Situation
À la lisière de l’Occitanie et de la Nouvelle-Aquitaine, aux confins du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne, le château s’inscrit dans une vallée paisible où alternent bois anciens, vergers et petites parcelles cultivées, ourlées de haies vives. Établi le long de l’ancienne voie celtique dite "auvernoise", il dialogue avec un village préservé, intégré au réseau Natura 2000 et doté d’une Znieff. Quelques commerces et services assurent les besoins du quotidien. Il se trouve à 40 min d’Agen et 45 min de Montauban, avec gares TGV vers Toulouse, Bordeaux ou Paris, et à un peu plus de 1 h de l’aéroport international de Toulouse-Blagnac.
Description
Le château
Protégé par un toit en croupe au-dessus duquel se dressent trois cheminées, le château présente des façades où alternent pierres de taille, moellons et briques. Des stigmates comme une baie murée au linteau en forme d'accolade révèlent des remaniements passés. Le rez-de-chaussée est percé de meurtrières et de baies droites, le premier étage de fenêtres simples à meneaux et d'ouvertures rectangulaires aux dimensions variées, et le dernier de fenestrons, qui éclairent le grenier. La tour d'escalier et le pigeonnier sont coiffés d'un toit à quatre pans de tuiles canal. Bordé de murets surmontés de grilles, un perron mène à l'entrée principale. Deux marches conduisent à une porte massive en bois clair avec clous forgés, qu'encadre un portail en pierre de taille, souligné par plusieurs moulures concentriques.Le rez-de-chaussée
La porte d'entrée ouvre sur un hall aux murs en moellons et briques roses. À gauche, dans une baie à arc en lancette en pierre de taille, une porte en chêne foncé à joints vifs commande un salon de 47 m² environ. Dans un recoin, sur une plateforme, un bar est illuminé par deux meurtrières fermées par des vitraux colorés. Ses murs sont bâtis sur une base en moellons complétée de briques roses, dont l'un est rythmé par une niche à arc surbaissé en briques. Des lattes peintes en blanc et soutenues par des poutres massives de chêne foncé constituent le plafond du hall et du salon. À droite, le hall dessert une cuisine de 37 m² environ. Le mur de gauche est occupé par une vaste cheminée en pierres blanches et une alcôve aux étagères en bois. Deux baies droites surmontées de niches rectangulaires conduisent à une pièce à l'arrière, aujourd'hui utilisée comme chambre. Derrière une arche, une porte à double battant mène à une chaufferie de 56 m² environ à la charpente apparente, qui abrite une cuisine d'appoint, une salle d'eau et des toilettes. Deux hautes marches descendent vers une baie vitrée triple à petits carreaux, surmontée d'impostes, qui accède au jardin. Face à la porte d'entrée du château, enfin, un escalier massif en pierres blanches du Quercy conduit à la tour d'escalier. Une colonne à fût rond et deux pierres de taille massives reliées par une lourde chaîne noire constituent le garde-corps. Sur le sommet de la pierre médiane est sculptée une croix des Templiers. Découverte dans le jardin, elle laisse imaginer que ce château fut jadis une commanderie templière.
Le premier étage
Grâce à une première baie double vitrée, un escalier en vis au diamètre de près de 3,5 m dessert un premier demi-niveau, qui aboutit sur la terrasse sud. Baigné de lumière grâce à diverses baies percées dans ses murs de moellons, l'escalier relie les différents niveaux. Surmontée d'un linteau à arc surbaissé en brique rose, une première porte en bois marque l'entrée de l'étage, dont la surface dépasse les 200 m². Un logement y fut créé au début du 19ᵉ s. Un vestibule dessert ainsi un corridor, une chambre avec cheminée en marbre gris foncé et blanc ainsi qu'une salle de séjour d'environ 44 m² avec une cheminée en marbre gris foncé et rose pâle. Généreusement éclairé par trois baies vitrées doubles à petits carreaux, il offre des points de vue imprenables sur partie de la propriété. Le corridor dessert une première chambre, puis une autre pièce qui communique avec une seconde. Dans ces dernières, des vestiges de cheminées en bois ou en pierre blanche, les murs de moellons bruts comme les planchers et hauts plafonds aux poutres, tous en chêne massif, laissent imaginer le faste d'antan.
