Situation
Au sud de l’Île-de-France, le château se situe au fond de la vallée de l’Essonne, dans une ville qui réunit tous les commerces du quotidien. L’environnement immédiat du château puise dans la riche palette paysagère du Parc naturel régional du Gâtinais français où les forêts couvrent plus du tiers du territoire et alternent avec des terres agricoles et des affleurements de grès ou de sable. Le domaine se trouve à environ 35 km au sud-est de Paris, via l’autoroute A6, soit près de 40 min, à 6 min d’une gare RER et à 45 min de l’aéroport d’Orly.
Description
D'une surface d'environ 1200 m², le château est élevé de quatre niveaux sur caves. Sa toiture en ardoise, parfaitement conservée, est ponctuée d’œils-de-bœuf qui rythment l’ensemble. L’édifice se déploie de part et d’autre d’un avant-corps central orienté au sud-est. Celui-ci abrite l’entrée principale, surmontée d’un balcon en fer forgé dont les motifs rappellent le monogramme du Roi Soleil. Le balcon ouvre par une porte-fenêtre encadrée d’un fronton sculpté. La partie supérieure de l’avant-corps repose sur quatre colonnes coiffées de chapiteaux. De chaque côté de l’entrée, deux sphinges en pierre taillée veillent sur le domaine. Chacune des ailes est percée d'une rangée de cinq baies par niveau. Depuis le rez-de-chaussée, elles relient par transparence l’avant et l'arrière du parc.
Aux quatre angles du château, quatre tours carrées affirment la symétrie de la composition. Chacune est percée de baies richement décorées de coquilles sculptées et de motifs floraux dans un style Renaissance. Les façades des tours sont encadrées de colonnes élancées couronnées de chapiteaux finement travaillés. La façade nord-ouest, tournée vers la perspective du parc, reprend la composition de la façade principale. Son avant-corps central se dresse sous un œil-de-bœuf encadré par deux imposantes lucarnes à fronton. L’ensemble des façades, ainsi que la couverture en ardoise, a fait l’objet d’une restauration attentive pour son architecture d’origine.
Le château
Le rez-de-chausséeAu-delà de la porte principale, une seconde porte intérieure ouvre sur un vaste hall d’entrée où se dresse, face au visiteur, un grand escalier d’honneur. D’un côté, deux battants en bois sculpté commandent une enfilade de salons traversants, qui donnent sur le parc et la rivière Essonne.
Le premier salon, paré de boiseries peintes dans un ton gris Trianon inspiré du 18e s., repose sur un parquet à points-de-Hongrie. Deux hautes baies baignent la pièce d’une lumière douce. Une large porte à deux battants conduit au second salon, dit « salon des blasons », dont le plafond présente quatre blasons sculptés des armoiries des anciennes familles seigneuriales du lieu. Une double-porte surmontée d’un fronton en bois sculpté mène au grand salon, surnommé le « salon doré ». Les murs y sont revêtus de boiseries peintes en gris et or, surmontées d’une frise sculptée et ornée de blasons encadrés et de lévriers couronnés.
Plus loin, deux portes décorées de trumeaux et peintures ovales dans le style italien de la fin du 17e s. ouvrent sur le rez-de-chaussée des tours d’angle. Ces œuvres sont ceintes de guirlandes de fleurs sculptées et soutenues par des putti. Quatre hautes baies laissent entrer une lumière abondante qui se reflète sur les dorures.
Revenu dans le hall d’entrée, une porte à double battant ouvre sur une galerie qui distribue deux salons supplémentaires, ainsi qu’un troisième, plus vaste, où une cheminée en pierre blanche de style Louis XV est surmontée d’un trumeau sculpté. Un couloir discret prolonge l’enfilade et conduit à une pièce aménagée dans la tour d’angle de la façade principale, à une autre dédiée aux archives, puis à un escalier logé dans la tour nord-est. Ce dernier mène aux étages supérieurs ainsi qu’aux caves voûtées.
Le premier étage
Desservi par l’escalier principal et par deux escaliers situés dans les tours arrière, il s’articule autour d’une galerie qui distribue sept chambres, toutes exposées sud-est. Celles-ci ont fait l’objet d’une rénovation attentive menée par les occupants actuels, qui ont préservé des éléments du décor d’origine : cheminées en marbre, parquets Versailles et autres moulures.
