. Le premier est Empire : cheminée en marbre gris à pattes de sphinx, murs et portes compartimentés par des moulures de bois dans un souci de symétrie absolue : une fausse porte fait pendant à celle d'un vrai placard. Le parquet de chêne, mis en place au début du 19ème, a été restauré il y un quart de siècle. La lumière est traversante entre les deux fenêtres du sud et leur équivalent au nord. Adapté à la surface de la pièce, le nombre de radiateurs est de cinq. Le grand salon suivant est Louis XIII ou Louis XIV. Ses murs sont couverts de boiseries de noyer anciennement peintes. Le plafond est en planches de chêne avec des couvre-joints reproduisant le modèle initial. Il dispose de trois radiateurs. La superficie de ce grand salon -sur parquet de chêne 17ème-, a été légèrement diminuée pour créer un couloir qui distribue à la fois une pièce qui a été une chambre (cheminée de marbre rose, boiseries 19ème) et la tour carrée. Celle-ci comprend un espace où ont été logées une cuisine, une salle d'eau et une chaudière indépendante, une pièce au rez-de-chaussée et une soupente au-dessus. Le tableau électrique, comme celui du logis principal, est neuf. En bout de couloir, une porte à double vitrage donne sur la terrasse qui longe les deux grands salons.

Les communs

Les communs sont un long bâtiment percé de portes en plein cintre ou en anse de panier. Des génoises courent le long du toit de tuiles canal restauré. La façade de la partie gauche a été refaite en 1840 à une époque où le néo-classicisme était encore synonyme de bon goût. Elle abritait une chapelle -d'abord funéraire-, dont l'entrée est surmontée d'une croix, comme en clé d'arc. Le local a ensuite accueilli un four à pain et la ponne, énorme cuve en pierre dans laquelle étaient faites les lessives. L'ouverture la plus large, au centre, était celle du garage à calèches où tiennent maintenant deux voitures. Viennent ensuite la sellerie et les écuries dont l'une a un sol pavé.

La grange à l'allure de chapelle

Elle regarde le logis, un peu plus bas au sud. Elle a été construite au 18ème s. en moellons calcaires. Vers 1855, sa façade a été refaite avec des pierres de taille de la Vienne pour le parement. Le campenard sans cloche du pignon, sur un motif d'oculus, donne au bâtiment une allure de chapelle. La charpente en chêne porte une toiture refaite de tuiles rondes produites dans un bourg proche.

Le parc

Depuis le démembrement du domaine nobiliaire du 19ème s., le parc s'étend sur un peu moins de 1,8 ha au sud et à l'est du manoir, séparé de terres cultivées au nord et à l'ouest par un chemin sur lequel l'agriculteur a un droit de passage très peu gênant. Du côté oriental il est ombragé par trois cèdres imposants : deux d'entre eux ont été plantés au début du 19ème. Au sud un petit bois isole la propriété d'une route départementale presque totalement silencieuse en soirée et la nuit.

Ce que nous en pensons

Les aléas de six siècles d'Histoire ont laissé autour du château -le qualificatif employé pendant longtemps-, un parc facile à entretenir. Les époques successives ont imprimé la marque de leur style au bâti : autant de gages d'une authenticité scrupuleusement étudiée et respectée par les occupants actuels. Le manoir est arrivé à un point d'équilibre entre élégance et confort. Le logis du 18ème s. est tourné de toutes ses grandes baies à la française vers la lumière et le soleil. La tour ronde porte la balustrade de son sommet comme un discrète couronne. Tous les bâtiments des communs ont leur intérêt architectural. L'intérieur de la demeure se prête à une vie familiale et à des réceptions dans deux grands salons -Empire et Louis XIII-, propres à honorer les invités. Le grand bureau du 1er étage donne envie de se mettre tout de suite à l'étude. Parler de douceur de vivre dans la région n'est pas un cliché : elle émane des paysages et du tempérament des habitants.

493 500 €
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Barème d'honoraires
au 1er Avril 2017

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*TTC : TVA incluse au taux de 20 %

Référence 232570

Surface cadastrale 17800 m2
Surface du bâtiment principal 400 m2
Surface des dépendances 345 m2

 

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Responsable régional
Deux-sèvres

Jean-Pascal Guiot       +33 1 42 84 80 85


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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.


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