Le dernier étage
Divisés en trois espaces, les combles cumulent une surface de plus de 235 m². En partie aménageables, ils sont éclairés par une douzaine de fenestrons. La panne faîtière de la charpente apparente se trouve à près de 5 m du plancher.
Le pigeonnier
En haut de la tour, sous une voûte rayonnante, une porte donne sur l'extérieur, où une planche fixée au mur et à remplacer, conduit à la porte d'un pigeonnier de 10 m² environ. Quelques marches en pierre montent jusqu'à la plateforme de bois protégée par la charpente apparente en chêne d'un toit à quatre pans illuminé par une lucarne.
La grange
Coiffée d'un toit à deux pans de tuiles canal et bâtie en pierre, elle déploie une surface au sol de 400 m² environ. Un large auvent protège son entrée sud ; il abrite à gauche une serre aux baies vitrées à petits carreaux et à droite une remise. Un haut mur percé d'une large baie mène à une allée centrale qui sépare une étable d'une bergerie. Le premier étage de ces bâtiments faisait office de fenil. À l'est, différents enclos servaient à l'élevage des porcs avec une petite cour close de murets. Au nord, se trouve enfin un garage clos.La dépendance
Un auvent protège l'entrée du deuxième bâtiment de dépendance, qui rassemble une cuisine, trois enclos à bestiaux et une remise, tous à rénover. Un poulailler entièrement clos de grillage jouxte le mur de la cuisine. Élevée d'un niveau, la construction occupe 105 m² au sol.Le hangar agricole
Ouvert sur deux côtés et porté par une structure métallique ainsi que par deux murs en briques creuses, il s'étend sur 150 m² environ de terre battue.Le jardin, la terrasse et les terres
Autour du château, une plaine enherbée en partie ceinte d'une haie de lauriers-cerises s'étend de part et d'autre du chemin. Quelques peupliers, sapins, cèdres et sureaux blancs fournissent une ombre bienfaisante en été. Des fusains du Japon, lauriers, oliviers, pêchers et cerisiers guignes parsèment le reste de la parcelle. Rosiers, camélias, hortensias, aucuba du Japon, cotoneaster et romarin égayent la façade nord.Orientée au sud-ouest, la terrasse enherbée est protégée par un grillage qui permet de bénéficier de la vue sur la vallée. Un assortiment singulier de pêcher, poirier, palmier, albizia, pin, sapin, forsythia, laurier-rose, agave, cactus, iris et herbe de la pampa agrémente cette étendue. À droite du chemin d'accès au château, enfin, une prairie s'étend en pente douce bordée de cèdres, de pins et de peupliers.Ce que nous en pensons
Avec des vues imprenables sur le paysage rural alentour, ce château plusieurs fois séculaire, après réhabilitation, présage une vie champêtre agréable à des occupants jaloux d'espace et d'authenticité. S'y respirent la vie des siècles imprégnée en son sein, la sobre diversité des matériaux et des formes qu'ils ont légués aux multiples pièces d'habitation, la profondeur des grandes étendues et la verdeur de paysages aux reliefs légers. Ses volumes à taille humaine avec une belle luminosité intérieure, son agencement conforme à la vie moderne, ses murs en pierres du Quercy, ses charpentes et planchers de chêne permettent d'envisager de nombreux projets, aidés par ses diverses dépendances : résidence principale, lieu de villégiature ou d'accueil et même une petite activité agricole.
Référence 114665
| Surface cadastrale | 2 ha 61 a 34 ca |
| Surface du bâtiment principal | 397 m² |
| Nombre de chambres | 4 |
| Surface des dépendances | 655 m² |
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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.