À l’extrémité nord-est de la galerie, une porte à double battant ouvre sur une chapelle du château. De style néo-romain, elle est élevée de deux niveaux et conserve l’intégralité de son décor d’époque. Sur l’autel, un tabernacle de style néogothique est surmonté d’une Vierge dans une grotte de bois sculpté. Les murs sont ornés de peintures, de drapés, fleurs et blasons des anciennes familles seigneuriales. Au-dessus, un plafond à clefs de voûte peint d’un ciel étoilé laisse deviner des colombes qui semblent voler. Face à l’autel, un confessionnal en bois sculpté, également de style néogothique, est couronné d’un balcon accessible depuis le second étage. L’ensemble des vitraux d’origine a traversé le temps sans altération. De chaque côté de l’autel, deux grandes portes vitrées mènent à la sacristie. Un étroit couloir relie ensuite la galerie principale à l’escalier de la tour nord-est.
Le deuxième étage
Il est accessible depuis l'escalier principal et les escaliers à colimaçon situés dans les deux tours arrière. En haut, une galerie dessert huit chambres parquetées à points-de-Hongrie. Deux d'entre elles sont prolongées d'une salle de bains privative. Une autre présente une porte à double battant qui ouvre sur un balcon avec vue plongeante dans la chapelle. Au bout de la galerie, un petit couloir mène à l'arrière de la statue de la vierge. Le plafond néogothique de son triforium surplombe l'autel. Par ailleurs, les travaux d'une troisième salle de bains ont été commencés par les actuels occupants.
Le troisième étage
L’accès se fait depuis l’escalier principal ou l’escalier en colimaçon situé dans la tour nord-est. Un palier central, sous un plafond voûté et éclairé d’un puits de lumière, distribue cinq chambres aménagées dans l’aile ouest. Une porte ouvre sur l’aile est, où se succèdent plusieurs petites pièces et une plus vaste qui servait autrefois de lingerie. Un dispositif de poulie de la fin du 19e s. y est encore conservé. Les sols alternent entre tomettes et parquets, selon les espaces. Une partie de l’aile ouest a bénéficié d’une restauration soignée.
Les caves
Accessibles depuis l'escalier de la tour nord-est, elles s'étendent sous toute la surface du château. Elles comprennent une grande pièce qui servira de cuisine et qui reste à équiper, ainsi que divers espaces voûtés, dont un local technique.
Le parc
D'une surface totale d'environ 1.6 hectares, il se compose à l'avant, d'un parterre circulaire qui s'inscrit dans la perspective de la grille d'entrée et du château. Une première allée bordée de lilas, d'arbres et de buis débouche sur une alcôve de pierre sculptée, ornée d'étoiles. En son centre, une sculpture en cuivre représente la déesse Diane, évocation des inspirations antiques de la fin du 18e s. Une seconde allée, plus discrète, pourrait être aménagée pour rejoindre le château à l’abri des regards.L'arrière du parc forme quant à lui un décor à l'anglaise, planté de part et d'autre d'essences centenaires. Le paysage est ainsi sculpté pour plonger le regard dans la perspective lointaine. Une grande table en marbre blanc de style 18e s. au milieu des fleurs des champs, apparaît comme le point d’observation idéal pour contempler le tout. Un peu plus loin, une ancienne grotte toujours visible abrite une source discrète. Au nord, un sous-bois planté de marronniers, de lilas et de chênes, cache un ancien lavoir où courent des lianes de lierres.
Ce que nous en pensons
Un château qui incarne la quintessence de l’architecture du milieu du 19e s., époque où la redécouverte des styles passés se mariait avec audace aux exigences du confort moderne. Loin de l’éclectisme gratuit, chaque élément, chaque ornement trouve ici sa juste place, pour dessiner un ensemble cohérent et inspiré. La chapelle, véritable bijou intérieur, en forme la clef de voûte par la richesse de son décor et la spiritualité qu’elle dégage. Avec ses 1 200 m² habitables, ses nombreux salons et plus de vingt chambres, la demeure laisse entrevoir de nombreuses possibilités. La restauration engagée, respectueuse de l’esprit des lieux, attend son accomplissement.
2 420 000 €
Honoraires à la charge du vendeur
Référence 936716
| Surface du bâtiment principal | 1200 m² |
| Surface des dépendances | 500 m² |
| Surface cadastrale | 1 ha 65 a 49 ca |
| Surface totale intérieure | 1700 m² |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.